Cette méditation sur le Psaume 137 a pour sujet le combat entre l'Église et le monde dans lequel nous devons refuser tout compromis avec le monde et faire preuve d'engagement et de loyauté envers le Seigneur.

Source: Les Psaumes du Christ - Nos Psaumes. 2 pages. Traduit par Beth Pham-Ngoc

Au-dessus de toute autre joie

« Auprès des fleuves de Babylone, là nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion. Aux saules de la contrée, nous avions suspendu nos harpes. Là, nos vainqueurs nous demandaient des cantiques, et nos bourreaux de la joie : chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion! Comment chanterions-nous le cantique de l’Éternel sur un sol étranger? Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je ne mets Jérusalem au-dessus de toute autre joie. »

Psaume 137.1-6

« Bien-aimés, je vous exhorte, en tant qu’étrangers et voyageurs, à vous abstenir des désirs charnels qui font la guerre à l’âme. Au milieu des païens, ayez une bonne conduite, afin que, là où ils vous calomnient comme faisant le mal, ils voient vos œuvres bonnes, et glorifient Dieu au jour de sa visite. »

1 Pierre 2.11-12

Le psalmiste demande à être maudit de deux malédictions s’il lui arrive un jour d’oublier Jérusalem : que la main qu’il utilise pour jouer de son instrument de musique soit paralysée (v. 5) et que la langue avec laquelle il chante soit également paralysée (v. 6). Ce psaume parle du peuple de Dieu en exil dont les ravisseurs se moquaient en réclamant qu’ils jouent et qu’ils chantent les cantiques de Sion. Le psalmiste refuse, par loyauté envers Jérusalem. Il ne fallait pas chanter ces cantiques de Sion à la légère.

Jérusalem représente la cité de Dieu, alors que Babylone représente la cité de l’homme. En fin de compte, le Psaume 137 parle de la lutte entre l’Église et le monde. Cela nous inclut.

Nous, chrétiens, vivons dans ce monde comme des exilés spirituels, soumis aux attaques (1 Pi 1.1; 2.11). Cela ne devrait pas nous surprendre, car le Christ lui-même était un exilé spirituel parmi son propre peuple, un étranger sur la terre. Le monde parle en mal de l’Église, la ridiculise et nous incite à rejoindre ses plaisirs malsains (1 Pi 2.12; 4.4). Nous ne devons cependant jamais accepter en oubliant notre Jérusalem spirituel. L’apôtre nous met en garde contre les voies pécheresses du monde : « le dérèglement, les convoitises, l’ivrognerie, les orgies, les beuveries et l’idolâtrie criminelle » (1 Pi 4.3). Nous ne devons pas compromettre notre foi chrétienne pour plaire au monde.

Il y a aussi tant de bonnes choses dans le monde dont les chrétiens peuvent profiter : les loisirs, l’éducation, la musique, les voyages, la richesse et le travail. Toutefois, ces choses nous prennent au piège lorsqu’elles deviennent notre priorité dans la vie et que nous en profitons aux dépens de notre foi. Est-ce que servir le Seigneur est au-dessus de toute autre joie pour vous (v. 6)?

Les attaques spirituelles auxquelles nous faisons face en tant que chrétiens nous mettent vraiment sous pression. C’est une réalité misérable, une réalité que les chrétiens, qui sont « frères dans le monde » (1 Pi 5.9), vivent en commun. L’engagement et la loyauté que cela exige de nous sont très personnels.

Cet élément personnel est indiqué par le fait que le psalmiste passe du pluriel (nous, notre) dans la première strophe, lorsqu’il décrit l’exil, au singulier (je, ma) dans la deuxième strophe, lorsqu’il décrit sa réaction. Le compositeur ne cédera pas aux exigences de ses ravisseurs. De même, chacun d’entre nous est appelé à faire preuve d’une loyauté personnelle envers le Seigneur lorsque nous sommes attaqués spirituellement. Par la force du Seigneur, tout chrétien peut y parvenir. Le ferez-vous?