Cet article est une réponse aux évangéliques en faveur de Joe Biden en matière de santé, pauvreté, climat et racisme. Les démocrates américains sont pour l'avortement et pour un progressisme amoral associé au socialisme et au marxisme qui rejette le Dieu Créateur et les structures de la société.

7 pages.

Un appel à mes amis évangéliques qui sont pour Biden

  1. Réponses à quatre affirmations
    a. L’absence de soins de santé publics tue
    b. La pauvreté tue
    c. Le changement climatique tue
    d. Le racisme tue
  2. Une critique théologique

Comment les vrais chrétiens devraient-ils voter lors de la prochaine élection présidentielle [de novembre 2020]? Récemment, un groupe appelé « Pro-Life Evangelicals for Biden » [des évangéliques pro-vie pour Biden] a cherché à répondre à cette question. Ce groupe comprend de nombreux leaders évangéliques éminents que je respecte et qui croient « qu’un engagement biblique au caractère sacré de la vie humaine nous oblige à une éthique de la vie cohérente qui affirme le caractère sacré de la vie humaine du début à la fin1 ». En utilisant la formulation « du début à la fin », ils veulent essentiellement dire que (à part l’avortement, auquel ils s’opposent), l’État socialiste dans le programme de Biden est « pro-vie », soutenu par la Bible, alors que le système de Trump tue.

1. Réponses à quatre affirmations🔗

Je répondrai à quatre points de ce groupe et conclurai par une critique théologique de l’ensemble. Ils affirment que…

a. L’absence de soins de santé publics tue🔗

Les évangéliques pour Biden soutiennent que l’abrogation et le remplacement de l’Affordable Care Act [ACA ou la loi sur les soins abordables], que Trump souhaite éliminer, sont une « question de sainteté de vie ».

Réponse

Le système de santé public total semble biblique parce qu’il veut servir tout le monde et comprend la situation impossible de certains qui souffrent d’une maladie de longue durée ou de médicaments extraordinairement chers. Je suis sûr qu’il y a des problèmes dans notre système de santé actuel qui doivent être résolus. Il n’est cependant pas certain qu’une approche plus socialiste des soins de santé soit plus efficace ou plus juste que le système actuel. Certains trouvent que la loi sur les soins abordables n’est pas si abordable et ne répond pas à leurs besoins2. Nous pouvons certainement analyser les systèmes de soins de santé tels que le National Health Service au Royaume-Uni, qui offrent à chacun une couverture médicale et peuvent avoir certains avantages, mais pouvons-nous l’appeler « biblique »? Si c’est le cas, il se peut qu’il manque certains versets. Comme notre service postal irrégulier (qui a récemment livré à mon domicile une lettre portant le cachet de 1994!), de nombreux systèmes publics peuvent être impersonnels et inefficaces, avec des périodes d’attente de plusieurs mois ou années pour des interventions non urgentes comme l’opération du genou ou de la hanche. Dans de tels cas, les citoyens peuvent payer des frais élevés pour être traités par la médecine « privée », qui, en fin de compte, devient une autre sorte de médecine privilégiée. Malheureusement, M. Trump, à ma connaissance, n’a fourni aucune proposition détaillée en matière de soins de santé, bien qu’il ait promis que son plan couvrirait les patients présentant des affections préexistantes.

b. La pauvreté tue🔗

Les évangéliques de Biden soutiennent que les gens meurent de la pauvreté et que fournir « un salaire minimum qui sort les travailleurs de la pauvreté » est pro-vie et biblique.

Réponse

Dans les Écritures, les chrétiens sont invités à faire preuve de compassion envers les pauvres. Il est vrai que la pauvreté augmente le taux de mortalité en raison de l’augmentation du nombre de sans-abri, des soins de santé limités, d’une mauvaise alimentation, de logements inadéquats, de quartiers dangereux et d’un accès limité au chauffage et à la climatisation. Cependant, le plan socialiste, qui prétend sortir les gens de la pauvreté, peut en fait enfermer les gens dans un cycle de pauvreté où règnent le bien-être social, la paresse et le droit. Chrétiens et non-chrétiens donnent généreusement pour aider, mais la question est de savoir comment les aider au mieux. Trump a beaucoup fait pour sortir les gens de la pauvreté en leur fournissant des emplois (avant la pandémie). Les dons ont leur place, mais ils permettent rarement de sortir les gens de la pauvreté. Comme le dit l’adage, il vaut mieux apprendre aux gens à pêcher plutôt que de fournir du poisson gratuit à tous. L’approche de Trump respecte le fait que les humains ont été créés à l’image de Dieu et commence à résoudre le problème endémique de la pauvreté. Cette approche est soutenue par la Bible : « Que celui qui dérobait ne dérobe plus, mais qu’il prenne plutôt de la peine, en travaillant honnêtement de ses mains, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin » (Ép 4.28). L’apôtre Paul a créé une règle dans l’Église : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3.10). La création d’emplois, bien qu’elle ne soit pas le seul outil, est donc un outil puissant pour sortir les gens de la pauvreté.

c. Le changement climatique tue🔗

Le groupe déclare : « Le changement climatique tue déjà des milliers de personnes et en tuera bientôt des dizaines de millions si nous ne changeons pas. »

Réponse

Le changement climatique est un autre sujet sur lequel les chrétiens bien intentionnés (et les scientifiques!) ne sont pas d’accord. Il est important d’examiner les affirmations sur lesquelles Alexandria Ocasio-Cortez et d’autres autour de Biden ont créé des plans tels que le Green New Deal [le nouveau plan vert] pour sauver notre monde d’une catastrophe écologique. Comment pouvons-nous prouver ou réfuter l’affirmation selon laquelle « des milliers de personnes » ont été tuées par le changement climatique? Ce ne sont pas tous les scientifiques intelligents qui acceptent les principes de leurs collègues plus radicaux3. Le Christian Post observe :

« Les environnementalistes notoires Bjorn Lomborg (qui a reçu le prix Nobel de la paix) et Michael Shellenberger (fondateur et président de Environmental Progress [Progrès environnemental]) affirment que l’alarmisme climatique a fait plus de mal que de bien. En fait, Shellenberger soutient qu’un certain réchauffement climatique pourrait réduire considérablement le problème de la faim dans le monde en transformant des endroits comme le Groenland en une région productrice de denrées alimentaires.4 »

Définir la science du changement climatique comme une question « pro-vie » et l’absence de celle-ci comme un tueur n’est pas convaincant. Même le Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) [le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques] des Nations unies prédit officiellement que, si nous ne faisons rien pour ralentir le réchauffement climatique, les nations les plus pauvres du monde, grâce à la récente disponibilité de l’électricité et des combustibles fossiles, seront beaucoup plus riches d’ici 2100. Si les combustibles fossiles et l’accès facile à l’électricité sont retirés aux nations pauvres, celles-ci seront plus exposées aux maladies et à la mort qu’elles ne le seraient en raison du changement climatique5. Le Green New Deal [le nouveau plan vert] approuvé par Biden promet de mettre fin aux combustibles fossiles dans le monde entier, ce qui aggraverait considérablement l’appauvrissement de tous les peuples.

De plus, le climat change constamment. Dans les années 1970, on craignait une nouvelle ère glaciaire. Les êtres humains se sont adaptés à des climats aussi différents que ceux des déserts ou du cercle arctique. Même les plus sérieux d’entre eux estiment que l’objectif d’éviter une augmentation de trois degrés de la température de la terre ne sera pas atteint avant 2100. D’ici là, nous serons tous « tués » par la vieillesse. La vie elle-même est une tueuse. Ici, le verbe « tuer » est mal utilisé. Comparer ce que certains pourraient définir comme un délit climatique avec le fait de découper un bébé dans le ventre d’une mère est un abus de raisonnement moral qui semble fonctionner comme un moyen d’apaiser notre conscience. Le satirique Babylon Bee appelle ce groupe « les adorateurs évangéliques de Moloch6 »! Il y a cependant une part de vérité dans la satire. Moloch était un dieu païen auquel les adorateurs sacrifiaient leurs enfants, une pratique qu’Israël non seulement n’a pas réussi à éradiquer, mais qu’il a même pratiquée (y compris ses rois).

d. Le racisme tue🔗

L’engagement idéologique de mes amis évangéliques est évident quand ils appellent le racisme « un tueur ». Ils affirment : « Les Afro-Américains ont plusieurs fois plus de chances que les Américains blancs d’être tués par la police. »

Réponse

Cette affirmation selon laquelle la police blanche accomplit systématiquement un génocide de Noirs a été statistiquement réfutée, mais si les médias citent suffisamment souvent Black Lives Matter [la vie des Noirs compte], la population n’entendra pas ces statistiques. Même les mauvais traitements infligés à George Floyd ont été commis par un policier noir, un asiatique et deux blancs. Les marxistes qui dirigent Black Lives Matter suivent leurs ancêtres idéologiques dans une attaque raciste holistique contre les États-Unis7. Les évangéliques pour Biden soutiennent que Trump alimente le racisme plutôt que d’unir le pays pour le combattre. Cependant, une telle accusation semble assez subjective. Biden a fait de nombreuses déclarations anti-noires au cours de sa longue carrière et, par leur socialisme, les démocrates ont, sans le savoir, brisé et appauvri la famille noire8. En même temps, Trump a amélioré les conditions de vie de la communauté noire, comme en témoigne un nombre croissant de Noirs9. Un nombre sans précédent de 24 % des hommes noirs cherchent à s’échapper de la plantation démocrate et disent qu’ils voteront pour Trump10. Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a financé des universités historiquement noires, a augmenté la richesse moyenne des familles noires de 33 %, a fait avancer la réforme de la justice pénale et a créé des « zones d’opportunités » pour le développement économique dans les quartiers à faibles revenus. De plus, en tant que président moderne le plus pro-vie, il a cherché à décourager l’avortement dans la communauté noire. Trump a récemment déclaré dans un discours public : « Chaque enfant est fait à l’image de Dieu avec un droit sacré à la vie. C’est notre devoir moral.11 » Le « Biden biblique » n’a jamais dit cela. Grâce à Roe v. Wade12, au cours des 47 dernières années, 19 millions de bébés noirs ont été avortés. C’est ça le tueur. Au nom de la liberté, l’équipe Biden/Harris va certainement ajouter à ce nombre. Alors, qui est raciste?

Mes amis pro-vie et pro-Biden ne parviennent pas à faire valoir de manière convaincante le caractère biblique du socialisme de Biden. Pouvons-nous en supporter l’effet sur notre conscience si nous facilitons la pratique scandaleuse de l’infanticide?

2. Une critique théologique🔗

Je connais et respecte beaucoup des érudits évangéliques qui ont fait cette déclaration. Il m’est difficile de suggérer que ces érudits et ces dirigeants qui réfléchissent profondément échouent naïvement sur le plan théologique. Je crois toutefois qu’ils ne comprennent pas l’idéologie impie qui anime le progressisme de Biden. Derrière Biden, qui est peut-être aussi naïf que Trump, il n’y a pas la Bible, mais il y a la vision la plus radicale de la culture américaine qu’un parti ait jamais mise en avant depuis la création de la nation. Le progressisme démocratique est incontrôlable dans certaines de nos villes. Le débat entre les républicains et les démocrates ne porte plus sur les façons d’améliorer notre République démocratique en matière d’économie ou de relations internationales. La gauche propose maintenant un marxisme socialiste à la Sanders qui laissera nos frontières sans contrôle, remplacera la loi et l’ordre (« désinvestir la police »13) par un régime de gangs, adoptera la loi sur l’égalité imposant le programme LGBTQ à tout le monde, promouvra la « théorie critique de la race », rejettera la nature et le Dieu de la nature, promouvra le transsexualisme (même chez les jeunes enfants) et remplira la Cour suprême d’avocats radicaux, qui détruiront la structure soigneusement équilibrée de la démocratie américaine. Cette transformation gouvernementale et culturelle est financée et promue par le milliardaire et antiaméricain George Soros14 et les monopoles de la Silicon Valley dans le domaine de la haute technologie, comme Twitter et Facebook. De façon inquiétante, ces monopoles menacent la liberté de la presse et la liberté d’opinion, comme en témoigne la récente suppression d’un article de journal prouvant la vaste corruption financière de Joe et Hunter Biden.

Je ne sais pas où cela va aller, mais je n’ai guère confiance dans un progressisme amoral qui ne croit plus que la liberté vient de Dieu. Dans ce système, la fin justifie les moyens, et si la fin est le pouvoir, alors le pouvoir devient aussi le moyen de parvenir au pouvoir. Cette élection est une tentative de révolution culturelle. Si Biden gagne, nous serons contraints de vivre dans une société composée d’innombrables groupes identitaires inconciliables dont le pouvoir dépend du pouvoir pur. La prise de pouvoir définira le passé politique des États-Unis comme un mal, imposera un ensemble d’annulations culturelles qui défera les structures créées de la famille et de la sexualité, la protection des enfants à naître, la pratique de la religion chrétienne, le fair-play quotidien basé sur la Constitution et la liberté d’expression. Il devrait être clair que l’accusation de racisme systémique qui coule actuellement dans les veines de nombre de nos institutions et entreprises, est en fait un appel au renversement du système américain dit corrompu et du mode de vie qui a fait des États-Unis l’une des nations les plus civilisées de l’histoire de l’humanité. Newt Gingrich, président de la Chambre de 1995 à 1999, appelle ce moment culturel la fin de la civilisation telle que nous l’avons connue. D’autres pensent qu’il s’agit d’une élection comparable à celle de 1860, lorsque Lincoln s’est battu pour que les États restent unis en tant que nation sans esclaves. Évangéliques pour Biden, je vous prie de reconsidérer votre position.

Une grande partie de l’opposition à Trump est due à son opposition instinctive, souvent naïve, au programme radical qui cherche à décrire la nature du passé et du présent des États-Unis comme irrémédiablement mauvaise. Beaucoup d’entre nous sont offensés par son langage populiste brut, mais après tout, c’est un homme d’affaires de New York. Nous devons toutefois nous garder de laisser une aversion pour son style devenir une forme d’autojustification superficielle. Comme tous les anciens présidents, Trump est un pécheur. Il en va de même pour Biden, dont la corruption financière est dévoilée un peu plus chaque jour. Nous ne pouvons pas voter en fonction de nos goûts ou de nos aversions personnels. Nous devons voter sur des politiques, qui sont promulguées par des lois et qui resteront ensuite en vigueur. Notre aversion pour les particularités superficielles de Trump doit-elle nous amener à voter pour un parti qui soutient avec véhémence l’avortement sans limites? Le style pompeux et quelque peu mégalomaniaque de Trump devrait-il nous amener à inviter dans les couloirs de la Maison Blanche des politiques socialistes progressistes dont nous ne nous remettrons peut-être jamais?

Mes amis évangéliques pour Biden concluent : « Pour ces raisons, nous pensons que, tout bien considéré, les politiques de Joe Biden sont plus conformes à l’éthique de vie de forme biblique que celles de Donald Trump. » Encouragerons-nous un mouvement progressiste qui se déguise en chrétien, tout en construisant une politico-religion autodéfinie, antithéiste et anti-Créateur?

En pensant à l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, nous devons nous demander si un mouvement politique qui intègre sans difficulté dans son système le massacre massif de bébés peut être représenté comme une « éthique de forme biblique ». L’avortement n’est pas une solution efficace à la grossesse non désirée. Cette éthique est façonnée par le rejet du Dieu Créateur. Chaque fois et partout où de telles politiques ont été systématiquement employées, les personnes au pouvoir ont rapidement débarrassé la société de la Bible, des chrétiens bibliques et du culte binaire15 du « Créateur béni éternellement » (Rm 1.25), exigeant plutôt que tous s’inclinent dans le culte moniste voué à la nature et au dieu païen, Moloch, dont le corps de bronze chauffé était une fournaise pour le sacrifice des enfants.

Mes amis, la vision du monde de Biden vaut-elle votre vote évangélique?

Notes

1. Ronald Sider et Richard Mouw, « We are Pro-Life Evangelicals for Biden » [Nous sommes des évangéliques pro-vie pour Biden], The Christian Post, 2 octobre 2020.

2. John C. Goodman, « Six Problems With The ACA That Aren’t Going Away » [Six problèmes avec la loi sur les soins abordables qui ne disparaissent pas], Health Affairs, 25 juin 2015.

3. Voir Cornwall Alliance et leur vidéo : « Resisting the Green Dragon : A Biblical Response to One of the Greatest Deceptions of Our Day [Résister au dragon vert : Une réponse biblique à l’une des plus grandes déceptions de notre époque].

4. Ronald Sider et Richard Mouw, « We are Pro-Life Evangelicals for Biden » [Nous sommes des évangéliques pro-vie pour Biden], The Christian Post, 2 octobre 2020.

5. David R. Legates et G. Cornelis van Kooten, « A Call to Truth, Prudence, and Protection of the Poor 2014: The Case against Harmful Climate Change Policies Gets Stronger » [Un appel à la vérité, à la prudence et à la protection des pauvres 2014 : Les arguments contre les politique de changements climatiques nuisibles se renforcent]. The Cornwall Alliance for the Stewardship of Creation, septembre 2014.

6. « Pro-Life Evangelical Group Endorses Moloch » [Un groupe évangélique pro-vie soutient Moloch], The Babylon Bee, 12 octobre 2020.

7. Stella Morabito, « Critical Race Theory Is A Classic Communist Divide-And-Conquer Tactic » [La théorie critique de la race est une tactique communiste classique de division et de conquête], The Federalist, 29 septembre 2020.

8. Peter Jones, « Only Five Black Lives Matter?, Truthxcahnge (14 juillet 2020). Seule la vie de cinq Noirs compte?

9. Paul Bond, « Meet the Young, Black Conservatives Who Are Stumping for Trump—Despite the Backlash » [Rencontrez les jeunes conservateurs noirs qui font campagne pour Trump malgré le contrecoup], Newsweek, 15 octobre 2020. En 2018, l’influente Kanye West a tweeté « J’aime la façon dont Candace Owens pense ».

10. Jane Coaston, « The gender gap in black views on Trump, explained » [L’écart entre les sexes dans les opinions des Noirs sur Trump expliqué], Vox, 9 mars 2020.

11. « Remarks by President Trump at the 47th Annual March for Life » [Discours du président Trump lors de la 47Marche annuelle pour la vie], The National Mall, 24 janvier 2020.

12. N.D.T. : Selon Wikipédia, Roe v. Wade « est un arrêt historique rendu par la Cour suprême des États-Unis en 1973 sur la question de la constitutionnalité des lois qui criminalisent ou restreignent l’accès à l’avortement. La Cour a statué, par sept voix contre deux, que le droit à la vie privée […] s’étendait à la décision d’une femme de se faire avorter, mais que ce droit doit être mis en balance avec les intérêts de l’État dans la réglementation de l’avortement : protéger la santé des femmes et protéger le potentiel de la vie humaine. »

13. N.D.T. : D’après Wikipédia, « désinvestir la police » (« defund the police ») « est un slogan qui soutient le désinvestissement des fonds des services de police et leur réaffectation à des formes non policières de sécurité publique et de soutien communautaire, telles que les services sociaux, les services à la jeunesse, le logement, l’éducation, les soins de santé et d’autres ressources communautaires ».

14. « George Soros », Influence Watch.

15. N.D.T. : L’auteur utilise les termes « Twoist » et « Oneist », traduits par « binaire » et « moniste ». Ce sont des concepts qu’il a beaucoup développés dans ses écrits et qui décrivent d’une part la foi chrétienne faisant la distinction entre le Créateur et la créature, et d’autre part la croyance païenne abolissant cette distinction et élevant la créature au niveau de divinité (voir Rm 1.18-25).