Cette prédication sur Romains 8.28 a pour sujet la bonne providence de Dieu envers ses enfants qui savent que leur Père céleste fait concourir toutes choses et toutes circonstances pour le bien de ceux qui aiment Dieu et qu'il a appelés selon son dessein.

Prêché durant l'ère précovidienne:

Prêché durant l'ère covidienne:

 

7 pages.

Dieu promet une bonne année à ses enfants

« J’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité — non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise — avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Bien plus : nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous avons été sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à ce sujet? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? Qui accusera les élus de Dieu? Dieu est celui qui justifie! Qui les condamnera? Le Christ-Jésus est celui qui est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! Qui nous séparera de l’amour de Christ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit : À cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. »

Romains 8.18-39

Bien-aimés du Seigneur,

Cette dernière semaine, j’ai été pas mal bousculé. À vrai dire, j’ai fait trop de hors-piste et j’ai même subi un réchauffement climatique du cerveau assez exponentiel. Je travaille à l’aplatissement de la courbe en ce moment. Et donc, je n’ai pas réussi à préparer ma prédication, malheureusement. Alors, que faire? J’ai décidé de tenter une expérience. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je sors du congélateur une vieille prédication. Elle est datée du 5 janvier 2014. Elle vient d’une époque très lointaine, à l’ère précovidienne antérieure. Vous vous en souvenez? C’était l’époque où on ne portait pas de masque. On ne connaissait pas les masques. On était malpropre, on ne se lavait jamais les mains. On se donnait des poignées de main, comme ça, en direct. On se voyait le visage. On se réunissait le dimanche pour adorer Dieu ensemble, pour chanter, prier ensemble. Écouter ensemble sa Parole. Après le culte, on échangeait ensemble. On prenait souvent des repas ensemble, tous collés à la même table, à manger dans le même bol, quasiment avec la même fourchette. On se pilait sur les pieds dans la cuisine. On faisait la vaisselle ensemble, coude à coude. On était tellement insouciant. On en voyait même qui se donnaient des bisous, peau contre peau, qui se faisaient des accolades. Mais tout ça, c’est révolu. Tout ça appartient au lointain passé dont on a peine à se souvenir. Aujourd’hui, nous vivons à l’ère covidienne. Tout a changé, tout a basculé, tout est différent.

Alors, que peut bien valoir une antique prédication précovidienne? Elle est sûrement démodée, périmée, bonne à être jetée à la poubelle. Bon, de toute façon, je n’ai pas le choix, et vous non plus, d’ailleurs. Alors, tentons l’expérience. On verra bien. Elle a été donnée le premier dimanche de l’année, il y a un léger décalage au calendrier, mais nous sommes encore en janvier, donc ça va.

Dans un instant, Marilou pèsera sur le bouton précovidien, et je serai transporté back to the past. Attention! Trois, deux, un…

Bien-aimés du Seigneur,

Comme le veut la coutume, au début de la nouvelle année, nous nous souhaitons une bonne et heureuse année! N’est-ce pas une belle coutume? Échanger des vœux sincères et cordiaux. Et pourtant, que savons-nous de l’année qui vient? Sera-t-elle vraiment une bonne et heureuse année? Serons-nous les témoins de guerres ou de catastrophes naturelles dans le monde? Vivrons-nous la prospérité ou la récession? Sur le plan personnel, serons-nous les témoins d’une déception ou même d’une tragédie? Aurons-nous la santé pour accomplir nos travaux, nos études et servir le Seigneur? Et notre Église, comment va-t-elle se développer? Quelles bénédictions recevrons-nous? Quelles difficultés allons-nous rencontrer? Comment souhaiter une bonne année sans avoir quelques doutes à l’esprit, peut-être même des anxiétés profondes?

La semaine dernière, nous avons vu que la foi fait confiance en Dieu pour l’avenir. La foi d’Isaac et tout ce que Dieu a fait dans sa vie nous encourage à mettre notre foi en Dieu. Mais la foi, pour être solide, doit se baser sur des promesses de Dieu bien précises. Notre texte d’aujourd’hui contient une promesse remarquable sur laquelle nous pouvons ancrer solidement notre foi. Ce texte nous dit que la nouvelle année sera une bonne année pour les enfants de Dieu, peu importe ce qui va arriver. Voici la promesse qui nous est faite en Romains 8.28 : « Nous savons du reste que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

1. La promesse est certaine : « Nous savons »🔗

Oui, comme chrétiens, nous savons beaucoup de choses sur Dieu, sur nous-mêmes, sur le monde. Nous sommes tellement privilégiés : Nous sommes unis à Jésus-Christ, des enfants du Père, le Temple du Saint-Esprit, éclairés par la bonne Parole de Dieu, membres de la famille de Dieu. Mais nous avons nos limites. Nous ne savons pas tout. Qui aurait pu prédire en janvier 2013 de quoi serait faite l’année qui vient de se terminer? Quelles allaient être nos joies et nos peines de l’année 2013? Et qui peut prédire de quoi sera fait 2014? Notre vie conjugale. Nos relations familiales. Notre santé. Notre vie professionnelle. Le développement de l’Église.

En réalité, nous ne savons même pas ce qui est vraiment bon pour nous. En Romains 8, Paul nous rappelle que nous vivons dans un monde déchu, une création qui souffre et soupire. Nous subissons les conséquences désastreuses du péché. Au milieu des « souffrances du temps présent », dans « notre faiblesse », Paul nous dit, au verset 26, que « nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières ». N’est-ce pas un bon verset pour nous garder humbles? Nous ne savons pas comment prier ni même ce que nous devrions demander au Seigneur pour l’année 2014. Dans notre faiblesse, le Saint-Esprit intercède pour nous par des soupirs inexprimables. Oh, comment saurions-nous ce qui est bon pour nous et ce qui peut nous rendre heureux en 2014?

Et pourtant, nous savons, dit Paul, nous savons une chose. La promesse est certaine. Et cette promesse, c’est qu’en toutes choses, même au milieu des souffrances et des faiblesses, Dieu agit pour le bien de ceux qui l’aiment. Paul ne dit pas : « Je pense que c’est vrai. » « Je suis presque certain que c’est vrai. » « C’est mon opinion, et je la respecte. » Non, pas du tout. « Nous savons. » Nous connaissons Dieu, en Jésus-Christ, et lui, il nous connaît, et nous lui appartenons. « Je suis ton Dieu, et tu es mon peuple. » Il nous a donné sa Parole et son Esprit. Et alors, nous savons par la foi. Au milieu des épreuves de la vie, dans la confusion, malgré mon ignorance et mes craintes, et malgré ce qui m’arrive aujourd’hui, je sais que tout ce qui m’arrive contribue à mon bien. Ma vie n’est pas sous le signe de la chance ou d’une bonne étoile. C’est Dieu, notre bon Père, qui dirige et contrôle toutes choses.

On peut le savoir, encore faut-il le vivre. Un parachutiste peut savoir que son parachute est de bonne qualité, qu’il a été bien plié et qu’il a été vérifié deux fois. Mais quand arrive le moment de sauter de l’avion, tout à coup il n’est plus certain, il commence à douter. Mon parachute va-t-il s’ouvrir? Quelqu’un a déjà dit : « La foi en Dieu, c’est comme un parachute. Nous sommes très contents de l’avoir avec nous, mais nous espérons n’avoir jamais besoin de l’utiliser… » Nous sommes au début de l’année. C’est facile de dire : « Oui, je sais que Dieu est souverain. » Mais quand arrive un imprévu, une contrariété, un accident, on commence à douter. Est-ce que Dieu sait vraiment ce qu’il fait? Est-ce qu’il dirige ma vie pour le mieux? Nous avons tellement besoin d’apprendre à nous reposer en Dieu et lui faire entièrement confiance. Romains 8.28 : Quel réconfort pour nous! Nous pouvons entreprendre l’année 2014 avec confiance.

2. La promesse est globale : « Toutes choses coopèrent à notre bien »🔗

« Toutes choses »? Mais qu’est-ce que ça veut dire? « Toutes choses » veut dire exactement ce que ça dit. Que Dieu agit pour notre bien à tout moment et en toutes circonstances, sans exception. Le contexte est très clair. Au verset 18, Paul réconforte les chrétiens de Rome dans « les souffrances du temps présent ». Qui est mieux placé que Paul pour connaître la souffrance et la peine? Selon les versets 19 à 22, la création entière a été soumise à la vanité, sous l’emprise de la corruption; elle souffre et soupire elle aussi. Elle a une espérance, la délivrance, la rédemption finale par Jésus-Christ, et nous aussi nous avons cette belle espérance. Une gloire sans commune mesure comparée aux souffrances du temps présent. Mais dans le présent, comme elles sont pénibles les douleurs de l’enfantement! Et pourtant, dans tout cela, Dieu demeure le Maître. Il fait tout concourir à notre bien!

Pas seulement un bien futur, que nous espérons dans l’avenir, mais un bien présent. Paul ne dit pas : « Toutes choses vont concourir », mais « toutes choses concourent », le verbe est au présent. Nous avons une grande espérance, la gloire à venir (Rm 8.18-25), mais Dieu travaille à notre bien dès aujourd’hui, dans le temps présent. Pas seulement dans la santé et la prospérité, mais aussi dans la maladie et dans la pauvreté; dans le deuil et dans les conflits conjugaux; dans les inquiétudes familiales et dans la solitude; dans l’oppression et la persécution. Et même si l’année dernière nous avons été coupables de plusieurs péchés, et si nous en portons encore aujourd’hui les conséquences néfastes, Dieu promet de changer à notre avantage le mal que nous commettons. Non pas pour nous excuser ou nous rendre paresseux, mais parce que Jésus a payé pour nous libérer du péché.

Dans notre Catéchisme, à la question 26 sur la providence, nous confessons : « En lui je me confie, et je suis sûr qu’il me donne tout ce qui est nécessaire à mon corps et à mon âme et qu’il fait tourner à mon bien tout le mal qu’il m’envoie dans cette vallée de larmes. » Comment comprendre? Comment expliquer que tout concourt à notre bien « dans cette vallée de larmes »? Impossible de comprendre. Dieu ne nous révèle pas tous les « pourquoi » et les « comment ». Joseph en Égypte, est-ce qu’il savait pourquoi Dieu avait permis qu’il aille en prison? Pourquoi ses frères jaloux l’avaient vendu? Pourquoi tant de misère? Il n’en savait rien. Il l’a compris seulement plus tard, quand il a vu la main de Dieu l’établir prince en Égypte pour sauver sa famille. Nos épreuves sont souvent des énigmes. Notre faible intelligence est incapable de décortiquer le plan de Dieu. Ô profondeur de la sagesse de Dieu! Ayons simplement confiance en Dieu. Il est sage. Il ne se trompe jamais.

Le dernier paragraphe de Romains 8 nous met sur la bonne piste. Paul sait très bien que la vie présente est remplie de souffrances. Regardez au verset 35 : « la tribulation » (c’est-à-dire l’épreuve), « l’angoisse » (on pourrait dire les anxiétés, les inquiétudes), ensuite : « la persécution, la faim, le dénuement, le péril, l’épée », etc. Mais comment donc ces difficultés peuvent-elles concourir à notre bien? Paul ne répond pas. Il dit simplement d’un cœur croyant, au verset 31 : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? » Une promesse globale, englobante. Pas besoin de comprendre toutes les voies de Dieu. Croyons simplement que Dieu, qui a donné son propre Fils pour nous, ne va pas nous laisser tomber. La promesse des versets 38 et 39 nous suffit :

« Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en haut, ni ceux d’en bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. »

3. La promesse est spécifique : « Pour ceux qui aiment Dieu »🔗

L’Évangile est tellement riche. Mais la promesse est-elle pour tout le monde? Dieu agit-il pour le bien de tous et de chacun, sans distinction? La réponse est non. La Parole de Dieu est claire : « toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Ce n’est pas tout le monde qui aime Dieu. Dans le texte original, la phrase est inversée, comme pour souligner cette idée : « Pour ceux qui aiment Dieu, toutes choses coopèrent au bien. » C’est une façon d’attirer l’attention, pour souligner le fait que la promesse est vraie uniquement pour ceux qui aiment Dieu.

Ici, nos cœurs sont mis à nu. Nos motivations profondes sont scrutées à la loupe, sondées au microscope. « Ceux qui aiment Dieu. » On peut bien dire « Seigneur, Seigneur ». On peut avoir professé publiquement sa foi et faire semblant d’être chrétien, mais cette parole s’applique uniquement à ceux qui ont réellement un cœur pour Dieu; aux chrétiens véritables, qui aiment Dieu et dont les yeux sont fixés sur Dieu. Non pas ceux qui en ont l’apparence extérieure, mais ceux dont le cœur est réellement transformé. Est-ce que vous aimez Dieu? L’aimez-vous de tout cœur?

Bien sûr, nous sommes encore tous pécheurs, avec beaucoup d’imperfections, tout comme les chrétiens à qui Paul s’adressait et qui étaient des pécheurs pardonnés. Mais justement les pécheurs pardonnés sont renouvelés par le Saint-Esprit. Ils ont reçu un cœur nouveau pour aimer Dieu et des forces nouvelles pour le démontrer par leur vie. Pourquoi telle épreuve dans ma vie? Pourquoi tel problème qui m’assaille? Je ne sais pas, mais je dois quand même répondre à Dieu. J’ai une responsabilité. Même sous la pression, je dois répondre avec obéissance, l’obéissance de la foi. Celui qui m’aime, dit le Seigneur, garde mes commandements.

Plusieurs dans le monde sont très optimistes : « Les choses vont toujours s’arranger; ça va marcher comme sur des roulettes. » Peu importe ce qu’on fait. On peut vivre pour son propre plaisir, ses ambitions personnelles, sans foi ni loi. Ça va toujours bien aller. Eh bien non, la Parole de Dieu ne promet aucun réconfort à ceux qui n’aiment pas Dieu. « Toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Quelle promesse pleine de richesse! Et quel avertissement sérieux pour ceux qui ne l’aiment pas! Pour eux, c’est la colère de Dieu qui demeure sur eux et qui un jour va se déverser pleinement sur eux. Le jour de la colère de Dieu, quel jour terrible ce sera!

Mais pour ceux qui aiment Dieu, pour ceux qui sont consacrés à son service, Dieu orchestre tout pour leur bien. Le Père céleste nous envoie des difficultés, mais celui qui a les yeux fixés sur Dieu a confiance d’être en parfaite sécurité, peu importe ce qui lui arrive.

Alors la question la plus importante pour 2014 n’est pas : Que nous arrivera-t-il? Qu’arrivera-t-il à nos enfants? Qu’arrivera-t-il à notre Église? Ce sont des questions importantes, bien sûr, mais la question la plus importante pour 2014 est celle-ci : Aimons-nous le Seigneur notre Dieu? Sommes-nous empressés de faire sa volonté? Notre objectif premier, est-ce la gloire de Dieu, au service de Dieu, unis à la famille de Dieu? L’aimons-nous d’un amour dévoué, de tout cœur? Comme un mari fidèle qui aime sa femme et qui se dévoue pour elle, comme une femme qui aime son mari et qui est heureuse de vivre avec lui tous les jours de sa vie. Je t’appartiens, Seigneur; je suis en toute sécurité, peu importe ce qui m’arrive, car tu es mon Dieu. Je t’aime Éternel, car tu m’as aimé le premier.

4. La promesse est fermement résolue : « Selon son dessein »🔗

Mais qui sont donc ces gens qui aiment Dieu? D’où viennent-ils? Dieu a un dessein, un plan. Ils viennent de l’appel de Dieu. Paul ajoute qu’ils sont « appelés selon son dessein ». Ces gens qui aiment Dieu ont reçu un appel de Dieu. Avez-vous entendu son appel? Avez-vous répondu à son appel? Depuis la chute, le péché s’est étendu à tous les hommes. La colère de Dieu est sur nous tous. Par nature, nous sommes des pécheurs voués à la corruption, à la vanité et à la mort. Mais Dieu a depuis toujours conçu un plan de salut. Il nous a appelés pour que nous puissions sortir de cette misère. Son appel est puissant, libre et souverain. Autrement dit, aimer Dieu et avoir la promesse que tout concourt à notre bien est un privilège que Dieu nous accorde par pure grâce. La promesse est vraie parce que tout vient de Dieu, selon Romains 8.30 : « Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Ce verset présente la chaîne en or du salut, qui traverse le temps, d’une éternité à l’autre éternité. Tout le salut vient de lui, de A à Z. En Romains 9:15, nous lisons : « Je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’aurai compassion. » De qui dépend sa compassion? De lui ou de nous? Puis, en Romains 9.16 : « Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » De lui seul! Et enfin, en Romains 11.33 : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles!… Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour? »

C’est Dieu qui amène des pécheurs à aimer Dieu. C’est Dieu qui change nos cœurs pour nous rendre capables de vivre pour lui. Oui, Dieu fait vraiment tout concourir pour notre bien! Soyons-en assurés. Tout commence avec lui. Et tout s’achève par lui. Il a fermement résolu d’en sauver plusieurs de l’esclavage de la corruption. Il a fermement résolu d’amener ses élus à la gloire. Et son dessein, son plan, il l’accomplit jusqu’à la fin.

Bien-aimés du Seigneur, nous pensons savoir ce qui est bon pour nous. Ah! si nous avions le contrôle des événements, si les choses arrivaient comme nous voulons, nous pensons que ça irait bien mieux, n’est-ce pas? Si nous pouvions organiser les choses à notre façon, nous nous imaginons que nous pourrions tous être riches, en santé, intelligents. Nous aurions une vie paisible, pas de conflit, pas de guerre, pas de problème, du plaisir, la belle vie. Imaginez que vous soyez capables de tout décider ce qui va vous arriver en 2014. Ça irait bien mieux, pensons-nous. Eh bien non! Notre orgueil nous trompe. Si pendant un seul instant, Dieu n’était plus le Maître souverain, ce serait un fiasco. Si j’étais le capitaine de ma vie, même une seule journée, même un seul instant, ce serait le désastre, avec tous mes péchés et toutes mes imperfections. Oh! quel soulagement! « Mes destinées sont dans ta main » (Ps 31.16).

Mettons donc notre confiance dans la promesse de Dieu. Une promesse certaine, globale, spécifique, fermement résolue. Le Seigneur a soigneusement préparé notre avenir. Chaque détail est planifié pour que tout concoure à notre bien. Nous ne comprenons pas tout ce qui nous blesse et nous fait souffrir. Nous n’avons pas besoin de tout comprendre. Aimons-le en lui faisant confiance. Croyons dans sa promesse. Il nous tient dans sa main et ne fait pas d’erreur. Tous ceux qui aiment Dieu peuvent avoir l’assurance que Dieu fera de l’année 2014 une bonne et heureuse année!

Et j’allais dire « Amen », mais je me retiens. Marilou, tu peux peser sur le bouton de l’ère covidienne. Dans un instant, je serai transporté back to the future. Attention! Trois, deux, un…

Alors, avez-vous aimé l’expérience? Est-elle concluante? Amen.