Cette méditation a pour sujet notre espérance dans le salut final et nos soupirs actuels.

Source: Aujourd'hui devant Dieu. 2 pages.

Espère dans le Seigneur

29jour du 8mois

Lecture : Éphésiens 4.17 à 5.2

Cependant, nous ne le sommes encore que par la foi et non point par une claire vue. Car « c’est en espérance que nous sommes sauvés », mais l’espérance qui voit n’est plus l’espérance. « L’abîme appelle encore l’abîme », mais déjà par la voix de vos cataractes. Celui qui dit : « Je n’ai pu vous parler, comme à des créatures spirituelles, mais comme à des créatures charnelles », celui-là ne pense pas avoir encore atteint le but, et, « oubliant ce qui est derrière lui, il avance vers ce qui est devant lui » et « il gémit sous le poids qui l’accable », et « son âme a soif du Dieu vivant, comme le cerf a soif des eaux de source », et il dit : « Quand donc arriverai-je? » Car il désire « l’abri de sa demeure, qui est au ciel », et il interpelle l’abîme inférieur en ces termes : « Ne vous conformez pas à ce siècle, mais réformez-vous et renouvelez votre cœur » et : « Ne soyez pas des enfants par l’intelligence, mais soyez des tout-petits au regard de la malice, afin d’être parfaits par l’intelligence… », et encore : « Ô Galates stupides, qui vous a fascinés? » Mais ce n’est plus sa voix qui parle ainsi, c’est la vôtre; car vous avez envoyé votre Esprit du haut du ciel par celui qui « est monté au ciel », et a ouvert les « cataractes de ses dons, afin qu’un torrent de joie se répandît dans votre cité ».

C’est pour cette cité que soupire « l’ami de l’Époux », qui possède déjà les prémices de l’Esprit, mais qui gémit encore, parce qu’il attend l’adoption et le rachat de sa personne. C’est pour elle qu’il soupire, car il est membre de l’Épouse du Christ; pour elle, il est plein de zèle, car il est « l’ami de l’Époux »; pour elle, non pour lui-même, car c’est par la voix de « vos cataractes » et non par sa propre voix qu’il s’adresse à l’autre abîme, objet de son zèle et de sa crainte. Il craint que, « comme le serpent trompa Ève par sa ruse, ainsi les intelligences débiles ne se gâtent et ne déchoient de la pureté » qui est dans notre Époux, votre Fils unique. Qu’elle sera éclatante cette lumière, lorsque nous le verrons tel qu’il est et que seront passées ces larmes qui sont devenues le pain de mes jours et de mes nuits, tandis qu’on me pose cette question quotidienne : « Où est ton Dieu? »

Et moi aussi, je dis : « Où êtes-vous, mon Dieu? Où donc êtes-vous? » « Je respire un peu en vous » lorsque « je répands mon âme en moi-même, dans un cri d’exaltation et de louange, véritable cri de fête ». Mais elle est triste encore, parce qu’elle retombe et devient abîme. Ma foi, que vous avez allumée dans la nuit devant mes pas, lui dit : « Pourquoi es-tu triste, ô mon âme, et pourquoi me troubles-tu? Espère dans le Seigneur. Son Verbe est une lampe pour tes pas. Espère, persévère, jusqu’à ce que soit passée la nuit, mère des méchants, jusqu’à ce que soit passée la colère du Seigneur, cette colère dont nous fûmes autrefois les fils, quand nous étions ténèbres. De ces ténèbres, nous traînons les restes dans ce corps que le péché a tué, jusqu’à ce que soufflent les brises du jour et que soient dissipées les ombres. »

Prière

Notre Père…