Cette prédication sur Hébreux 2.10-18 a pour sujet notre délivrance de l'esclavage de la peur de la mort. Le diable détenait le pouvoir de la mort, mais Jésus est venu écraser le diable, de sorte que ceux qui sont unis au Christ sont délivrés de la crainte de la mort.

 

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Comment être délivré de la crainte de la mort?

« Il convenait en effet à celui par qui et pour qui tout existe, et qui a conduit beaucoup de fils à la gloire, d’élever à la perfection, par la souffrance, l’auteur de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est la raison pour laquelle il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je placerai ma confiance en lui. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi, d’une manière semblable y a participé, afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans l’esclavage. Car ce n’est pas à des anges, assurément, qu’il vient en aide, mais c’est à la descendance d’Abraham qu’il vient en aide. Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. »

Hébreux 2.10-18

En 1647, le pasteur Thomas Hooker, qu’on a appelé le fondateur du Connecticut, tombe malade, alors qu’il a 61 ans, pendant une épidémie qui fait des ravages dans tout le pays. Sur son lit de mort, il se réjouit que la paix avec Dieu l’habite depuis plus de trente ans. Un ami lui dit : « Tu vas bientôt recevoir la récompense de tous tes labeurs. » Il répond : « Mon frère, je vais recevoir la miséricorde de Dieu. » Il est dans une paix remarquable lorsqu’il quitte ce monde.

Vers la même époque, l’écrivain français Voltaire, qui a passé sa vie à essayer de détruire le christianisme, approche de la mort. Il a 83 ans. Il avait dit un jour : « Ma simple main va renverser cet édifice que douze apôtres ont construit »; autrement dit, il pensait que, par ses écrits, il allait faire disparaître à jamais l’Église de Jésus-Christ. À la veille de mourir, il était tellement épouvantablement terrorisé et désespéré que son infirmière a dit par la suite : « Même si on me donnait tous les trésors de l’univers, je n’accepterai pas de voir mourir un autre athée. »

Deux réactions très différentes, n’est-ce pas? Deux hommes ont rendez-vous avec la mort, cette mort que le livre de Job appelle « le roi des épouvantements » (Job 18.14). Thomas Hooker affronte la mort dans une grande sérénité. Voltaire est complètement tyrannisé par une terreur extrême. Qu’est-ce qui explique cette différence?

La mort nous épouvante si nous devons l’affronter sans l’aide du grand Vainqueur de la mort qu’est Jésus-Christ. Mais si nous sommes unis au Fils de Dieu par la foi, il n’y a pas de crainte à avoir. Nous pouvons dire à ce moment-là avec le psalmiste : « Seigneur, quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 23.4). « Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. »

Le texte biblique que nous avons lu il y a quelques instants parle de ceux qui, par crainte de la mort, sont toute leur vie retenus dans l’esclavage. Quelle misérable existence : toute leur vie, ils sont retenus esclaves par crainte de la mort! Ils ont peur de la mort. Pourquoi? Parce qu’ils savent très bien au plus profond d’eux-mêmes qu’ils devront rencontrer à ce moment-là leur Créateur à qui tous doivent rendre compte (Hé 4.13).

Mais avant d’aller plus loin, peut-être vous êtes en train de vous dire : « Moi, je connais des personnes non chrétiennes qui disent qu’elles n’ont pas peur de la mort! » Moi aussi j’en connais. C’est ce qu’elles disent, mais sont-elles honnêtes? Plusieurs affirment avec endurcissement et orgueil : « Moi, je n’ai pas peur de la mort! » Elles se vantent d’être sans peur. Je ne suis pas sûr qu’elles sont sincères, mais supposons qu’elles le soient : vous pouvez être sûrs d’une chose, c’est qu’elles vont changer d’idée lorsque la mort sera à leur porte, comme Voltaire a dû changer d’idée. Et combien terrible ça va être! Quelle mauvaise surprise ils auront!

Je reconnais que la crainte de la mort ne se manifeste pas en toute personne également, avec la même intensité; à force de légèreté, de distractions mondaines, d’oubli de Dieu et d’elles-mêmes, il y a des personnes qui parviennent à se soustraire dans une certaine mesure à cette crainte pendant un temps; mais ce n’est que pour se préparer un réveil d’autant plus brutal. Blaise Pascal a dit : « Les hommes, n’ayant pu guérir la mort, se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser. » Même si on fait tout pour se divertir, pour se changer les idées, la mort arrivera quand même, tôt ou tard. La mort rattrape qui la fuit. Nous avons tous rendez-vous avec elle.

La Parole de Dieu qui est devant nous ce matin nous annonce une merveilleuse nouvelle : On peut être délivré pour toujours de la crainte de la mort! On peut envisager cet ultime rendez-vous avec sérénité et paix. C’est possible! Quelle bonne nouvelle! Mais comment? Comment être délivré de la crainte de la mort?

Découvrons dans ce beau passage de la Parole de Dieu, Hébreux 2.10-18, comment le Seigneur délivre les esclaves de la crainte de la mort. Cherchons à bien comprendre ce que cette parole inspirée de Dieu nous révèle. J’attire votre attention sur trois vérités capitales de ce texte.

1. Le diable détenait le pouvoir de la mort🔗

Premièrement, il nous est dit au verset 14 que le diable détenait le pouvoir de la mort.

Qu’est-ce que cela veut dire? Que devons-nous comprendre quand il est dit que le diable détenait le pouvoir de la mort? Il faut faire bien attention ici. N’est-ce pas Dieu seul qui contrôle la vie et la mort? Nous savons avec certitude que nos vies ne sont pas à la disposition du diable pour qu’il en fasse tout ce qu’il veut. Nos vies sont dans la bonne main puissante et invincible de Dieu. Nous vivons parce que Dieu nous donne la vie, et nous mourons quand Dieu décide que notre vie est terminée. Selon la Bible, Dieu est le maître suprême de la vie et de la mort (Gn 2.17; Dt 32.39; 1 S 2.6; Jb 2.6; Mt 10.28; Lc 12.5).

Le diable détient le pourvoir de la mort dans le sens que c’est lui qui a introduit la mort dans l’humanité, la mort étant l’effet pénal du premier péché de l’homme. Écoutez bien Romains 5.12 : « Le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (voir Gn 2.17; 3.19).

Bien des gens « perroquettent » que le péché, ça n’existe pas. On aime se faire accroire des mensonges. Il y a quelques semaines, un samedi matin, à huit heures, le téléphone sonne chez une de mes sœurs. L’homme dit : « T’as des cartes de hockey à vendre? » Ma sœur répond : « Oui, mais je vais attendre la fin de la pandémie. » L’homme répond : « La pandémie? Y en n’a pas de pandémie, c’est dans votre tête ça! » De même, plusieurs disent : « Y en a pas de péché! Ça n’existe pas, ça! »

Le Fils de Dieu nous a solennellement avertis que Satan est menteur et le père du mensonge; c’est écrit en Jean 8.44. Décidément, le diable en a capturé plusieurs par ses mensonges! Dans le même souffle, toujours en Jean 8.44, Jésus dit aussi que le diable est « meurtrier ». Toute mort dans le monde peut être considérée comme œuvre du diable, dans le sens que c’est le diable qui a fait entrer le péché dans le monde, et il s’en est suivi la mort. Le diable fait tout pour propager le péché de toutes les manières possibles. Le salaire du péché, c’est la mort (Rm 6.23); tous ont péché (Rm 3.23); donc tous devront mourir.

Donc, le diable détenait le pouvoir de la mort dans le sens que c’est lui qui a introduit la mort dans l’humanité en poussant l’homme à pécher. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Heureusement!

2. Jésus est venu écraser celui qui détenait le pouvoir de la mort🔗

Deuxièmement, il nous est dit, au verset 14, que Jésus-Christ est venu sur la terre afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable.

Vous pourriez me dire : « Tu parles de Jésus ici, mais je ne vois pas le nom de Jésus dans le verset 14; pourquoi tu dis Jésus? » C’est le contexte qui nous l’indique. Dans les versets 10 à 18 que nous avons lu, il est question de la souffrance de Jésus; il est mentionné qu’il est l’auteur de notre salut; c’est lui qui nous sanctifie; c’est lui par qui et pour qui tout existe; il nous appelle ses frères; nous sommes les enfants que Dieu lui a donnés; il a participé au sang et à la chair; par sa mort, il a écrasé le diable; il vient en aide à la descendance d’Abraham (c’est-à-dire au croyants, Ga 3.7); il est un souverain Sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Tous ces éléments ne se trouvent que dans le curriculum vitae du Fils de Dieu. Par sa mort, Jésus a écrasé le diable. L’apôtre Jean écrit en 1 Jean 3.8 : « Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable. » Est sous-entendue ici bien sûr la résurrection de Jésus. Si la mort avait eu le dernier mot sur le Fils de Dieu, comment pourrions-nous dire que par sa mort il a vaincu le diable? Mais il est ressuscité!

Si vous avez une arme plus puissante que l’arme de votre ennemi, l’arme de votre ennemi devient inutile; si vous avez un char d’assaut et que votre ennemi a un arc et une flèche, il n’est pas de taille. L’arme du diable est le péché qui cause la mort; l’arme de Jésus est sa vie sans péché et la résurrection qui vainc la mort. L’arme de Jésus est plus puissante que l’arme du diable. C’est pourquoi notre texte dit que Jésus « a écrasé par sa mort le diable ». La victoire de Jésus est écrasante.

Mais qu’est-ce que cela veut dire au juste? Dans quel sens le diable est-il écrasé? Jésus-Christ a écrasé le diable dans le sens qu’il a annulé sa capacité de détruire, de condamner les élus et de les précipiter dans le châtiment éternel.

Laissés à nous-mêmes, nos péchés nous condamnent et nous précipitent au châtiment éternel. C’est ce que le diable veut. Jésus a dit que le diable vient pour tuer et détruire (Jn 10.10). Un des noms donnés au diable dans le livre de l’Apocalypse est Apollyon (Ap 9.11), ce qui veut dire le détruisant, le destructeur, celui qui conduit à la perdition.

Jésus-Christ a écrasé le diable dans le sens qu’il a annulé pour toujours la capacité du diable de condamner les élus et de les jeter dans la perdition éternelle. Dans ce sens, le diable est désormais impuissant. Tous ses efforts dans ce sens sont nuls (Rm 3.31), inefficaces, rendus sans effet (Rm 3.3), réduits à rien (1 Co 1.28).

Question : si le diable est écrasé depuis la croix et la résurrection du Fils de Dieu, pourquoi alors est-il encore à l’œuvre dans le monde? Comment se fait-il qu’il rôde encore comme un lion rugissant qui cherche quelqu’un à dévorer (1 Pi 5.8)? Son pouvoir est temporaire et limité. Il est comme un chien qui jappe après vous, mais il est retenu par une chaîne qui l’empêche de vous atteindre. Il est neutralisé quant à sa capacité de détruire les élus. Comme dit le fameux cantique de Martin Luther :

« L’ennemi contre nous
Redouble de courroux,
Vaine colère!
Que pourrait l’adversaire?
L’Éternel détourne ses coups.
Constant dans son effort,
En vain avec la mort
Satan conspire;
pour saper son empire,
Il suffit d’un mot du Dieu fort. »

Nous avons vu, premièrement, que le diable détenait le pouvoir de la mort.

Nous avons vu, deuxièmement, que Jésus-Christ est venu sur la terre afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable.

3. Ceux qui sont unis au Christ sont délivrés de la crainte de la mort🔗

Troisièmement, ceux qui sont unis à Jésus-Christ par la foi sont délivrés de la crainte de la mort. C’est le verset 15 qui nous en parle. Délivrés : quel beau mot! Délivrés! Nous étions esclaves de la peur de la mort; c’est fini! Le Fils de Dieu nous a délivrés. Personne d’autre que lui ne pouvait opérer une telle délivrance; personne!

L’apôtre Paul écrit aux chrétiens de Thessalonique : « Jésus nous délivre de la colère à venir » (1 Th 1.10). Nous sommes désormais en paix. À cause de nos péchés, nous étions en route pour la mort spirituelle éternelle qui est la séparation d’avec Dieu. Mais le Christ-Jésus nous a libérés de ce terrible sort que nous méritions. Le diable a apporté le péché dans le monde; Jésus ôte le péché du monde (Jn 1.29).

Jésus nous délivre par sa mort et sa résurrection. Est soulignée ici la formidable puissance, l’efficacité irrésistible de la mort du Fils de Dieu en faveur de son peuple. Cette mort, inexorable destin et certitude sinistre qui étend une ombre glacée sur la totalité de la vie des hommes et qui crée de multiples angoisses, le Fils de Dieu l’a vaincu pour nous.

L’œuvre du Fils de Dieu en notre faveur nous démontre à quel point il nous aime. Grâce à lui, nous sommes désormais hors du danger de la tyrannie du diable. Nous ne sommes plus sous la condamnation et sous la malédiction. Cette délivrance est la consolation des consolations! Ça éveille en nous une gratitude pleine d’adoration à l’égard de notre grand Libérateur. Merveille de la sagesse, de l’amour et de la grâce divines!

La victoire de Jésus-Christ ne nous a pas délivrés de la mort d’une façon absolue et à tous points de vue, dans le sens que nous aurons à mourir physiquement à un moment donné ou à un autre, si Jésus ne revient pas avant. Mais Jésus a enlevé pour les chrétiens tout ce qui était épouvantable en la mort. Pour les chrétiens, la mort physique est, comme dit le Catéchisme de Heidelberg, non pas un paiement pour le péché, mais une entrée dans la vie (question 42). Une entrée dans la vie!

Nous avons placé nos vies dans les bonnes et sûres mains du grand Conquérant de la mort. Bien qu’il nous faudra passer par la mort physique à un moment donné, nous sommes en repos et en sûreté face à cette perspective, parce que nous nous appuyons sur le Christ-Jésus qui a promis d’être avec nous. Si quelqu’un ne peut pas apaiser son esprit par cette certitude, qu’il prie Dieu sans relâche d’augmenter sa foi dans les promesses du Vainqueur de la mort.

Pour les enfants de Dieu, donc, la mort n’est plus un mal pénal. Pour les croyants, la mort consigne le corps à la terre dans l’espérance sûre et certaine d’une glorieuse résurrection; la mort introduit l’âme libérée dans les gloires du paradis céleste. Pour les chrétiens, la mort physique est la fin de toutes leurs peines et de toutes leurs souffrances; elle est la résurrection de toutes les joies. Pour eux, la mort ne signifie pas le jugement, mais la bénédiction; pas l’esclavage, mais la libération. Pour le chrétien, la mort est un gain, comme dit l’apôtre Paul (Ph 1.21,23); un gain. C’est de beaucoup meilleur que la vie de ce côté-ci du ciel.

Vous voyez tout le contraste entre la mort comme roi des épouvantements et la mort comme gain. La Bible dit que Dieu est lumière; il n’y a pas de ténèbres en lui (1 Jn 1.5). En approchant de la mort, Mahatma Gandhi, qui n’avait pas la foi en Jésus-Christ, a dit : « Tout est ténèbres autour de moi. » Son hindouisme l’a privé de la lumière du seul vrai Dieu; il est mort dans les ténèbres. En contraste, en approchant de la mort, Jean Chrysostome a dit juste avant de mourir : « Gloire à Dieu en toutes choses! » Pour les chrétiens, la mort n’est plus le roi des épouvantements; nous pouvons l’envisager avec tranquillité. C’est uniquement grâce à Jésus-Christ, notre grand Libérateur.

Ce qui rend la mort terrible et terrifiante, c’est la culpabilité de nos péchés devant notre Créateur trois fois saint à qui toute créature doit rendre des comptes. C’est pour cela qu’après avoir péché, Adam et Ève sont allés se cacher parmi les arbres du jardin. Ils espéraient que Dieu ne puisse pas les trouver, comme lorsqu’on a un gros livre « Trouvez Charlie », et on ne réussit pas à trouver Charlie. Mais Dieu nous trouve toujours, évidemment. Quand Dieu confronte Adam, Adam dit à Dieu pourquoi il s’était caché. Il dit : « J’ai eu peur » (Gn 3.10). Il a eu peur parce qu’il venait de désobéir à Dieu; il savait qu’il y avait des conséquences qui ne seraient pas agréables.

Sans l’espérance en Jésus-Christ, la mort représente certainement une expérience effrayante, la plus effrayante qui soit. Comment celui qui n’a aucun espoir de bénéficier de la grâce et de la clémence de Dieu en Jésus-Christ peut-il regarder la mort en face sans crainte? C’est impossible! Impossible!

La Bible lève un coin du voile pour nous montrer la terreur de ceux qui ne se sont pas réfugiés en Jésus-Christ et qui doivent rencontrer Dieu; écoutez très attentivement Apocalypse 6:15-17 :

« Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous loin de la face de celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l’Agneau, car le grand jour de leur colère est venu, et qui pourrait subsister? »

Lorsqu’elles étaient sur la terre, ces personnes-là ne priaient jamais Dieu. Maintenant que leur fin est là, elles prient les montagnes et les rochers de les cacher de Dieu, comme si c’était possible. Le salut n’est plus possible maintenant; elles désirent la destruction pour ne pas avoir à subir l’ardeur de la colère de Dieu. Mais elles n’échapperont pas.

Hier encore ces personnes refusaient de plier le genou devant le Seigneur. Hier encore, elles refusaient d’écouter Dieu, pour toutes sortes de raisons insensées. Hier encore, elles refusaient de s’avouer pécheurs devant Dieu. Hier encore, elles méprisaient et ridiculisaient les chrétiens. Mais maintenant, elles prient; mais il est trop tard. Elles prient, mais elles prient les montagnes et les rochers. Lequel d’entre eux aurait imaginé une telle chose possible? Dieu les appelait par sa parole : « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés » (És 45.22). Mais ils ont refusé toute leur vie de se tourner vers Dieu pour être sauvés! Ils se tournent aujourd’hui vers les montagnes et les rochers, mais c’est en vain. Dans son désespoir, l’homme s’abandonne à l’imbécillité. Si les montagnes pouvaient parler, elles leur diraient : « Ce n’est pas à nous que vous avez affaire, mais à Dieu. »

Lorsqu’on refuse et rejette le précieux sang de l’Agneau de Dieu qu’il a versé pour faire l’expiation des péchés, comme dit le verset 17 de notre texte, il ne reste que la colère de l’Agneau. Quel horrible sort attend ceux qui ont méprisé le sang du Fils de Dieu! Nous irons tous à la rencontre de l’Agneau de Dieu, d’une façon ou d’une autre. Soit son sang nous couvre maintenant parce que nous nous sommes repentis de nos fautes et nous croyons en lui; soit nous ferons face à sa colère en ce terrible jour.

Je résume et conclus. Nous avons vu, premièrement, que le diable détenait le pouvoir de la mort. Nous avons vu, deuxièmement, que Jésus-Christ est venu sur la terre afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Nous avons vu, troisièmement, que ceux qui sont unis à Jésus-Christ par la foi sont délivrés de la crainte de la mort. C’est la parole certaine et vraie que Dieu nous envoie pour notre bien. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!

Je termine avec ces magnifiques versets du Psaume 68.20-21 :

« Béni soit le Seigneur chaque jour! Il nous prend en charge, ce Dieu-là est notre salut. Ce Dieu est pour nous le Dieu du salut. À l’Éternel, le Seigneur, les moyens de nous sortir de la mort. »

Amen!

Pour poursuivre la méditation

Lecture : Hébreux 1.2-4; 2.10-18. Comparez ce que dit Hébreux 1.2-4 sur Jésus-Christ avec ce que dit Hébreux 2.10-18 sur Jésus-Christ. Que découvrez-vous?

Lecture : Hébreux 2.11-13. Qu’est-ce que les versets 11 à 13 nous apprennent sur le lien entre le Fils de Dieu et les croyants? Quelle consolation pouvez-vous en tirer?

Lecture : Hébreux 2.14. Que signifie que Jésus-Christ a participé au sang et à la chair? Dans quel but a-t-il fait cela? Que signifie que le diable détenait le pouvoir de la mort? Qu’avez-vous à dire à quelqu’un qui vous dit qu’il ne croit pas que le diable existe réellement?

Lecture : Hébreux 2.15; Apocalypse 6.15-17. Avez-vous peur de la mort? Pourquoi? Que pensez-vous des impies qui se vantent de ne pas avoir peur de la mort?

Lecture : Hébreux 2.16. À qui Jésus vient-il en aide? Qui au juste est inclus dans la descendance d’Abraham, selon Galates 3.7,9?

Lecture : Hébreux 2.17-18. Quels trésors trouvez-vous dans ces deux magnifiques versets? Prenez le temps d’en louer le Seigneur!