Cette prédication sur Colossiens 4.2-6 a pour sujet la persévérance dans la prière et notre conduite avec sagesse envers ceux du dehors, dans le contexte de la pandémie du coronavirus. Disponible en format vidéo.

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Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors

« Priez avec persistance, vigilance et reconnaissance. En même temps, priez aussi pour nous, afin que Dieu nous accorde une occasion favorable de proclamer sa parole, d’annoncer le projet de salut de Dieu, à savoir le Christ. En effet, c’est pour cela que je suis maintenant en prison. Priez donc pour que je fasse clairement connaître ce projet de salut, comme je le dois. Conduisez-vous avec sagesse envers les personnes qui n’appartiennent pas au Christ, en saisissant toutes les occasions qui se présentent à vous. Que vos paroles soient toujours agréables et pertinentes; sachez répondre à chacun de la bonne manière » (Colossiens 4.2-6).

  1. La prière
  2. Notre conduite

Les mots manquent à plusieurs pour essayer de décrire ce que nous sommes en train de vivre mondialement. On dit que c’est du jamais vu, sans précédent, et que ça évolue très, très rapidement. On dit que le monde est en guerre, et que le coronavirus est l’ennemi numéro un de l’humanité. J’ai entendu quelqu’un dire, les yeux remplis d’angoisse : « C’est comme la fin du monde. »

Ceux qui ont une foi vivante en Dieu sont grandement avantagés dans cette crise, comme plusieurs d’entre vous m’en ont parlé cette semaine. Mais si Dieu nous bénit, c’est pour que nous bénissions notre prochain. Comment pouvons-nous bénir notre prochain en ces temps troublés?

On peut dire que l’humanité se divise en deux groupes : ceux du dedans, et ceux du dehors. Ceux du dedans, ce sont ceux qui sont dans l’Église, c’est-à-dire qui appartiennent au peuple de Dieu, peuple sauvé et béni éternellement qui possède une solide espérance. Ceux du dehors, ce sont ceux qui ne font pas partie de l’Église; ils sont sans espérance et sans Dieu (Ép 2.12)! Paul écrit à Timothée qu’il faut qu’un ancien « reçoive un bon témoignage de ceux du dehors » (1 Tm 3.7). Il écrit aux Thessaloniciens que les chrétiens doivent se conduire « honnêtement envers ceux du dehors » (1 Th 4.12). Et dans notre texte de ce matin, au verset 5, il écrit : « Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors. »

Pourquoi toutes ces consignes données au peuple de Dieu à l’égard de ceux du dehors? Parce que nous ne voulons pas que ces gens restent dehors, loin du Seigneur et de sa grâce. Nous désirons qu’ils expérimentent le bonheur sans pareil de connaître ce Dieu merveilleux qui nous a arrachés au royaume des ténèbres et qui nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés (Col 1.13-14). Nous désirons les voir posséder la même solide espérance que nous avons grâce au Fils de Dieu.

Alors, comment pouvons-nous bénir notre prochain en ces temps troublés? Notre texte biblique, ce matin, se divise naturellement en deux parties. Il y a d’abord les versets 2 à 4 qui portent sur la prière; et il y a les versets 5 et 6 qui portent sur notre conduite.

1. La prière

Regardons d’abord les instructions des versets 2 à 4 au sujet de la prière.

a. « Persévérez dans la prière »

Le Fils de Dieu, notre merveilleux Sauveur, avait enseigné qu’il faut toujours prier et ne pas se lasser (Lc 18.1). Les apôtres reprennent souvent ce message capital dans leurs épîtres. Paul ne dit pas : « Priez si ça vous tente, ou quand ça vous chante, ou si vous en avez envie. » Mais il dit : « Persévérez dans la prière » (Rm 12.12). Il ne faut jamais lâcher, c’est vital. La Bible dit : « Priez sans cesse » (1 Th 5.17). Persévérez dans la prière. C’est la consigne pour tous les chrétiens en tout temps. C’est super important!

Et combien c’est une consigne encore plus capitale en ces temps que nous traversons! Au milieu de cette crise mondiale, nous pouvons nous sentir si petits et si insignifiants! Pourtant, il y a quelque chose que nous pouvons faire. Nous pouvons prier notre Père qui est aux cieux : le prier d’envoyer un esprit de repentance dans le monde; le prier de pardonner les péchés; le prier de nous faire miséricorde; le prier pour les autorités qui dirigent les pays et les villes pour qu’elles aient la sagesse et l’intelligence de prendre de bonnes décisions. Le prier pour le personnel médical qui soigne les malades avec tous les risques que cela comporte. Le prier pour la guérison des personnes infectées. Le prier pour la protection des personnes plus à risque. Le prier de nous protéger et de nous garder. Lui demander de venir bientôt et de faire descendre la nouvelle création dans laquelle il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur (Ap 21.4)

b. « Veillez-y avec actions de grâces »

« Veillez-y », c’est le mot grègourountés en grec, d’où vient le prénom Grégoire, qui signifie celui qui veille. Il veille à persévérer dans la prière avec actions de grâces. Nous prions parfois avec beaucoup d’insistance pour une chose; puis, quand le Seigneur nous a exaucés, nous oublions les actions de grâces, nous négligeons de le remercier. Nous devons vaincre cette ingratitude et multiplier les actions de grâces au Seigneur qui multiplie ses bontés envers nous. Soyons reconnaissants qu’à travers toutes les noirceurs de ce monde, Dieu fait briller le soleil de sa lumière en nos âmes! Depuis si longtemps ses largesses surabondent à notre égard. Alors, actions de grâces au pluriel!

c. « Priez également pour nous »

« Priez également pour nous : que Dieu ouvre une porte à notre parole, afin que je puisse annoncer le mystère du Christ, pour lequel je suis dans les chaînes. »

« Priez que Dieu ouvre une porte à notre parole. » Quelle belle requête! Paul était en prison. Il ne dit pas : « Priez que la porte de la prison s’ouvre pour que je puisse sortir d’ici au plus vite, prendre un peu de vacances bien méritées et que tout aille bien! » Non. Il dit : « Priez que Dieu ouvre une porte à notre parole. » C’est-à-dire ici même dans la prison, peut-être, si le Seigneur le veut, ou ailleurs, qui sait? Que le Seigneur intervienne dans sa souveraineté pour que la parole que nous proclamons rencontre des oreilles et des cœurs qui veulent l’entendre et y répondre avec foi.

« Ouvrir une porte à notre parole », c’est nous diriger vers des personnes disposées à entendre le message de Dieu. Écoutez quelques versets :

« Je resterai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte; car une porte s’est ouverte toute grande à mon activité » (1 Co 16.8-9).

« Lorsque je fus arrivé à Troas pour l’Évangile du Christ, le Seigneur m’y avait ouvert une porte » (2 Co 2.12).

« Après leur arrivée, ils réunirent l’Église et rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux païens la porte de la foi » (Ac 14.27).

C’est le Seigneur qui ouvre les portes pour que la Bonne Nouvelle atteigne ceux qui sont destinés à la vie éternelle et les sauve (Ac 13.48). C’est donc le Seigneur qu’il faut implorer dans ce but. Cela s’obtient de Dieu par la prière. C’est du Seigneur que tout dépend. C’est donc lui qu’il faut prier. Il est possible que le Seigneur utilise la pandémie universelle pour ouvrir des portes; c’est notre prière.

Paul qui est lié ne demande pas une porte pour sortir de prison, il demande une porte d’entrée pour introduire Jésus-Christ dans les cœurs. C’est plus important pour lui d’être un fidèle porte-parole de Dieu qu’être libéré de prison. Pourquoi Paul était-il en prison? Parce qu’il avait prêché l’Évangile. En priant d’ouvrir une porte à l’Évangile, il demande au Seigneur de l’aider à faire ce qui, finalement, l’a conduit en prison! Cela nous montre que Paul n’est pas un lâcheur qui abandonne, mais il est persévérant. Suivons son exemple!

Les mots « le mystère du Christ » doivent être compris à la lumière des passages précédents de l’épître qui en parlaient. Le mystère du Christ, c’est le plan de Dieu pour le salut du monde qui s’opère par Jésus-Christ. L’Évangile demeure un mystère qui ne s’ouvre que par l’action de l’Esprit de Dieu; d’où l’importance capitale de notre prière persévérante et reconnaissante.

d. Priez pour que je puisse « en parler clairement comme je le dois »

C’est notre devoir et notre désir de parler clairement du Seigneur, de ne pas tout embrouiller. Connaissons bien le message de l’Évangile et communiquons-le clairement et simplement. Paul reconnaît que sa langue doit être conduite par le Seigneur. La prière est le berceau de l’évangélisation. Avant de parler aux hommes de Dieu, nous devons parler à Dieu des hommes.

Notez bien que l’apôtre Paul croit fermement que les prières des autres vont réellement l’aider à accomplir sa vocation. Le réformateur Jean Calvin dit :

« Qui osera donc maintenant mépriser les intercessions et les prières des frères dont Paul dit franchement qu’il en a besoin? Dieu n’a pas institué pour rien cet exercice d’amour entre nous que nous prions les uns pour les autres. Nous devons prier pour les autres, et demander aux autres de prier pour nous, toutes les fois que l’occasion s’en impose. C’est un exemple singulier de modestie en ce que Paul requiert l’aide et l’assistance des autres. Ça nous apprend que proclamer l’Évangile est quelque chose de difficile qui requiert beaucoup de persévérance au milieu de toutes sortes de dangers. Ce n’est pas pour rien que Paul désire que les Églises l’assistent par la prière. »

Nous avons vu pour commencer les instructions des versets 2 à 4 au sujet de la prière.

2. Notre conduite

Regardons maintenant les versets 5 et 6, qui concernent notre conduite.

a. « Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors »

Le Seigneur tout sage nous appelle à refléter sa sagesse. Se conduire avec sagesse signifie se conduire en suivant le Christ-Jésus, l’être humain parfait par excellence. Implorons-le souvent de nous aider à nous conduire en toute sagesse et intelligence spirituelle, comme avait dit Paul en Colossiens 1.9. En toute sagesse et intelligence spirituelle. La Bible dit :

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous libéralement et sans faire de reproches, et elle lui sera donnée » (Jc 1.5).

Que ça nous plaise ou non, la réputation de l’Évangile dépend en partie de la conduite sage de ceux qui portent cet Évangile, c’est-à-dire de nous. Les gens ne lisent pas la Bible, mais ils nous lisent. Nos vies sont en quelque sorte leur « Bible ». C’est-à-dire qu’ils voient comment nous parlons, comment nous nous conduisons et comment nous réagissons aux menaces mondiales actuelles. Nos vies sont-elles attrayantes pour eux, ou bien nos vies les convainquent-elles de rester dans les ténèbres où ils se trouvent? Tout en nous, ce que nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous disons doit constituer un appel aux inconvertis, les pressant de rentrer dans la bergerie du Seigneur (Jn 10.16). Le meilleur témoignage que nous puissions rendre envers ceux du dehors, c’est celui d’une vie chrétienne joyeuse et pleine d’espérance, reflétant le caractère de Jésus-Christ. La vie du chrétien est une fenêtre par laquelle les autres peuvent voir Jésus.

Par exemple, le danger dont tout le monde parle actuellement, comment l’abordons-nous? Sommes-nous des semeurs d’espérance ou bien des semeurs de peurs? Lorsque le peuple d’Israël est arrivé à l’entrée de la terre promise, ils ont envoyé douze hommes pour explorer le pays. Dix d’entre eux sont revenus en disant en d’autres mots : « On n’entre pas là! Il y a des géants dans ce pays! C’est un peuple plus grand et de plus haute taille que nous. Ils ont des villes grandes et fortifiées jusqu’au ciel. Le Seigneur nous a amenés ici parce qu’il nous déteste! » (Dt 1.28) C’étaient des semeurs de peurs.

Les deux autres hommes qui ont exploré le pays ont dit : « Ne vous épouvantez pas et ne les craignez pas. L’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous. » Eux, c’était des semeurs d’espérance qui se confiaient en Dieu.

Êtes-vous des semeurs d’espérance ou bien des semeurs de peurs? Les semeurs d’espérance stimulent la foi en Dieu. Les semeurs de peurs encouragent l’incrédulité.

L’apôtre Paul écrit aux chrétiens de Corinthe : « Ne soyez pas une pierre d’achoppement ni pour les Grecs, ni pour les Juifs, ni pour l’Église de Dieu » (1 Co 10.32) Ni pour l’Église de Dieu! Exhortons-nous mutuellement à faire confiance au Seigneur, et non pas à douter ni à craindre.

b. « Rachetez le temps »

« Rachetez le temps. » Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que notre Dieu nous appelle à chercher toutes les occasions et tous les moyens d’être une bénédiction pour les autres. Que Dieu nous donne la grâce d’avoir une bonne gérance chrétienne de notre temps. Je comprends que ce n’est pas toujours évident, particulièrement dans une période comme la nôtre où on nous demande de rester chacun chez soi; mais soyons créatifs!

Pour certains, le temps, c’est de l’argent. Pour Paul, le temps, c’est une opportunité de bien se conduire à l’égard des gens de l’extérieur. Parfois, on entend dire : « Je fais ça pour tuer le temps! » Ne tuez pas le temps. Au lieu de tuer le temps, rachetez le temps. Ne le gâchez pas. Gaspiller le temps, c’est insulter celui qui nous l’a donné. Les heures que vous avez assassinées pourraient bien un jour témoigner contre vous.

Paul écrit à Tite de rappeler aux chrétiens d’être prêts à toute œuvre bonne (Tt 3.1). Être prêts à toute œuvre bonne. Dans le contexte actuel particulier de grand bouleversement, quelles œuvres bonnes le Seigneur nous appelle-t-il à faire pour semer espérance et réconfort autour de nous? C’est une bonne question à réfléchir personnellement et en famille. Pour utiliser les mots d’Ecclésiaste 3.5, nous sommes dans un temps où il faut s’éloigner de l’étreinte : le gouvernement nous commande de pratiquer la distanciation sociale; et il faut le faire, c’est très important. En famille, réfléchissons à la question : Dans un tel contexte de grand bouleversement, quelles œuvres bonnes le Seigneur nous appelle-t-il à faire pour semer espérance et réconfort autour de nous? Demain, je vous enverrai une liste de plusieurs suggestions d’activités dans ce sens; j’aimerais que vous ajoutiez vos suggestions pour que nous puissions nous entraider dans ce domaine.

c. « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun »

« Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce. » Nous avons un Évangile de grâce et d’amour; nous devons le communiquer d’une façon qui l’illustre, c’est-à-dire avec grâce et amour. Annoncer la bonne nouvelle ne consiste pas seulement à dire certaines choses; cela consiste aussi à être une certaine personne et à vivre d’une certaine façon. Le cœur de l’Évangile est l’amour, et l’amour doit être au centre de notre cœur quand nous cherchons à communiquer cet Évangile aux autres. Que le Saint-Esprit nous y aide puissamment!

Une parole accompagnée de grâce, c’est le type de langage et d’attitude qui résulte de l’opération de la grâce de Dieu dans le cœur (Rm 1.29-32; 2 Co 12.20; Ga 5.19-21,26; Ép 4.31; Tt 3.2) C’est un langage qui prend modèle sur le Christ-Jésus, lui, qui « insulté, ne rendait pas l’insulte; souffrant, ne faisait pas de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pi 2.23). L’évangéliste Luc dit, en parlant de Jésus, que « tous admiraient les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Lc 4.22). Les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Nous avons un message gracieux, qui doit être communiqué avec grâce, douceur, amour, gentillesse, bonté, patience, amabilité. La majorité des gens sont actuellement anxieux, angoissés, inquiets, stressés; plusieurs sont très frustrés et d’autres sont en colère. Que notre parole soit toujours accompagnée de grâce! Que nous leur fassions beaucoup de bien!

Ce que je dis est très important : notre motivation ne doit pas être le désir de gagner une bataille ou de prouver que nous avons raison; mais plutôt notre désir doit être d’incarner la grâce. Nous sommes appelés à manifester la sorte d’amour qui a maintenu Jésus sur la croix alors qu’il aurait pu lever le petit doigt et pulvériser le monde entier. Mais il ne l’a pas fait, il est resté sur la croix, et il a pris sur lui les déchets de l’humanité, c’est-à-dire nos péchés.

Si nous parlons de l’amour de Dieu sans manifester cet amour simultanément, nos paroles sont vides de sens et hypocrites. Quand un bon message est proclamé d’une mauvaise façon, cela peut faire plus de mal que de bien. Dieu nous a donné un Évangile d’amour et de grâce; nous devons le communiquer dans cet esprit. La grâce, et non la dureté, doit caractériser notre annonce de la bonne nouvelle.

Lorsque l’apôtre Paul, inspiré de Dieu, ajoute « Que votre parole soit assaisonnée de sel », il nous exhorte en quelque sorte à donner aux gens le goût de l’Évangile! Du sel, ça donne du goût! Un œuf sans sel est insipide; nous le salons pour qu’il ait meilleur goût. Le sel rend les aliments savoureux. Que nos paroles soient donc pleines de saveur! N’alimentons pas l’idée populaire selon laquelle le christianisme est ennuyeux. Soyons convaincus et communiquons que l’Évangile est le message le plus approprié et le plus merveilleux qui soit.

Les chrétiens sont le sel de la terre, a dit le Fils de Dieu (Mt 5.13; Mc 9.49-50; Lc 14.34-35). Ils ne doivent pas être insipides dans leur langage ni dans leur vie. Comme dit l’apôtre Paul : « Qu’il sorte de votre bouche quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique une grâce à ceux qui l’entendent » (Ép 4.29). Ce que nous disons doit être un discours qu’il fait bon entendre, qui est rafraîchissant, qui suscite la réflexion, qui ne repousse pas, mais qui attire, qui fait du bien. Une parole qui communique une grâce.

« Afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun. » Oh oui, que le Seigneur nous aide à savoir comment nous devons répondre à chacun! Les gens sont tous différents. Ils sont à des niveaux différents. Ils vivent des situations différentes. Chacun a besoin d’une parole appropriée, une parole de grâce et de vie éternelle.

Les occasions qui s’offrent à nous sont innombrables. Cependant, au lieu de diriger nos conversations avec les incroyants vers le Seigneur, nous avons tendance à demeurer dans une zone « sécuritaire » pour nous. Prions le Seigneur qu’il nous aide à changer dans ce domaine. Nous pouvons diriger la plupart de nos conversations vers des questions qui ont une portée éternelle.

Que notre parole soit toujours assaisonnée de sel. Ce n’est pas seulement l’affaire d’une matinée ou d’un entretien, c’est l’affaire de tous les jours et de toutes nos conversations. Pas seulement en discutant du salut, mais aussi en parlant de la météo ou de n’importe quoi avec un voisin.

Nous pouvons dire à ceux avec qui nous sommes en contact que, dans un sens, la question la plus importante n’est pas : « Quelle espérance avons-nous en face du coronavirus? » Jésus nous a avertis de la présence d’un virus beaucoup plus répandu et mortel, un virus qui a contaminé chaque être humain sans exception; un virus qui conduit non pas certaines personnes seulement, mais tous les humains sans exception à la mort éternelle. Selon le Fils de Dieu, l’espèce humaine au complet est dans les griffes de la pandémie universelle du péché. Quelle est notre espérance? La Bible nous raconte l’histoire du Fils de Dieu qui est entré dans le monde infecté du virus mortel du péché. Le Fils de Dieu a vécu parmi les gens infectés, malades, sans porter de vêtements de protection, pas de masque, pas de gants; il a respiré le même air que tous ces malades mortels. Il a mangé la même nourriture qu’eux. Il est mort isolé, exclu, rejeté par son peuple, mais aussi abandonné de Dieu, pour qu’il puisse donner au monde le seul antidote à ce virus, pour qu’il puisse nous guérir et nous donner la vie éternelle. Écoutez bien ce que Jésus a dit :

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? » (Jean 11.25-26).

« Crois-tu cela? », demande le Fils de Dieu. Sans foi vivante dans le Fils de Dieu, pas de salut.

Bien-aimés, soyons encouragés ce matin! L’Éternel Dieu peut ouvrir une porte, et même plusieurs portes à l’Évangile; il peut nous aider à annoncer le mystère du Christ. Il peut faire en sorte que nous en parlions clairement, comme nous devons le faire. Il suffit que nous lui demandions dans la prière persévérante et avec des actions de grâce. C’est un beau et bon plan de match. Suivons-le, par la grâce de Dieu.

Pour conclure, la Bible appelle les non-chrétiens « ceux du dehors ». Je ne sais pas s’il y a quelqu’un qui écoute cette prédication et qui fait en ce moment partie de ceux que la Bible appelle « ceux du dehors ». Mais le Seigneur le sait, lui, puisqu’il connaît tous les cœurs. Si c’est votre cas, pour ne pas que vous restiez dehors, Dieu a envoyé son Fils unique Jésus-Christ. Grâce à lui, la porte du salut est ouverte. Pourquoi rester dehors et périr quand Jésus ouvre la porte et vous appelle à entrer? Entrez donc ce matin. Entrez maintenant! Repentez-vous de vos péchés et croyez en Jésus-Christ!

La porte ne sera pas toujours ouverte. Pourquoi attendre ou hésiter encore? Entrez dans la bergerie du Seigneur! Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui y obéissent! Heureux sont-ils! Amen!

Pour poursuivre la méditation

  1. Lecture : Colossiens 4.2-6. Quelles préoccupations Paul exprime-t-il aux versets 2 à 6? Comment voit-il son emprisonnement? Pour quoi exactement Paul demande-t-il de la prière?
  2. Lecture : Colossiens 4.2-6. À quoi s’attend-il que les Colossiens fassent au juste avec leur temps? Quels liens ont ces commandements avec la communication de l’Évangile? Comment rachetez-vous le temps?
  3. Lecture : Colossiens 4.2-6. Priez-vous que Dieu ouvre une porte à votre parole? Avez-vous envie de formuler cette prière régulièrement et ardemment? Pourquoi?
  4. Lecture : Colossiens 4.2-6. Faites une « autopsie » de votre dernière occasion manquée d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Pourquoi cette conversation a-t-elle fini en queue de poisson, ou pourquoi n’a-t-elle jamais commencé? Quelles leçons tirez-vous de cela pour vous améliorer la prochaine fois?
  5. Lecture : Colossiens 4.2-6. Êtes-vous sage? Qu’est-ce que la vraie sagesse? Que signifie « conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors »?
  6. Lecture : Colossiens 4.2-6. Que devriez-vous changer dans la gérance du temps que le Seigneur vous prête? Quel premier pas concret allez-vous faire dans ce sens?