L’extrémisme environnemental : une vision d’un seul monde Les chrétiens savent qu’une autre terre est à venir
L’extrémisme environnemental : une vision d’un seul monde Les chrétiens savent qu’une autre terre est à venir
Avertissement
Lire Jay Adams trop rapidement, ou avant d’avoir bu votre première tasse de café matinale, peut entraîner une certaine confusion, vous laisser bouche bée ou vous amener à croire à tort qu’Adams dit : « Puisqu’une autre Terre va arriver, il n’y a aucune raison de prendre soin de celle-ci ». Ces symptômes devraient s’atténuer lors d’une deuxième lecture.
- Nous ne devons pas penser comme les écologistes laïques
- Cette Terre n’est pas destinée à durer
- Pas besoin de s’accrocher
- Annexe : Donner la priorité à la vie plutôt qu’à l’hypothétique
Aucun chrétien intelligent et dévoué ne conteste l’idée selon laquelle nous devons faire preuve de discernement dans notre manière de traiter la planète que Dieu nous a donnée pour y vivre et en profiter. Une conservation raisonnable n’est, bien sûr, rien d’autre qu’une bonne gestion de ces richesses. Nous saluons les efforts de reboisement, de préservation des merveilles naturelles et autres initiatives similaires.
1. Nous ne devons pas penser comme les écologistes laïques⤒🔗
Mais notre vision de la Terre doit s’opposer à celle des écologistes extrémistes qui se soucient davantage des dards d’amour de l’escargot que du gagne-pain des agriculteurs qui travaillent dur et dont les efforts pour gagner leur vie s’en trouvent entravés par ces derniers. En tant que croyants, réfléchir aux paroles de Dieu sur ce sujet s’avère donc important pour nous.
Je voudrais suggérer que Paul fait, en passant, une déclaration très importante dans Colossiens 2.22a, que beaucoup d’entre nous ont négligée. Ses paroles reposent sur une vision du monde que les non-chrétiens ne partagent tout simplement pas. Cette différence de points de vue conduit à de nombreuses divergences entre nous et les écologistes. Voici ses paroles : « Ces choses sont vouées à la corruption par l’usage qu’on en fait. »
Dans ce passage, Paul fait référence aux injonctions « ascétiques » concernant le jeûne, les différentes utilisations de la nourriture, etc., que les non-croyants et les judaïsants cherchaient à imposer aux chrétiens. Paul nous invite à refuser de les suivre. Ainsi, en passant, comme je l’ai indiqué plus haut, il dit que les choses que le monde considère comme sacrées ne sont, pour le chrétien, que des éléments que Dieu a mis à notre disposition.
2. Cette Terre n’est pas destinée à durer←⤒🔗
Son argument consiste à dire que, lorsque des ressources sont « épuisées », ce n’est pas grave (à condition que nous les ayons utilisées de manière responsable). Épuiser les réserves de combustibles fossiles ne constitue pas une grande tragédie, pas plus que l’extinction d’une espèce de poisson rare ou l’expulsion des loups des terres où ils attaquent et détruisent les troupeaux de bovins et de moutons.
« Mais c’est une tragédie », diront certains. « Après tout, une fois qu’ils ont disparu — “qu’ils sont épuisés”, comme le dit votre apôtre — ils sont perdus à jamais. Perdre une espèce animale ou une forêt tropicale, c’est subir une perte irréparable! »
Oui, dans cette objection, on décèle une philosophie de l’existence tout à fait différente. Les chrétiens doivent s’attendre à des protestations de la part des écologistes contre le forage pétrolier dans l’Arctique, l’exploitation forestière dans l’Ouest, l’utilisation de VUS sur nos autoroutes et d’autres activités humaines similaires qui, selon eux, ont un impact notable sur l’environnement. De telles objections à ces activités s’inscrivent parfaitement dans la vision des non-chrétiens selon laquelle il n’existerait que ce monde actuel. Ils seraient en contradiction avec leur philosophie fondamentale de l’existence s’ils ne protestaient pas.
« Que voulez-vous dire alors? », demande un chrétien.
3. Pas besoin de s’accrocher←⤒🔗
Tout simplement ceci. Le non-croyant ne connaît qu’un seul monde. Il ne sait rien d’un autre monde à venir. Il s’accroche à tous les aspects des biens de ce monde-ci, car, selon lui, une fois que ces derniers « périssent », ils disparaissent à jamais. Pas étonnant que le non-croyant fasse tout son possible pour préserver tout ce qu’il peut.
Cependant, le chrétien attend avec impatience de nouveaux cieux et une nouvelle terre qui seront tellement supérieurs à ceux d’aujourd’hui qu’il ne peut pas tout miser sur le présent. Il considère le monde actuel comme une création merveilleuse, dans laquelle Dieu a mis à notre disposition toutes choses pour que nous puissions en profiter dès maintenant, dans la mesure du possible, car ce monde est sous le coup de la malédiction du péché. Cependant, à cause de cette malédiction, rien de tout cela ne durera éternellement. En effet, l’auteur du livre de l’Ecclésiaste a voulu souligner que rien n’est permanent. Dans ce livre, à l’instar de Paul, Salomon nous dit de profiter de ce que nous pouvons tant que nous sommes ici et que le monde dans lequel nous vivons continue de se dégrader. Le conflit d’opinions qui existe sur diverses questions environnementales est, en réalité, un affrontement entre une vision de l’existence constituée d’un seul monde et une vision de l’existence constituée de deux mondes.
4. Annexe : Donner la priorité à la vie plutôt qu’à l’hypothétique←⤒🔗
Les athées n’ont aucun espoir pour l’avenir, aucune éternité à espérer, ils cherchent donc désespérément à s’accrocher à leurs possessions actuelles. Cela vaut pour les écologistes non croyants, mais aussi pour les fanatiques non croyants de l’alimentation saine : les uns s’inquiètent pour la planète, les autres pour leur propre bien-être, mais, dans les deux cas, ils sont prêts à tout pour préserver ce qu’ils ont, car c’est tout ce qu’ils possèdent.
Un chrétien sait mieux que quiconque que, même si la vie est précieuse et que la mort est un ennemi à combattre, nous avons une autre vie qui nous attend. Nous prenons donc soin du corps que Dieu nous a donné — nous mangeons sainement et faisons de l’exercice quand nous le pouvons —, mais nous ne nous obsédons pas à éliminer jusqu’à la dernière chips de notre alimentation ni ne nous inquiétons de savoir si nous consommons suffisamment du dernier superaliment à la mode. Nous devons être de bons intendants de ce que Dieu nous a donné, y compris notre vie, mais nous n’avons pas besoin de nous y accrocher désespérément.
En ce qui concerne notre planète, les chrétiens savent non seulement qu’une autre Terre est à venir, mais aussi qu’elle pourrait arriver très bientôt. Les non-croyants pensent que la réalité se limite au monde actuel et qu’il n’y a rien d’autre, alors ils sont prêts à imposer d’énormes fardeaux à la population actuelle de ce monde dans l’espoir que cela prolongera la durée de vie de la Terre.
Mais que dire du bien que cet argent pourrait faire dès maintenant?
Réfléchissez à ceci : si nous savions que le monde allait prendre fin dans une décennie — disons que les scientifiques ont repéré une comète gigantesque qui se déplace dans notre direction et qui menace de détruire la planète — dépenserions-nous des milliards dans l’espoir de rendre la planète plus fraîche dans 100 ans? Non, bien sûr que non. Le choix serait alors évident et même les non-croyants voudraient dépenser ces milliards pour aider les populations dès maintenant. Certes, nous ne savons pas quand le Christ reviendra, mais nous savons que cela pourrait arriver à tout moment. Lorsque nous comparons les besoins des personnes d’aujourd’hui à ceux des générations futures, les chrétiens doivent apporter une précision essentielle concernant ces gens de demain : nous devons comprendre qu’ils sont « hypothétiques ». Jésus pourrait revenir demain; nous ne savons pas si des enfants naîtront encore dans cent ans.
Or, que le Christ revienne ou non au cours de ce siècle, nous devons privilégier les besoins actuels des personnes réelles plutôt que les besoins futurs de personnes potentielles. Cela ne signifie pas que nous devons oublier demain. Cela signifie plutôt que l’avenir est incertain et que nous ne savons pas ce qu’il nous réserve. Ce que nous savons avec certitude, c’est que des millions d’enfants vivent aujourd’hui dans la pauvreté et meurent de faim et de maladies évitables.
Si nous cherchons à « sauver l’avenir » en adoptant, par exemple, des taxes sur le carbone pour lutter contre le réchauffement climatique, nous rendrons alors le pétrole et le gaz plus chers, ce qui augmentera le coût de la nourriture, du logement, des médicaments et de bien d’autres choses encore pour les pauvres du monde entier. Nous aiderons hypothétiquement les populations hypothétiques du futur en pénalisant concrètement les pauvres d’aujourd’hui.
Mon argument est certes limité. On pourrait le caricaturer en disant : « Pillons et ravageons la terre aujourd’hui, peu importe les conséquences pour les générations futures? », mais ce n’est pas ce que je dis. Je m’oppose à une approche tournée vers l’avenir qui, sous prétexte de préserver la planète, porte préjudice aux plus démunis d’aujourd’hui. Mais si tel est le compromis à faire, s’il faut choisir entre faire souffrir des gens aujourd’hui ou risquer de faire souffrir des populations hypothétiques du futur, alors nous devrions défendre les personnes réelles, vivantes, qui respirent et qui souffrent aujourd’hui, même si cela implique un coût incertain pour l’avenir.
