Cet article a pour sujet les conséquences néfastes de l'immoralité sexuelle sur la culture et la société, prédites par Sigmund Freud, confirmées par un sociologue et affirmées par Lévitique 18.

2 pages. Traduit par Paulin Bédard

Lévitique 18 - Le pays menace de nous vomir

Cela m’a surpris et secoué. J’ai découvert avec stupéfaction qu’une déclaration de Freud sur une attitude libertine envers la sexualité et ses conséquences confirmait l’enseignement de la Bible.

Mais je m’avance trop. Cette histoire a commencé en novembre 2024, alors que j’écrivais une série d’articles sur les 10 commandements. Je lisais également des livres de Philip Yancey et je savais qu’il avait écrit des articles pour Christianity Today. Par hasard (ou par providence), j’ai rapidement découvert son article « The Lost Sex Study » [L’étude perdue sur la sexualité]1.

Yancy faisait référence aux recherches menées dans les années 1930 par le sociologue d’Oxford J. D. Unwin. Unwin a écrit un ouvrage monumental intitulé Sex and culture [La sexualité et la culture]2. Unwin voulait tester l’affirmation de Freud selon laquelle les civilisations progresseraient plus rapidement si des coutumes sociales restrictives limitaient leurs énergies sexuelles. La liberté sexuelle s’accompagnerait d’un déclin culturel, tandis que la restriction sexuelle favoriserait le progrès culturel. Dans son introduction, Unwin explique qu’il a entrepris ses études avec un esprit ouvert à l’égard de la théorie de Freud. Il s’attendait à réfuter l’affirmation de Freud.

Cependant, après une étude exhaustive de nombreuses sociétés à différents stades de développement social, Unwin, surpris, est arrivé à la conclusion étonnante selon laquelle la prédiction de Freud s’est réalisée. Les sociétés qui ont réduit les possibilités sexuelles déploient les énergies les plus importantes. Unwin affirme que la polygamie est le signe d’une société sous-développée et que la promiscuité est le signe d’une société décadente. Ses recherches indiquent qu’on ne peut pas profiter à la fois des acquis culturels et de la liberté sexuelle, du moins pas à long terme. Unwin a constaté que, lorsque la chasteté prénuptiale stricte était abandonnée, la monogamie absolue, le déisme et la pensée rationnelle disparaissaient en l’espace de trois générations après le changement de liberté sexuelle.

Après avoir lu l’article de Yancey et des extraits d’Unwin, j’ai voulu savoir si la méthode de recherche d’Unwin se conformait aux normes scientifiques actuelles et si ses résultats restaient exacts.

Par exemple, si la méthodologie manque de validité, on ne peut pas savoir si les résultats se révèlent fiables. Aujourd’hui, le monde regorge de méthodes invalides, et les gens croient aux résultats. Malheureusement, certaines personnes ne remettent pas en question les affirmations de recherche non fondées et la désinformation scientifique.

Pour en revenir à mon histoire, j’ai providentiellement trouvé une critique de 34 pages de l’œuvre d’Unwin, datant de 2023, accompagnée de liens vers d’autres critiques3. L’étude d’Unwin s’est avérée empirique, utilisant une méthode inductive historique et ethnographique qui répondait aux normes de recherche actuelles.

La critique d’Arctotherium sur les travaux d’Unwin a également pris en compte des données plus contemporaines sur les sociétés florissantes et sur celles qui commencent à s’effondrer. Elle conclut que nous suivons une trajectoire de déclin et que celle-ci ne peut probablement pas être arrêtée. Yancy avait écrit : « Si nous érigeons la sexualité en un dieu, ce dieu échouera d’une manière qui affectera l’ensemble de notre société. »

(Remarque : J’ai trouvé que, dans l’analyse d’Arctotherium, les hommes n’étaient pas suffisamment tenus responsables pour la promiscuité sexuelle dans la société occidentale. La solution plus directe d’Unwin consistait simplement à rester fidèle à son partenaire).

Cela confirme le message de la Bible. Le chapitre 18 du Lévitique souligne le fait que l’adultère constitue un péché contre la société. Les versets 24 et 28 résument le chapitre. Nous lisons :

« Ne vous souillez par aucune de ces pratiques, car c’est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je chasse devant vous. […] Ainsi le pays ne vous vomira pas à cause de vos souillures, comme il aura vomi les nations qui s’y trouvaient avant vous. »

Moïse dit que l’une des raisons pour lesquelles Dieu a habilité Israël à conquérir le pays est que les Cananéens l’avaient souillé par leurs pratiques sexuelles. Moïse avertit également les Israélites que Dieu ne permettra pas à des sociétés sexuellement immorales de prospérer à long terme.

L’avertissement de Lévitique 18 se réalise chaque fois qu’une société sexuellement immorale subit une perte d’élan culturel.

La Bible dit que l’immoralité sexuelle est antisociale et qu’elle sape la dynamique même qui permet à la civilisation de progresser. Le pays a vomi les peuples qui se livraient à ces pratiques. Cela a d’énormes implications pour la société occidentale. Nous nous demandons pourquoi nos économies déclinent. Nous nous plaignons que le grand génie créatif des siècles précédents semble appartenir au passé. Peut-être, comme les grandes civilisations grecque et romaine avant nous, l’énergie productive de notre peuple se disperse à cause de notre obsession contemporaine pour le sexe. La Bible le dit clairement : l’immoralité sexuelle constitue une atteinte à la structure même de la société.

À moins d’un nouveau Grand Réveil, je vois peu d’espoir pour notre société. Pour nous, chrétiens, la première épître de Pierre et La Cité de Dieu d’Augustin deviendront de plus en plus pertinentes.

Notes

1. Philip Yancey, « The Lost Sex Study » [L’étude perdue sur la sexualité], Christianity Today, 12 septembre 1994.

2. Joseph Daniel Unwin, Sex and Culture [La sexualité et la culture], London, Oxford University Press, 1934, 676 pages.

3. « Review of J. D. Unwin’s Sex and Culture » [Critique de La sexualité et la culture de J. D. Unwin], Arctotherium, 6 janvier 2023.