Cette prédication sur Jean 14.5-7 a pour sujet la personne de Jésus-Christ qui, grâce à son oeuvre, est le chemin, la vérité et la vie, celui dont nous avons absolument besoin pour aller au Père.

Source: La paix du Christ au milieu de la tempête - Série de prédications sur Jean 13 à 17. 6 pages.

Jean 14 - Il est le chemin, la vérité et la vie

« Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment en saurions-nous le chemin? Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant, vous le connaissez et vous l’avez vu. »

Jean 14.5-7

Bien-aimés en Jésus-Christ,

C’est une grande joie d’être témoins aujourd’hui de cette profession de foi publique de notre sœur. « Cherches-tu ton salut, non pas en toi-même, mais uniquement en Jésus-Christ, ton Sauveur et Seigneur? » C’est l’une des questions qui lui a été posées tout à l’heure. La réponse qu’elle a donnée solennellement est « Oui! », un oui joyeux et plein d’assurance. Sa réponse vient d’un cœur animé de la vie nouvelle par le Saint-Esprit. Oui, c’est ce que je crois de tout cœur : mon salut se trouve uniquement en Jésus-Christ, mon Sauveur et Seigneur! Des observateurs non chrétiens pourraient dire : « C’est touchant d’entendre une jeune personne déclarer une telle chose. Cependant, c’est son choix personnel, c’est sa croyance. Moi, j’ai d’autres croyances, chacun ses idées. Surtout, ne m’imposez pas les vôtres! » Sauf que, notez bien, cette jeune personne a déclaré : « Oui, je crois que mon salut se trouve uniquement en Jésus-Christ. » Le mot « uniquement » est important et devient embarrassant pour les non-chrétiens.

La croyance populaire dit qu’il existe plusieurs chemins, plusieurs vérités, plusieurs modes de vie acceptables. Personne n’a le droit d’imposer son chemin, sa vérité ou son mode de vie aux autres. Pourtant, Jésus déclare avec force : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14.6). Jésus prétend à l’exclusivité. Il n’existe pas d’autre moyen que moi, dit-il! Et nous répondons joyeusement et courageusement : « Oui, je crois! Jésus est l’unique chemin qui me conduit au Père et sur lequel je marche. Il est la vérité absolue sur laquelle je fonde solidement ma vie. Il est la seule source de vie abondante qui me fait vivre en communion avec le Père. »

Cela peut sembler choquant pour les non-croyants qui nous accusent d’être étroits d’esprit ou même intolérants. C’est le risque à prendre quand nous confessons le beau nom du Seigneur Jésus-Christ. Prendre position pour lui va certainement nous attirer des incompréhensions, des conflits et des souffrances. Mais rien ne nous ravira la joie profonde que nous avons d’appartenir corps et âme à Jésus-Christ, notre seul Sauveur et Seigneur. De son propre aveu, il est le chemin, la vérité et la vie.

1. Je suis le chemin🔗

Jésus a réuni ses disciples dans l’intimité de la chambre haute. Il les prépare à traverser la pire des tempêtes qui approche à grands pas. Le Seigneur Jésus doit se rendre à la croix, et eux sont très durement secoués. Jésus le sait. Il vient calmer leurs cœurs troublés. Il vient de leur dire :

« Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. […]
Car je vais vous préparer une place. […]
Je reviendrai et je vous prendrai avec moi » (Jn 14.1-3).

Jésus les prépare à de grandes choses : sa mort, sa résurrection, son ascension, la Pentecôte, suivies de leur mission dans le monde, la mission des apôtres et la mission de toute l’Église, jusqu’au retour du Christ en gloire. Mais eux sont dépassés par les événements dramatiques qui surviennent. L’œuvre du salut est quelque chose de trop glorieux pour qu’ils puissent comprendre. Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment en saurions-nous le chemin? » (Jn 14.5). L’Évangile de Jean est rempli de questions. Questions des disciples, questions de la foule, questions des dirigeants religieux, et même des questions de Pilate, le gouverneur romain. Quand Dieu se révèle avec gloire, cette lumière céleste provoque un tas de questions.

Thomas ne comprend pas. C’est trop grand pour lui. « Nous ne savons pas où tu vas. Comment en saurions-nous le chemin? » Aujourd’hui, nous savons quel chemin Jésus devait suivre pour se rendre au Père : le chemin de sa mort sur la croix, suivi du chemin de sa résurrection et de son ascension. Mais nous aussi, quand nous entendons la Parole de Dieu, nous avons des questions. Les vérités lumineuses et glorieuses que Dieu nous révèle provoquent en nous toutes sortes de questions. Le Seigneur nous donne la liberté de poser nos questions. Il y a de la place pour nos questions. Que ce soit pendant le cours de préparation à la profession de foi, pendant les études bibliques, pendant le catéchisme, pendant les visites pastorales, dans des conversations privées. Le Seigneur nous donne la liberté de poser nos questions.

Comment le Seigneur répond-il? Il répond, bien sûr, mais pas toujours comme on s’y attend. Et même que sa réponse provoque d’autres questions, comme c’est le cas ici avec Philippe (Jn 14.8), et ensuite avec Jude (Jn 14.22). Jésus répond à Thomas, sans directement répondre. Thomas demande quel chemin Jésus doit prendre. Jésus répond en montrant le chemin que Thomas, lui, doit prendre. Le Seigneur réoriente la question, car il se soucie de Thomas, il se soucie de nous. Ce chemin, il est devant toi. C’est moi en personne. « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (n 14.6). Parole simple, profonde, glorieuse, qui provoque encore des questions.

Que signifie que Jésus soit le chemin? Un chemin suppose un point de départ et un point d’arrivée. Le point de départ, c’est nous, dans nos péchés, dans notre misère. Le point d’arrivée, c’est Dieu le Père. Entre les deux, comment faire le trajet? Comment sortir de notre corruption pour aller vers le Dieu trois fois saint? Au commencement, Adam et Ève vivaient en pleine communion avec Dieu. Le chemin vers Dieu était grand ouvert, mais l’homme s’est révolté contre son Créateur. Le chemin a été barré. Le Dieu parfaitement pur et saint ne peut recevoir de pécheurs chez lui.

Depuis ce jour, les hommes ont inventé toutes sortes de chemins pour essayer de trouver une solution. Toutes sortes de croyances et de faux dieux ont été inventés. Le cœur de l’homme est très ingénieux à se forger des idoles de son imagination. Et on nous dit que tous les chemins sont bons. Non! Nous confessons joyeusement que Jésus-Christ est le seul chemin, à l’exclusion de tous les autres.

Le Seigneur ne dit pas seulement : « Je suis venu vous montrer le bon chemin ». Il dit : « Je suis moi-même le chemin. » Oui, bien sûr, le Seigneur Jésus nous guide sur le chemin. Le vieux Zacharie a dit qu’il est venu « pour diriger nos pas dans le chemin de la paix » (Lc 1.79). Mais Jésus-Christ est encore bien plus. Il est le chemin vers le Père, le seul Médiateur entre Dieu et les hommes.

Notre problème fondamental n’est pas que nous ayons besoin d’une meilleure éducation, d’une meilleure santé, d’une plus grande paix intérieure, d’une meilleure économie ou d’un meilleur environnement. Notre problème fondamental, c’est que nous sommes en conflit avec notre Créateur. La communion avec Dieu a été anéantie par le péché. Nous avons besoin d’être réconciliés avec Dieu. Jésus-Christ est une personne unique au monde : à la fois vrai Dieu et vrai homme. Il est le seul qui puisse nous procurer la réconciliation.

Comment l’obstacle du péché a-t-il pu être enlevé? Par sa mort sur la croix. Il est venu payer notre dette que nous avions contractée envers notre Créateur. C’est ce qu’il se prépare à faire dans la chambre haute. Il a été puni à notre place. Il s’est humilié, il a souffert, il est mort pour ôter l’obstacle. Il nous ouvre un libre accès vers le Père. C’est uniquement par lui que nous pouvons retrouver une relation vivante et personnelle avec le Père. Entrons par lui. Suivons son chemin. Réjouissons-nous d’avoir été réconciliés avec Dieu!

Chaque fois que nous retombons dans le péché, le diable vient nous chuchoter à l’oreille : « Comment peux-tu donc être pardonné et accepté par Dieu quand tu pèches de cette façon? » Ne désespérons pas! Jésus le juste est mort pour des injustes. Quand j’entends cette bonne nouvelle, cela me réjouit tellement. Je veux confesser son nom devant tous! Le chemin est désormais ouvert pour toujours pour que nous ayons libre accès à la présence de Dieu.

2. Je suis la vérité🔗

Au commencement, Adam et Ève avaient le privilège de connaître Dieu et de connaître la vérité. Leurs cœurs et leurs pensées étaient remplis de vérité : vérité sur Dieu, vérité sur eux-mêmes, vérité sur le monde. Cependant, le diable est venu répandre le mensonge. Mensonge quant à la parole de Dieu : « Dieu a-t-il réellement dit? » (Gn 3.1). Mensonge quant aux conséquences du péché : « Vous ne mourrez pas du tout! » (Gn 3.4). Mensonge quant aux bonnes intentions de Dieu et aux fausses promesses du diable : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux » (Gn 3.5). Quand Adam et Ève ont péché, leurs cœurs ont été engloutis dans le mensonge. Depuis ce jour, l’humanité a basculé dans l’illusion et la tromperie, préférant le mensonge à la vérité.

Au milieu de tous ces mensonges qui nous entourent, la parole de Jésus retentit : « Je suis la vérité. » Beaucoup de gens ne croient plus qu’il existe une vérité absolue. Si vous osez dire à quelqu’un que vous connaissez la vérité, vous savez ce que l’on vous répondra : « Pour qui te prends-tu? Tu prétends avoir le monopole de la vérité? » Les gens pensent que chacun détient une parcelle de la vérité. « Tu peux croire ce que tu veux. Moi, je crois ce que je veux. C’est peut-être vrai pour toi, mais pas pour moi. » La vérité devient subjective, plutôt qu’objective. Elle devient floue, plutôt que limpide. Elle devient comme du sable mouvant sous nos pieds plutôt que solide comme le roc.

Il faut du courage pour se tenir debout et dire : « C’est vrai » ou « C’est faux », « C’est bien » ou « C’est mal ». Dire que Jésus-Christ est la vérité est offensant pour les autres. Cette déclaration de foi, que nous aimons entendre, au fond, elle bouscule, elle embarrasse, elle choque.

Et pourtant, voilà ce que Jésus lui-même déclare : « Je suis la vérité. » Il ne dit pas seulement : « Je suis venu vous dire la vérité ». Non, il dit : « Je suis la vérité. » Jésus en lui-même, dans sa personne, révèle la vérité au sujet du Père. « Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » (Jn 14.7). Si nous pouvons connaître le Père, c’est uniquement parce que son Fils Jésus-Christ est la vérité. Ceux qui ne le connaissent pas ne connaissent pas le Père, quelles que soient leurs croyances ou leurs pratiques.

Qu’apprenons-nous sur le Père quand nous regardons à son Fils Jésus? Nous apprenons que Dieu est personnel. Dieu n’est pas une force impersonnelle dans l’univers. Il n’est pas une force qui met l’univers en mouvement par des lois physiques froides et abstraites. La vérité n’est pas simplement une équation scientifique. Dieu n’est pas non plus une énergie cosmique universelle qui se répand dans l’univers et que l’on pourrait capter au moyen d’une technique occulte.

La vérité n’est pas une impression subjective. La vérité est objective. Elle correspond exactement à la réalité. Elle est solide, elle ne nous trompe jamais. En même temps, la vérité est personnelle et chaleureuse. Jésus-Christ nous révèle Dieu le Père. Il nous fait voir que Dieu est personnel, saint, juste et plein de grâce. Il désire communiquer avec des personnes. Il veut se faire connaître à nous. Il veut que nous le connaissions en vérité. Le connaître, c’est vivre intimement avec lui et c’est nous faire entrer dans l’intimité de l’amour du Père.

L’Église doit continuer de prêcher fidèlement qu’il existe une vérité objective, basée sur la réalité, et non pas subjective, basée sur nos émotions ou nos préférences personnelles. En même temps, nous prêchons que cette vérité est personnelle. Elle se résume en une personne : Jésus-Christ, notre Créateur et Rédempteur. La vérité est vivante et active. Elle nous saisit, elle nous remplit, elle nous éblouit, elle nous convainc, elle nous fait du bien, elle nous restaure, elle nous réjouit, elle nous fait vivre en communion avec le Père. Elle nous amène à confesser joyeusement notre Sauveur devant le monde. « Je suis la vérité. […] Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Connaissons-nous Jésus-Christ? Croyons-nous en lui? Toutes ses paroles sont dignes de confiance. Cherchons-nous à connaître de mieux en mieux sa Parole afin de marcher dans la vérité? Faisons-nous connaître aux autres la vérité? Sommes-nous prêts à nous tenir debout pour la vérité et pour la confesser devant les autres? Soyons assurés que la Parole de Dieu a la puissance de convaincre et d’éclairer les cœurs les plus endurcis.

3. Je suis la vie🔗

Adam et Ève, au paradis, avaient reçu la vie. Ils possédaient la vie physique et spirituelle. Ils étaient pleinement vivants. Quelle fut la conséquence du péché? Dieu a dit : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2.17). Et c’est bien vrai! Le jour où ils ont désobéi, ils sont morts. À l’instant même, ils sont morts spirituellement. Leur amour pour Dieu s’est éteint. Leur cœur est mort et leur corps a commencé à mourir, jusqu’au jour où ils sont morts physiquement. Un jour, la mort éternelle attend ceux qui n’auront pas cru en Jésus-Christ. Par la désobéissance d’un seul, la mort s’est étendue sur tous les hommes (Rm 5.12-21).

Nous vivons aujourd’hui dans une culture de mort, une culture qui tue les bébés dans le ventre de leurs mères, qui veut tuer les personnes âgées, les handicapés et les malades qui souffrent trop sous prétexte de « dignité ». Mais par-dessus tout, nous sommes entourés d’hommes et de femmes qui sont morts spirituellement. Ils n’ont pas d’amour pour Dieu, ils n’ont pas la crainte de Dieu, ils n’ont aucun intérêt pour sa Parole et pour ses œuvres. Ils ont le cœur froid et sans vie. Ils sont morts devant Dieu. Nous étions comme cela, nous aussi.

Au cœur de toute cette mort spirituelle, la parole de Jésus-Christ retentit : « Je suis la vie. » Le Christ possède la vie en lui-même. Il est la source de la vie. Il donne la vie à ceux qui lui appartiennent. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17.3). Nous avons désespérément besoin de cette vie. Nous avons besoin d’être arrachés à la puissance de la mort pour vivre la vie véritable! Le Saint-Esprit doit nous régénérer pour nous donner un cœur nouveau, un cœur qui craint Dieu, qui aime Dieu, qui obéit à Dieu, qui espère en Dieu. Jésus-Christ possède en lui-même cette vie. Il est le seul qui peut nous procurer la vie.

La vie spirituelle commence dès maintenant pour ceux qui croient en lui et qui confessent son nom. Oui, le péché, le mensonge et la mort sont toujours là qui nous guettent. La vie nouvelle n’est pas encore pleinement développée en nous. Mais soyons reconnaissants! Elle a déjà commencé. Jésus est la vie. À cause de lui, le Saint-Esprit nous a régénérés. Nous avons une belle et grande espérance. Un jour, cette vie nouvelle nous sera donnée dans toute sa richesse et sa plénitude.

Oui, Adam a péché. Le chemin a été bloqué. Mais, gloire à Dieu! Jésus, le chemin, nous procure la réconciliation. Oui, le mensonge est venu nous tromper. Mais, gloire à Dieu! Jésus, la vérité, nous fait connaître le Père. Oui, la mort s’est mise à régner partout sur la terre. Mais, gloire à Dieu! Jésus, la vie, nous donne la vie par son Esprit.

N’est-ce pas étonnant, si l’on pense à l’occasion où le Seigneur a prononcé cette parole, dans l’intimité avec ses disciples, dans le calme avant la tempête? Son chemin semblait fermé, ne conduire qu’à la croix. Les mensonges proférés contre lui l’accusaient faussement et semblaient avoir le dessus. La mort même est venue frapper le Fils de Dieu et semblait nous enfermer dans le désespoir. Toutes les puissances diaboliques s’abattaient contre lui, mais c’était selon le plan de Dieu, son plan de rédemption. C’était pour nous ouvrir le chemin nouveau, nous faire connaître la vérité pleine de joie et nous donner la vie en abondance.

Maintenant, venez! Venez à lui! Nous n’avons pas besoin de nous fabriquer un chemin par nos propres efforts ou notre propre justice. Jésus est le chemin tout préparé pour nous. Nous n’avons pas besoin de nous creuser la tête à chercher partout la vérité. Jésus est la vérité révélée, accessible dans sa Parole. Nous n’avons pas besoin d’essayer de nous insuffler nous-mêmes une énergie nouvelle. Jésus est la vie, qui nous est donnée par son Esprit. Il suffit de marcher en lui, de croire dans sa Parole et de vivre pleinement par son Esprit.

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi! » Cette parole retentit dans nos cœurs. Le Saint-Esprit nous dit intérieurement : « Oui, c’est bien vrai »! Et alors, il ouvre nos bouches pour confesser joyeusement son beau nom parmi l’assemblée des croyants et dans le monde. Quel merveilleux Sauveur nous avons! Marchons-nous sur son chemin? Connaissons-nous de mieux en mieux sa vérité? Vivons-nous richement de sa vie nouvelle? Pour nous qui croyons et confessons son nom, cette parole n’a rien de choquant. Au contraire! Elle nous procure tout ce dont nous avons besoin. Elle nous remplit de la plus grande joie! Amen.