Cet articles présente des raisons bibliques et théologiques pour lesquelles nous n'avons pas de raison de nous inquiéter du climat.

3 pages. Traduit par Paulin Bédard

Sept raisons pour lesquelles les chrétiens n’ont aucune raison de s’inquiéter du climat

Dans son infinie sagesse et sa miséricorde, Dieu a conçu et créé la terre et son climat de manière à ce qu’ils demeurent stables, autorégulateurs et capables d’accueillir des milliards d’êtres humains. De plus, Dieu continue d’œuvrer à la gestion de la terre et de son climat pour le bien de ses habitants.

Le débat sur le climat s’est principalement déroulé sous un angle factuel ou scientifique. Mais comment en parler selon une perspective théologique? Dieu aurait-il quelque chose à dire sur le climat qu’il a créé? L’orgueil représente certes un danger lorsqu’on cherche à connaître l’opinion divine, mais chercher à discerner sa pensée sur cet important sujet semble valoir la peine d’être tenté. Espérons que la vérité théologique sera présentée fidèlement et qu’elle suscitera de nouvelles discussions sur la vision divine du climat.

La Bible constitue notre principale source de référence. Nous explorerons sept postulats théologiques fondamentaux. Cet article n’est pas conçu comme un traité théologique approfondi et restera donc à un niveau élémentaire. Précisons que l’auteur n’est pas un théologien de profession, mais une personne qui croit aux vérités contenues dans la Bible.

De toute évidence, la question du climat a suscité de nombreux préjugés négatifs, et les mauvaises nouvelles ont reçu plus de couverture médiatique. Nous espérons que nos conclusions optimistes encourageront nos lecteurs. Je dis « nos », car j’ai bénéficié de précieux apports extérieurs.

Pourquoi une société d’investissement s’intéresserait-elle au climat? Notre intérêt pour ce sujet a débuté il y a environ deux ans, lorsque notre entreprise d’investissement a commencé à étudier de manière plus approfondie les effets du CO2 sur le climat résultant des combustibles fossiles. Nous devions répondre à la question suivante : « Une société d’investissement socialement responsable devrait-elle inclure des titres de sociétés pétrolières et gazières traditionnelles dans ses portefeuilles d’investissement? » Après de nombreuses recherches factuelles, nous avons conclu que le CO2 généré par les combustibles fossiles ne constituait pas un problème pour le climat. Ces recherches ont toutefois soulevé des considérations théologiques qui ont finalement conduit à cet article.

Sept postulats théologiques

Chacun des sept postulats suivants est accompagné d’un verset biblique et d’une brève conclusion. Chaque postulat se veut concis afin qu’on puisse le publier plus facilement sur Twitter.

Postulat n° 1 — La terre repose sur des fondements solides.

« Il a établi la terre sur ses fondements, à tout jamais elle est inébranlable » (Ps 104.5).

Dieu a créé la terre, y compris son climat, pour qu’elle dure très longtemps.

Postulat n° 2 — La création de Dieu est bonne.

« Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait, et voici : c’était très bon » (Gn 1.31).

Dieu a créé le CO2, doté de précieuses propriétés, notamment celle d’agir comme nourriture essentielle pour les plantes vertes que nous apprécions et pour celles qui nous procurent la nourriture dont nous avons besoin.

Postulat n° 3 — Il y a de la place pour des milliards de personnes.

« Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1.28).

Si un Dieu d’amour a voulu remplir la terre d’êtres humains, il a certainement créé un climat capable d’accueillir des milliards de personnes. C’est précisément ce qui est arrivé.

Postulat n° 4 — Le CO2 et l’O2 sont gardés en équilibre.

« Sais-tu comment les nuages se tiennent en équilibre, ces merveilles de celui dont la science est parfaite? » (Job 37.16).

Les hommes, les animaux et les combustibles fossiles consomment de l’O2 et émettent du CO2. Les plantes consomment du CO2 et émettent de l’O2. Quel système d’autorégulation extraordinaire!

Postulat n° 5 — Les océans ont des limites.

« J’ai donné à la mer le sable pour limite, barrière éternelle qu’elle ne doit pas franchir. Ses flots s’agitent, mais sont impuissants; ils mugissent, mais ils ne la franchissent pas » (Jr 5.22).

Dieu ne permettra pas à la mer d’inonder nos côtes.

Postulat n° 6 — Dieu nous a donné les combustibles fossiles.

« Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en haut, du Père des lumières » (Jc 1.17).

Dieu aurait-il donné au monde une énorme quantité de pétrole et de gaz en nous interdisant de les utiliser? Impensable!

Postulat n° 7 — Dieu demeure actif.

« Il fait germer l’herbe pour le bétail et les plantes pour le service des humains, pour tirer le pain de la terre, le vin qui réjouit le cœur de l’homme » (Ps 104.14-15).

Dieu œuvre activement pour préserver la santé de notre climat.

Conclusion

Dans son infinie sagesse et sa miséricorde, Dieu a conçu et créé la terre et son climat de manière à ce qu’ils demeurent stables, autorégulateurs et capables d’accueillir des milliards d’êtres humains. De plus, Dieu continue d’œuvrer à la gestion de la terre et de son climat pour le bien de ses habitants. Bien sûr, l’homme s’est vu confier une responsabilité importante, mais c’est réconfortant de savoir qu’un Dieu tout-puissant et plein d’amour veille activement sur sa création. C’est pourquoi, d’un point de vue théologique, on peut nourrir un grand espoir pour notre climat1.

Notes

1. N.D.T. : Nous suggérons trois autres postulats fondés sur la Parole de Dieu nous donnant des raisons supplémentaires de ne pas craindre pour le climat.

Tout d’abord, Dieu a promis de conserver l’alternance des cycles naturels. « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas » (Gn 8.22). Depuis le déluge, le Seigneur s’est engagé formellement envers l’humanité qui devait se multiplier (Gn 9.1) à conserver l’alternance des cycles naturels. Il nous assure ainsi la préservation de la terre et des moyens de subsistance permettant de nourrir une population toujours en croissance.

Ensuite, les jugements annoncés dans l’histoire sont limités. Ceux-ci frappent « le quart de la terre » (Ap 6.8) et même « le tiers de la terre » et de tout son contenu (Ap 8.7-9,12; 9.15,18), mais pas davantage. On doit s’attendre à des calamités tout au long de l’histoire, causant de sérieux dommages à la création et à l’humanité rebelle à son Créateur, mais cela, de façon restreinte et limitée. Le Seigneur Jésus peut ainsi continuer, de jour en jour, à rassembler son Église de toutes les nations, jusqu’à son retour en gloire.

Enfin, la création actuelle souffre dans l’espérance de la gloire à venir. « Car la création a été soumise à la vanité — non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise — avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Rm 8.20-21). Même si, depuis la chute, la création subit la malédiction du jugement de Dieu contre le péché, c’est dans l’espérance résiliente que celle-ci souffre et soupire les douleurs de l’enfantement. Nous avons ainsi l’assurance que la création continuera d’être maintenue en place, dans l’attente de participer à la gloire à venir dans la nouvelle création pleinement restaurée.

Voir aussi l’article Réchauffement climatique catastrophique? Un bref argument biblique en faveur du scepticisme, qui ajoute d’autres considérations bibliques à la réflexion.