Cette prédication sur Apocalypse 6.7-8 a pour sujet la providence de Dieu à travers la pandémie du coronavirus responsable de la COVID-19. Les jugements de Dieu sont un grand encouragement pour l'Église. Ces fléaux nous font voir l'autorité de l'Agneau, sa colère et sa compassion.

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Quand les jugements de Dieu frappent le monde, l'Église est puissamment encouragée Apocalypse 5 et 6

« Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant dire : Viens! Je regardai, et voici un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre. »

Apocalypse 6.7-8

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Dans notre Catéchisme, nous confessons ensemble cette magnifique vérité :

« Qu’entends-tu par la providence de Dieu? » Réponse : « La force toute-puissante et partout présente de Dieu par laquelle il maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures, de sorte que les herbes et les plantes, la pluie et la sécheresse, les années de fertilité et celles de stérilité, le manger et le boire, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, bref toutes choses ne nous viennent pas du hasard, mais de sa main paternelle. »

Deuxième question :

« À quoi nous sert-il de connaître la création et la providence de Dieu? » Réponse : « À être patients dans l’adversité, reconnaissants dans la prospérité, et à garder confiance, quoi qu’il arrive, en notre Dieu et Père fidèle. Aucune créature ne peut nous séparer de son amour puisqu’il les tient toutes tellement dans sa main qu’elles ne peuvent agir ni se déplacer sans sa volonté. » (Catéchisme de Heidelberg, Q&R 27-28).

Voilà des paroles magnifiques! Alors que toute la planète est ébranlée par la pandémie actuelle, nous tenons fermement à cette belle confession. Oui, Dieu conduit toutes choses, incluant la santé et la maladie. Il gouverne les grands événements : guerres, tremblements de terre, ouragans. Il gouverne les plus petits virus. Par la foi, nous voyons la main de Dieu en action. De jour en jour et d’heure en heure, nous sommes bombardés d’informations sur la progression de cette pandémie et sur les mesures drastiques qui sont prises pour essayer d’y faire face. Mais qui reconnaît la main de Dieu en action?

La Parole de Dieu nous révèle le vrai sens de l’histoire. Elle nous révèle que Dieu est en action dans ces événements : guerres, famines, pestes, catastrophes naturelles, propagation de maladies. Dieu le fait par Jésus-Christ. Au chapitre 5 de l’Apocalypse, Jésus est appelé le Lion de Juda (Ap 5.5) qui règne sur son trône depuis le jour de son ascension à la droite du Père. Il tient dans sa main un rouleau scellé de sept sceaux. C’est le rouleau du plan de Dieu pour l’histoire, son plan de rédemption et de jugement. Dans le rouleau sont écrits les jugements de Dieu sur le monde. Le Seigneur Jésus a l’autorité de briser les sceaux et d’ouvrir le rouleau. Chaque fois qu’un sceau est brisé, des jugements viennent frapper la terre qui souffre sous la puissante main de Dieu. Ces jugements devraient faire trembler les méchants! Mais pour l’Église de Dieu, nous avons cette immense consolation : le Lion de Juda est aussi l’Agneau immolé (Ap 5.6), notre Sauveur!

Écoutons les paroles de ce chant adressé à l’Agneau en Apocalypse 5.9  :

« Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as racheté pour Dieu, par son sang, des hommes de toute tribu, de toute langue de tout peuple et de toute nation. »

Oui, l’Agneau immolé est ensuite ressuscité! Il est ensuite monté au ciel pour régner afin de compléter son œuvre. Oui, il est digne de régner sur le monde entier! Chaque fois que le Seigneur Jésus brise les sceaux et qu’il exerce ses jugements, c’est aussi pour rassembler son Église, la protéger, la conduire jusqu’au grand rassemblement au festin des noces de l’Agneau. Voici donc notre message pour aujourd’hui : Quand les jugements de Dieu frappent le monde, l’Église est puissamment encouragée.

Cette vision nous révèle :

1. L’autorité de l’Agneau🔗

Le Seigneur Jésus-Christ est l’exécuteur du plan de Dieu. L’Agneau tient le rouleau de l’histoire dans sa main. Pour que le contenu du rouleau s’accomplisse, les sceaux doivent être ouverts. L’Agneau est le seul à posséder l’autorité d’ouvrir les sceaux. Le Seigneur Jésus détient toute autorité dans le ciel et sur la terre! Pour montrer son autorité, il est assisté de quatre être vivants : ce sont des anges qui reçoivent ses ordres et qui transmettent ses ordres. Pour les quatre premiers sceaux, dès que l’Agneau les brise, un ange commande d’une voix forte : « Viens! » Chaque fois, un cheval apparaît sur son ordre. Quatre chevaux montés de cavaliers reçoivent le pouvoir d’aller frapper la terre de différents jugements.

Comprenez-vous cette vision? C’est Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, qui détient cette autorité de frapper la terre. C’est lui, en ce moment, qui déploie cette autorité sur le monde. C’est lui qui envoie des souffrances dans le monde! Oui, cette vision nous révèle la majesté de l’Agneau! Elle nous fait voir la domination complète de l’Agneau sur l’histoire du monde, sur les anges, sur les chevaux et les cavaliers, sur les fléaux qui frappent la terre.

Dans la Bible, les chevaux sont souvent utilisés pour la guerre. Quand ces quatre chevaux de l’Apocalypse entrent en scène, nous savons que c’est pour aller faire la guerre. Cette guerre n’est pas le résultat d’une force sauvage et non dirigée, comme si les chevaux étaient débridés et couraient n’importe où. Non! Sur chacun des quatre chevaux, il y a un cavalier qui contrôle et dirige sa monture selon les directives précises qu’il a reçues. Ces chevaux et leurs cavaliers agissent conformément au rouleau scellé de sept sceaux. C’était écrit dans le plan de Dieu! Ils sont libérés pour aller faire leur travail sur l’ordre de l’Agneau. Nous pouvons être certains qu’ils ne s’en vont pas courir de façon chaotique pour aller frapper n’importe où n’importe comment. Ce ne sont pas des forces aveugles qui frappent au hasard. Leur pouvoir est parfaitement sous le contrôle de la providence divine qui vise un but précis. Toute l’histoire est sous le parfait contrôle de Jésus-Christ! Il dirige tout ce qui arrive! Incluant la pandémie de la COVID-19 des dernières semaines!

N’est-ce pas réconfortant? Rien n’arrive par hasard ou par malchance! « La force toute-puissante et partout présente de Dieu maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures. » Notre bon Père céleste le fait par son Fils Jésus-Christ, notre merveilleux Sauveur! Nous pouvons être certains que tout ce qu’il fait est parfaitement sage et que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés selon son dessein » (Rm 8.28)!

Ce n’est rien de nouveau! Les quatre premiers sceaux de l’Apocalypse représentent toute la période de l’histoire depuis la première venue de Jésus jusqu’à son retour en gloire. Pendant toute cette période, les chevaux et leurs cavaliers parcourent inlassablement la terre, investis du pouvoir de frapper. Ils symbolisent guerres, tremblements de terre, famines, désastres écologiques, la peste au Moyen Âge, la grippe espagnole en 1918 et ce nouveau coronavirus en 2020.

Alors, devant cette pandémie, quelle devrait être notre première réaction? Elle devrait être la même que celle de la multitude d’anges et d’êtres vivants réunie autour du trône. Nous lisons leur magnifique réaction en Apocalypse 5.12-14 :

« Ils disaient d’une voix forte : L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange. Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : À celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, la louange, l’honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles! Et les quatre êtres vivants disaient : Amen! Et les anciens se prosternèrent et adorèrent. »

Premièrement, donc, cette vision nous révèle l’autorité de l’Agneau. Cela devrait nous pousser à l’adorer et à le louer de tout cœur. Deuxièmement, cette vision nous révèle :

2. La colère de l’Agneau🔗

Nous comprenons maintenant que derrière les souffrances qui affligent notre monde, c’est l’Agneau qui dirige l’histoire comme prévu dans le rouleau. Mais pourquoi? Pourquoi ces fléaux? Qu’est-ce qui motive l’Agneau à agir ainsi? Deux raisons essentielles : son plan de jugement et son plan de rédemption. Les deux vont ensemble et ne forment qu’un seul plan. Quand il entre en jugement, c’est en même temps pour sauver son peuple. Pensez à la grande délivrance d’Israël qui était esclave en Égypte. Dieu a frappé les Égyptiens de durs fléaux pour exprimer sa juste colère contre eux, mais aussi pour sauver son peuple bien-aimé. La même chose se produit aujourd’hui à l’échelle planétaire. La juste colère de Dieu contre les hommes qui lui sont rebelles est réelle et tangible, autant qu’elle l’était en Égypte. Nous voyons sa colère en action chaque fois que l’Agneau ouvre un sceau et envoie un cheval et son cavalier avec le pouvoir de frapper.

Le quatrième sceau d’Apocalypse 6.8 nous intéresse tout spécialement :

« Je regardai, et voici un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre. »

Un cheval verdâtre, vert malade, c’est une couleur maladive, macabre, symbole de maladie et de mort. Raison pour laquelle le cavalier s’appelle la mort, accompagnée du séjour des morts. La mission qui lui est confiée est de faire mourir le quart de la terre par l’épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages. Quatre grands malheurs, comme on trouve en Ézéchiel 14.21. Dans l’Ancien Testament, c’étaient des malheurs prévus contre le peuple de l’alliance devenu infidèle. Ici, ce sont des malheurs pour toute la terre, et ça vient de l’Agneau en colère!

D’abord l’épée. Ce n’est pas l’épée de la guerre, puisque celui qui a reçu le pouvoir d’ôter la paix et de provoquer la guerre sur la terre c’est le deuxième cheval, le cheval rouge (au verset 4). Le cheval verdâtre, quant à lui, possède le pouvoir de faire tuer même en temps de paix. Pensons par exemple aux meurtres, aux fusillades, au terrorisme, aux crimes de toutes sortes. Des morts violentes en temps de paix, il y en a eu et il y en a encore fréquemment.

Ensuite la famine. Le cheval noir (au verset 5) provoque déjà l’inflation et les inégalités économiques. Quand il frappe, il y a toujours de la nourriture, mais elle coûte cher et ce n’est pas tout le monde qui peut se la payer. Le cheval verdâtre, pour sa part, provoque une crise plus importante. Il n’y a même plus de nourriture. Les gens meurent de faim. Pensons aux crises alimentaires qui ont frappé l’Éthiopie, la Somalie, le Soudan.

Troisième malheur : la peste! Les épidémies, les pandémies, les maladies pour lesquelles les traitements n’assurent pas la guérison : sida, cancer, et maintenant ce nouveau coronavirus. Eh oui, nous avons trouvé la cause profonde de la pandémie actuelle! C’est le cheval verdâtre!

Quatrième malheur : les bêtes sauvages. Aujourd’hui, bien que cela existe encore, il y a peut-être moins de gens qui se font tuer par des bêtes sauvages. On pourrait peut-être ajouter dans cette catégorie des accidents mortels en voiture, à vélo, en avion.

Le pouvoir du cheval verdâtre consiste à provoquer la mort de toutes sortes de façons. Tout au long de l’histoire, des millions de gens ont été frappés par son pouvoir. Et son pouvoir lui a été donné par l’Agneau. C’est l’Agneau de Dieu qui a ouvert le quatrième sceau et qui a donné l’ordre à ce cheval d’aller et de frapper, car il est en colère!

Cela veut-il dire que Dieu serait l’auteur du mal? Dieu serait-il coupable du péché des hommes ou responsable des négligences humaines? Non, pas du tout! Mais nous confessons « qu’il maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures », de sorte que rien n’arrive par hasard, et que toutes choses nous viennent de sa main paternelle.

Ces fléaux sont l’expression de la colère de Dieu. Quand l’Agneau ouvre les sceaux et envoie les chevaux, il vient troubler la terre. Il perturbe la vie des hommes qui pensent pouvoir se passer de leur Créateur. Il nous met dans une condition d’insécurité pour que nous reconnaissions que, sans lui, nous ne pouvons rien. C’est un appel à la repentance et à la foi!

Prendrons-nous au sérieux ses avertissements? Beaucoup, malheureusement, vont juste s’endurcir. On entend déjà des voix qui disent orgueilleusement : « Vous allez voir, nous allons nous en sortir. Nous allons montrer notre solidarité et notre capacité à gérer la crise. » Peut-être, sans doute, fort possiblement, puisque le cheval verdâtre a reçu le pouvoir sur le quart de la terre seulement. Son pouvoir est limité par l’Agneau lui-même. L’homme n’a pas le droit de se vanter de posséder ce pouvoir. C’est Dieu qui limite et restreint le pouvoir de la mort.

Oui, nous allons nous sortir de cette crise, parce que Dieu est patient! Il retient sa colère. Mais voyez-vous, les fléaux du temps présent sont des signes annonciateurs. Ils se produisent entre la première venue de Jésus et son retour pour nous préparer à son retour. Quand le sixième sceau sera ouvert, là, vraiment, la colère de l’Agneau sera déversée sans retenue (comme on peut lire des versets 12 à 16). Ce sera la catastrophe mondiale qui mènera au jugement dernier. Qui alors pourra tenir devant la colère de l’Agneau? Qui pourra dire : « Vous verrez, nous allons nous en sortir »? On entendra plutôt ces lamentations rapportées en Apocalypse 6.16 :

« Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous loin de la face de celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l’Agneau, car le grand jour de leur colère est venu, et qui pourrait subsister? »

Aujourd’hui, Dieu lance de sérieux avertissements. Il appelle les hommes à la repentance. Il nous appelle à trouver refuge en Jésus-Christ, notre seul abri protecteur. Qui répondra à l’appel de Dieu?

Cette vision, donc, révèle d’abord l’autorité de l’Agneau, ensuite la colère de l’Agneau, et enfin :

3. La compassion de l’Agneau🔗

Oui, le but de ces fléaux, c’est que les gens se mettent à courir chercher leur vie et leur refuge, non pas en eux-mêmes, mais en Jésus-Christ et en lui seul. Ces fléaux sont là pour que les hommes reconnaissent la main de l’Agneau et qu’ils se tournent vers lui dans la repentance et la foi! Ce sont des événements troublants, terribles, oui, mais l’Agneau détient toute autorité dans le ciel et sur la terre! Il a reçu cette autorité parce qu’il est l’Agneau qui a été immolé. Son sang a été versé sur la croix par grande compassion pour son peuple qu’il est venu sauver. Il est digne d’ouvrir le rouleau parce qu’il est l’Agneau immolé. La victoire lui appartient. Heureux ceux qui ont part à sa victoire! Heureux ceux qui sont rachetés par son sang et rassemblés de toute nation par sa main puissante! Notre sécurité se trouve en lui!

Cela soulève une question : le pouvoir des chevaux et de leurs cavaliers frappe-t-il sans distinction les amis de Dieu et les ennemis de Dieu? Ou frappe-t-il seulement les non-chrétiens? En Égypte, certains fléaux ont frappé tout le monde; d’autres ont frappé seulement les Égyptiens. Ici, le texte ne le dit pas directement. Au verset 9, on entend les chrétiens morts qui ont été massacrés à cause de leur foi. L’épée en temps de paix les a frappés. On comprend que les chrétiens peuvent être frappés de ces fléaux comme les autres. Les chrétiens ne sont pas épargnés de maladies, guerres et famines. Nous ne sommes pas immunisés contre la COVID-19. Notre consolation n’est pas dans l’immunité, mais dans la puissance de l’Agneau qui fait toutes choses pour le bien de son Église!

Et pourtant, oui, l’Agneau fait une distinction entre les hommes! Notre Père céleste entend la prière de ses enfants. Au verset 9, quand le cinquième sceau est ouvert, Jean voit et entend les chrétiens qui ont été massacrés à cause de leur foi et qui prient en criant : « Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à faire justice et à venger notre sang? » Plusieurs chrétiens aujourd’hui ne savent pas quoi faire avec ce genre de parole. Devons-nous chercher à nous venger? Non, pas nous-mêmes, bien entendu, mais nous prions pour que Dieu fasse justice, nous prions pour qu’il délivre son peuple qui souffre dans ce monde à cause des ennemis de Dieu et de la haine du monde à leur égard. Quand Dieu a frappé les Égyptiens, c’était pour délivrer Israël. Quand Dieu frappe aujourd’hui, c’est pour préparer la délivrance de son Église. Car l’Agneau a compassion de son Église persécutée. Il a grande compassion dans nos souffrances, lui qui a souffert et qui est mort pour nous pardonner nos péchés et nous donner avec lui la victoire et la vie éternelle.

Nous avons l’immense privilège d’avoir été purifiés par le sang de l’Agneau. Nous pouvons ainsi nous présenter librement devant Dieu revêtus d’une magnifique robe blanche (Ap 6.11; 7.9,14). Nous sommes en paix avec Dieu, dans la joie indescriptible de notre salut en Jésus-Christ! Mais en attendant que Dieu, dans sa grande compassion, fasse complète justice aux martyrs de la foi, il faudra attendre que « leurs compagnons de service et leurs frères » soient réunis au grand complet (Ap 6.11). Il faudra que l’Agneau ait terminé de rassembler ses élus des quatre coins de la terre, tous ceux qu’il a rachetés pour Dieu par son sang, « des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation » (Ap 5.9). D’ici là, soyons assurés que sa compassion se renouvelle chaque matin en faveur de ceux qui lui appartiennent! Quoi qu’il arrive, jamais nous ne pourrons être séparés de son amour!

Dans notre région, dans notre province et dans notre pays, Dieu a encore des élus, un peuple qu’il veut et qu’il va rassembler. En ce temps de crise, soyons des témoins fidèles de Jésus-Christ. Soyons patients dans l’adversité, reconnaissants dans la prospérité, gardons confiance, quoi qu’il arrive, en notre Dieu et Père fidèle. Et comme l’Église dans l’histoire qui a toujours fait preuve de compassion en temps de souffrances et d’afflictions, faisons preuve, nous aussi, de compassion envers notre prochain. Aidons nos voisins sur le plan physique et matériel quand nous en avons l’occasion, mais surtout, aidons-les et guidons-les sur le plan spirituel.

Ces bouleversements n’arrivent pas par hasard et ne se produisent pas pour rien. Ils se produisent en vue de contribuer à l’avancement du Royaume de Dieu. Ils ont pour but l’accomplissement de son plan rédempteur en faveur de son peuple bien-aimé. Profitons donc de cette profonde insécurité pour appeler les gens à se tourner vers l’Agneau. Car c’est lui qui détient toute autorité, qui exprime sa colère et qui fait compassion dans sa grâce. Oui, il nous encourage puissamment! Amen.