Cet article a pour sujet le changement du climat induit par l'homme qui est faible et non dangereux, et ne justifie pas des politiques de réduction d'émission de dioxyde de carbone qui réduirait l'accès à l'énergie nécessaire pour sortir les gens de la pauvreté.

Source: Cornwall Alliance. 6 pages. Traduit par Paulin Bédard

Lettre ouverte sur le changement climatique À la population, à ses représentants locaux, aux assemblées législatives et aux gouverneurs des États, au Congrès et au président des États-Unis d’Amérique

  1. L’exceptionnalisme humain et le rôle de l’humanité sur la terre
  2. Comment les sociétés surmontent la pauvreté
  3. Des preuves empiriques suggèrent que l’utilisation de combustibles fossiles ne provoquera pas de réchauffement catastrophique
  4. Dans un avenir prévisible, les énergies éolienne et solaire ne peuvent pas remplacer efficacement les combustibles fossiles et l’énergie nucléaire
  5. Les pauvres seraient les plus touchés par les tentatives de restriction de l’utilisation de l’énergie à des prix abordables
  6. Une énergie abordable peut aider des millions de pauvres dans le monde à sortir de la pauvreté
  7. L’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique favorise la croissance des plantes
  8. Résumé et appel à l’action

Le changement climatique induit par l’homme, également connu sous le nom de réchauffement climatique anthropique (RCA), est réel. Les questions cruciales auxquelles sont confrontés le public et les décideurs politiques portent sur son ampleur, ses avantages et ses inconvénients par rapport aux avantages et aux inconvénients des activités qui l’entraînent, et les avantages et les inconvénients des réponses proposées pour y faire face.

Lorsque le peuple américain et ses représentants politiques formulent une politique concernant le RCA, ils doivent tenir compte des éléments suivants :

1. L’exceptionnalisme humain et le rôle de l’humanité sur la terre🔗

La pauvreté extrême, la faim généralisée, les maladies endémiques et la courte durée de vie étaient la condition ordinaire de l’humanité jusqu’aux deux derniers siècles et demi. Ces tragédies sont normales lorsque les êtres humains agissent et sont traités comme de simples animaux, qui doivent se soumettre à la nature. L’héritage judéo-chrétien (Gn 1.28; 2.15), en accord avec le bon sens, enseigne au contraire que les êtres humains sont exceptionnels, capables de dominer la nature, de se libérer de la pauvreté et de la faim pour vivre longtemps et en bonne santé. Notre domination sur la nature ne doit pas ressembler au règne abusif d’un tyran, mais à la domination aimante et généreuse de Dieu le Créateur (Gn 2.15). Elle devrait donc s’exprimer à travers l’amélioration de la fécondité, de la beauté et de la sécurité de la terre (Gn 1.1-31; 2.4-14), à la gloire de Dieu et pour le bien de notre prochain (Mt 22.36-38).

2. Comment les sociétés surmontent la pauvreté🔗

Notre tradition morale judéo-chrétienne accorde une grande priorité à la protection et à l’aide aux pauvres (Ps 41.1; Ga 2.10). Elle enseigne également — tout comme le fait l’histoire économique — que ce qui délivre les gens de la pauvreté matérielle absolue est une combinaison d’institutions morales, sociales, politiques, scientifiques et technologiques. Celles-ci incluent la science et la technologie fondées sur une vision du monde physique compris comme étant un cosmos ordonné que les créatures rationnelles peuvent comprendre et exploiter pour le bien de l’humanité; le droit à la propriété privée, l’esprit d’entreprise et le commerce généralisé, protégés par l’État de droit appliqué par des gouvernements limités et réceptifs; et l’énergie abondante, abordable et fiable produite à partir de sources à haute densité, transportables et constamment accessibles. En remplaçant les muscles des animaux et des humains et les sources d’énergie à faible densité comme le bois, le fumier et d’autres biocarburants, ainsi que les énergies éolienne et solaire intermittentes à faible densité, les combustibles fossiles et nucléaires ont libéré les gens des tâches élémentaires de survie pour qu’ils puissent consacrer leur temps et leur énergie corporelle à d’autres occupations.

3. Des preuves empiriques suggèrent que l’utilisation de combustibles fossiles ne provoquera pas de réchauffement catastrophique🔗

Beaucoup craignent que les émissions de dioxyde de carbone provenant de l’utilisation de combustibles fossiles mettent en danger l’humanité et l’environnement parce qu’elles entraînent un réchauffement climatique dangereux et sans précédent dans l’histoire. Cela a conduit de nombreuses personnes bien intentionnées à demander une réduction des émissions de dioxyde de carbone et donc une réduction de l’utilisation des combustibles fossiles.

Les modèles climatiques informatiques de l’effet de réchauffement du dioxyde de carbone atmosphérique accru sont à la base de cette crainte. Cependant, pour que l’élaboration des politiques soit valable, les modèles climatiques informatisés doivent être validés par des observations réelles, ce qui n’a pas été le cas. Au fil du temps, la température moyenne mondiale (TMM) observée s’écarte de plus en plus de la TMM modélisée.

En moyenne, les modèles simulent plus du double du réchauffement observé sur la période pendant laquelle le réchauffement anthropique est censé avoir été le plus important (environ les 35 dernières années). Aucun ne simule l’absence totale de réchauffement observé au cours des 20 dernières années environ à la surface de la Terre et de 17 à 27 ans dans la basse troposphère (où nous vivons)1. Plus de 95 % simulent un réchauffement plus important que celui observé. Ces données confirment l’observation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIÉC) des Nations Unies selon laquelle nous connaissons actuellement une absence de réchauffement climatique suffisamment longue pour être presque impossible à concilier avec les modèles.

Tout cela montre de plus en plus clairement que les modèles exagèrent considérablement l’effet de réchauffement du dioxyde de carbone. Les erreurs des modèles ne sont pas aléatoires — aussi souvent au-dessus qu’en dessous des températures observées, et d’une ampleur similaire —, mais constamment au-dessus des températures observées, ce qui montre que les modèles sont biaisés. La divergence importante et croissante entre les simulations des modèles et la TMM observée réduit considérablement la crédibilité des modèles, tant pour la prévision de la future TMM que pour l’information qui pourra guider les politiques.

La vision judéo-chrétienne du monde a fourni la base de la méthode scientifique en enseignant qu’un Dieu rationnel a conçu un univers ordonné pour qu’il soit compris et contrôlé par des personnes rationnelles faites à son image (Gn 1.26), ce qui explique pourquoi la science en tant qu’activité systématique est apparue dans l’Europe médiévale. Paul, l’un des apôtres du Christ, a même affirmé l’essence de la science lorsqu’il a écrit : « Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon » (1 Th 5.21). Dans cet esprit, le physicien Richard Feynman, lauréat du prix Nobel, a expliqué « la clé de la science » de cette façon :

« En général, nous recherchons une nouvelle loi par le processus suivant. D’abord, nous faisons une supposition. Ensuite, nous calculons les conséquences de cette supposition pour voir ce qu’elle impliquerait si la loi que nous avons devinée était juste. Ensuite, nous comparons le résultat du calcul à la nature, au moyen de l’expérimentation ou de l’expérience, nous la comparons directement avec l’observation, pour voir si cela fonctionne. Si elle est en désaccord avec l’expérience, elle est erronée. Cette simple affirmation est la clé de la science. Peu importe que votre supposition soit belle, peu importe que vous soyez intelligent, peu importe qui a fait la supposition ou quel est son nom — si elle n’est pas en accord avec l’expérience, elle est fausse. C’est tout ce qu’il y a à dire.2 »

Nous ajoutons à la déclaration de Feynman : Peu importe le nombre de personnes qui sont d’accord avec votre supposition. La méthode scientifique ne fait jamais appel au consensus. Elle exige que les théories soient testées par l’observation empirique. Ce test établit que les modèles sont faux. Ils ne fournissent donc aucune base rationnelle pour prévoir un dangereux réchauffement climatique induit par l’homme et aucune base rationnelle justifiant les efforts visant à réduire le réchauffement, que ce soit en limitant l’utilisation des combustibles fossiles ou par tout autre moyen.

4. Dans un avenir prévisible, les énergies éolienne et solaire ne peuvent pas remplacer efficacement les combustibles fossiles et l’énergie nucléaire🔗

Les combustibles fossiles, en raison de leurs coûts inférieurs et de leur efficacité supérieure, représentent plus de 85 % de la consommation mondiale totale d’énergie, et l’énergie nucléaire environ 6 %. Les énergies éolienne et solaire, en raison de leur coût plus élevé et de leur efficacité moindre, ne représentent que quelques pour cent. Le remplacement obligatoire des sources constantes à haute densité, comme les combustibles fossiles, par des sources d’énergie intermittentes à faible densité, comme les énergies éolienne et solaire, avant que ces dernières technologies ne deviennent économiquement compétitives, serait catastrophique pour les pauvres de ce monde. Cela augmenterait le coût et réduirait simultanément la fiabilité et la disponibilité de l’énergie, en particulier de l’électricité. Cela augmenterait à son tour le coût de tous les autres biens et services, en particulier les denrées alimentaires, car tous ces biens et services ont besoin d’énergie pour être produits et transportés. Cela détruirait des centaines de milliers d’emplois en Amérique et, en ralentissant la croissance économique, empêcherait la création de millions d’autres ici et à l’étranger, en particulier dans le monde en développement. Cela ralentirait l’émergence des pauvres hors de la pauvreté et menacerait d’y renvoyer des millions de personnes. Cela rendrait les réseaux électriques instables, entraînant des pannes et des coupures de courant plus fréquentes et plus étendues, plus coûteuses et souvent fatales — des événements heureusement rares dans les pays riches, mais bien trop familiers à des milliards de personnes vivant dans des pays dépourvus de réseaux électriques complets et stables alimentés par des combustibles fossiles ou nucléaires stables.

5. Les pauvres seraient les plus touchés par les tentatives de restriction de l’utilisation de l’énergie à des prix abordables🔗

Ce sont les pauvres, que ce soit en Amérique ou ailleurs, qui souffriront le plus de ces politiques. Les plus pauvres du monde — les 1,3 milliard d’habitants des pays en développement qui dépendent du bois et des excréments séchés comme principaux combustibles pour la cuisine et le chauffage, dont la fumée tue quatre millions de personnes et en affaiblit temporairement des centaines de millions chaque année — seront condamnés à des générations supplémentaires de pauvreté et à ses conséquences mortelles. Au lieu de cela, ils ont désespérément besoin de remplacer ces combustibles primitifs et sales par l’électricité, dont les sources les plus abordables sont les combustibles fossiles.

Les pauvres du monde développé ont eux aussi besoin de plus d’électricité et d’autres énergies provenant de combustibles fossiles, et ce à moindre coût. En moyenne, ils consacrent à l’énergie plus de deux fois plus de leurs revenus que la classe moyenne. Lorsque les gouvernements imposent le remplacement des combustibles fossiles par les énergies éolienne et solaire, les pauvres concernés perdent l’accès à une alimentation, un logement, une éducation et des soins de santé décents, et bien plus encore à mesure que le coût de l’énergie augmente. Certains meurent de froid, comme des dizaines de milliers de personnes au Royaume-Uni au cours de plusieurs hivers récents, en raison de la ruée de ce pays vers le remplacement du charbon par les énergies éolienne et solaire pour produire de l’électricité, car ils sont incapables de payer leurs factures d’électricité et d’acheter suffisamment de nourriture.

6. Une énergie abordable peut aider des millions de pauvres dans le monde à sortir de la pauvreté🔗

Les mêmes modèles climatiques informatisés qui exagèrent l’effet de réchauffement du dioxyde de carbone atmosphérique simulent néanmoins à juste titre qu’un développement économique plus important causé par l’utilisation croissante des combustibles fossiles ajoutera davantage de dioxyde de carbone à l’atmosphère. Par conséquent, le GIÉC constate que les scénarios d’avenir les plus chauds sont aussi les plus riches, en particulier pour les sociétés qui sont maintenant les plus pauvres.

Les risques de pauvreté et les politiques énergétiques malavisées qui la prolongeraient dépassent de loin les risques de changement climatique. Une richesse suffisante permet aux gens de prospérer dans un large éventail de climats, chauds ou froids, humides ou secs. La pauvreté nuit à la santé et à la vie humaines, même dans les meilleurs climats. Il s’ensuit que, puisque réduire l’utilisation des combustibles fossiles signifie réduire le développement économique, cela signifie également condamner les sociétés pauvres à rester pauvres et exiger des pauvres d’aujourd’hui qu’ils se sacrifient pour les plus riches de demain, ce qui est une injustice flagrante.

7. L’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique favorise la croissance des plantes🔗

Si l’ajout de dioxyde de carbone dans l’atmosphère provoque un réchauffement bien moins important que ce que l’on craignait auparavant, cet ajout a par ailleurs un effet positif sur la vie végétale. Scientifiquement compris, le dioxyde de carbone n’est pas un polluant, mais un gaz inoffensif à vingt fois sa concentration atmosphérique actuelle et vital pour toute vie sur la terre.

Avec plus de dioxyde de carbone dans l’air, les plantes poussent mieux dans des températures plus chaudes et plus fraîches et dans des sols plus humides et plus secs, elles font un meilleur usage des nutriments du sol et résistent mieux aux maladies et aux parasites, ce qui augmente leur production de fruits, élargit leur aire de répartition et rend la terre plus verte. Cela permet de mettre davantage de nourriture à la disposition de toutes les autres créatures, en particulier les pauvres de ce monde, à mesure que les rendements agricoles augmentent, rendant la nourriture plus abordable. Le remplacement du charbon, du pétrole et du gaz naturel par l’énergie éolienne, l’énergie solaire et d’autres sources d’énergie à faible densité nuit donc aux pauvres, non seulement en augmentant les prix de l’énergie (et de tous les autres biens et services), mais aussi en réduisant la production alimentaire. Cela nuit également au reste de la vie sur terre en la privant de l’effet fertilisant de l’augmentation du dioxyde de carbone.

En utilisant les combustibles fossiles pour produire de l’énergie afin de sortir des milliards de précieux enfants de Dieu de la pauvreté, nous libérons du tombeau de la terre le dioxyde de carbone dont dépendent les plantes et donc tout le reste de la vie. Cela révèle magnifiquement la sagesse du Créateur et le soin qu’il apporte à toute sa création — les hommes, les animaux, les plantes et la terre elle-même.

8. Résumé et appel à l’action🔗

Le changement climatique est en grande partie naturel et cyclique; la contribution humaine à ce changement est faible et non dangereuse; les tentatives de réduire la contribution humaine en réduisant les émissions de CO2 causeraient plus de mal que de bien; une utilisation accrue des combustibles fossiles est nécessaire pour fournir l’énergie abondante, abordable et fiable indispensable pour sortir et maintenir les sociétés hors de la pauvreté. Bien que les émissions de CO2 réchauffent légèrement la terre, elles ne la réchauffent pas dangereusement, et les avantages de l’utilisation des combustibles fossiles, notamment pour permettre à des sociétés entières de sortir et de rester hors de la pauvreté, dépassent de loin les risques qui pourraient accompagner leur faible contribution au réchauffement climatique.

À la lumière de ces considérations,

  1. Nous appelons le peuple américain à s’exprimer contre les politiques visant à freiner le réchauffement climatique et à faire connaître son point de vue aux leaders d’opinion aux niveaux local, régional et national.

  2. Nous appelons les décideurs politiques locaux, régionaux et fédéraux à s’exprimer contre tout accord mondial qui nécessiterait de telles politiques et à refuser d’approuver un tel accord.

  3. Nous appelons les médias à la fois à résister aux demandes des alarmistes climatiques de conformer leur couverture de la science et de la politique climatiques à tout consensus selon lequel l’activité humaine est à l’origine d’un changement climatique dangereux et à refuser de qualifier de « négateurs » ceux qui remettent en cause un tel consensus pour des raisons scientifiques, terme péjoratif incompatible avec une discussion rationnelle, ouverte et respectueuse des questions scientifiques.

Il est à la fois imprudent et injuste d’adopter des politiques, que ce soit au niveau local, régional ou fédéral, encore plus un accord mondial, exigeant une réduction de l’utilisation des combustibles fossiles pour l’énergie. De telles politiques condamneraient des centaines de millions de nos semblables à une pauvreté permanente et mettraient des centaines de millions d’autres en danger de retourner à la pauvreté dont ils sont issus, sans pour autant apporter un bénéfice climatique significatif. Nous vous demandons respectueusement de les rejeter.

Notes

1. R. R. McKitrick, « HAC-Robust Measurement of the Duration of a Trendless Subsample in a Global Climate Time Series » [HAC - Mesure rigoureuse de la durée d’un sous-échantillon sans tendance dans une série chronologique sur le climat mondial], Open Journal of Statistics, 2014 (4):527-535.

2. Richard Feynman, The Character of Physical Law [La nature des lois physiques], Londres, British Broadcasting Corporation, 1965, 4.