Cette prédication sur Jean 13.36-38 a pour sujet la guérison spirituelle que Jésus, le Médecin de nos coeurs, prépare pour ses disciples, par sa Parole qui révèle notre péché, qui est douloureuse et qui procure une grande consolation.

Source: La paix du Christ au milieu de la tempête - Série de prédications sur Jean 13 à 17. 6 pages.

Jean 13 - Le Médecin de nos coeurs prépare notre guérison

« Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu? Jésus répondit : Là où je vais, tu ne peux pas maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois. »

Jean 13.36-38

Peuple bien-aimé du Seigneur,

Jésus-Christ est le grand Médecin de nos cœurs. Il nous guérit en profondeur afin que nous goûtions richement à sa paix. « Je vous donne ma paix », dit-il à ses disciples (Jn 14.27). Les chapitres 13 à 17 de l’Évangile de Jean nous rapportent l’entretien de Jésus dans la chambre haute. Il passe du temps de grande qualité en privé avec ses disciples. Une phrase résume tout cet entretien : La paix du Christ au milieu de la tempête. Oui, bientôt, la tempête s’abattra sur le Seigneur Jésus qui sera arrêté, condamné, crucifié. Mais la tempête a déjà commencé à bouillonner quand Jésus fut troublé en son esprit en présence de Judas (Jn 13.21). Judas le traître a été identifié et expulsé du groupe des apôtres (Jn 13.21-30). Satan et son représentant sont sortis, le temps est venu pour le Seigneur de parler à cœur ouvert à ses disciples. Il leur communique sa paix. « Que votre cœur ne se trouble pas » (Jn 14.1).

Mais juste avant, le grand Médecin doit procéder à une opération chirurgicale en profondeur dans le cœur de Simon Pierre. Oui, la tempête commence à bouillonner dans le cœur de son disciple, et d’ici quelques heures, quand Jésus sera arrêté, la tempête à l’intérieur de Simon Pierre éclatera au grand jour. Mais, Jésus-Christ, le grand Médecin de nos cœurs, intervient déjà. Il commence une grande opération chirurgicale à l’intérieur de Simon Pierre. Cette opération sera douloureuse, mais le but est de produire une guérison en profondeur. Oui, cette histoire nous annonce une bonne nouvelle : Le grand Médecin de nos cœurs prépare notre guérison. Il nous guérit au moyen du scalpel de sa parole. Cette histoire contient :

1. Une parole révélatrice🔗

Judas a été expulsé, Jésus est maintenant libre d’ouvrir son cœur à ceux qui lui appartiennent. Nous avons vu dans les versets 31 à 35 qu’il leur parle de sa gloire, de son départ et de l’amour. Sa gloire au verset 31 : « le Fils de l’homme a été glorifié », glorifié à travers tout ce qui s’en vient, ses souffrances, sa mort, sa résurrection. Son départ au verset 33 : « Là où je vais, vous ne pourrez venir. » Et puis l’amour au verset 34 : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Cependant, Pierre n’est pas en paix. Son trouble intérieur provoque en lui une question qu’il pose au Seigneur au verset 35 : « Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu? » C’est étrange. Pierre ne pose aucune question sur la gloire de Dieu et la gloire du Fils de l’homme. Comment le Seigneur peut-il être glorifié à travers ces événements? La gloire de Dieu est une question très profonde. Pourtant, pas une question à ce sujet. Pas une question non plus sur l’amour fraternel. Comment faire pour nous aimer les uns les autres? Que signifie nous aimer comme lui nous a aimés? L’amour du Sauveur pour nous est également un sujet grandiose, mais Pierre ne pose aucune question sur ce sujet non plus. Pierre est troublé par une chose. Jésus vient d’annoncer : « Là où je vais, vous ne pourrez venir. »

C’est un peu normal de réagir. Imaginez! Les disciples ont tout quitté pour suivre Jésus. Après trois ans de ministère public, avec tout ce qu’ils ont vu et entendu en compagnie du Seigneur Jésus, les disciples sont devenus convaincus que c’est lui le Christ, le Messie, le grand Roi venu établir son Royaume. À Jérusalem, la foule vient de l’acclamer comme Roi. « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël! » (Jn 12.13). Les disciples ont quitté maison, travail, famille pour le suivre et se consacrer à son service. Et maintenant, voilà qu’il leur dit : « Vous ne pouvez pas me suivre là où je m’en vais. » Nous comprenons parfaitement Pierre qui l’interrompt et lui demande : « Seigneur, où vas-tu? »

Remarquez bien que Jésus ne répond pas directement à la question. Il dit plutôt : « Là où je vais, tu ne peux pas maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard » (Jn 13.36). Est-ce que Jésus évite de répondre? Serait-il devenu habile politicien qui maîtrise l’art de ne pas répondre aux questions? Où bien, est-ce que le Seigneur ne sait pas trop quoi répondre? Est-il embêté, perplexe ou incertain de son avenir? Non! Jésus sait très bien où il va. Jean nous l’a déjà dit au verset 1 du même chapitre : « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde au Père... » Et puis au verset 3 : « Jésus, qui savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait à Dieu… »

Jésus savait qu’il s’en allait à la croix, il savait qu’en mourant son esprit irait en présence de Dieu. Il savait qu’il ressusciterait et qu’il monterait au ciel pour retourner dans la gloire du Père. Il aurait pu tout expliquer à Pierre. Et d’ailleurs, c’est ce qu’il fera dans quelques instants, comme nous le lisons dans les chapitres suivants. Mais là, le Seigneur a un autre souci. Il ne veut pas seulement répondre à la question de Pierre, il veut d’abord répondre à ce qui motive Pierre, à ce qui l’anime dans son cœur. Jésus connaît parfaitement nos pensées, nos sentiments nos motivations. Il connaissait parfaitement l’intention de Pierre. Il savait que Pierre était présomptueux, orgueilleux, rempli de lui-même. Sa réponse a pour but de révéler ce mauvais trait de caractère dans le but de guérir son apôtre.

Cette histoire nous enseigne que notre vie en communion avec Dieu nous réserve parfois des surprises. Le Seigneur ne se limite pas à répondre à nos questions telles que formulées à haute voix. Parfois, nos questions cachent des motivations secrètes. Elles peuvent s’enraciner dans un esprit tortueux, complaisant, orgueilleux. Le Seigneur est le grand Enseignant capable de répondre à nos questions. Il est aussi le grand Médecin qui veut, avant tout, soigner nos cœurs tortueux. Il est à l’écoute des paroles qui sortent de notre bouche. Il est aussi à l’écoute des pensées enfouies dans nos cœurs. Il connaît nos pensées, il connaît nos larmes. Il entend nos murmures, nos mécontentements, nos vantardises, nos convoitises, nos peines, nos luttes. Il connaît nos fardeaux, nos confusions, nos incompréhensions.

Comme l’a dit David : « Éternel tu me sondes et tu me connais. […] Tu comprends de loin ma pensée » (Ps 139.1-2). Il nous arrive de ne pas nous comprendre nous-mêmes, mais lui nous comprend parfaitement. N’est-ce pas rassurant? N’est-ce pas réconfortant? Il révèle nos pensées tordues secrètes, pas pour prendre plaisir à nous humilier, mais pour guérir nos cœurs, dans le but de nous donner sa paix avec lui. C’est dans ce but que Jésus a maintenant pour Pierre une parole douloureuse.

2. Une parole douloureuse🔗

Pierre est piqué au vif par la réponse de Jésus. Ça lui donne de la hardiesse pour s’exprimer un peu plus. Ses paroles révèlent un peu plus les pensées qui étaient enfouies dans son cœur. « Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre? Je donnerai ma vie pour toi » (Jn 13.37). On ne peut pas reprocher à Pierre de ne pas vouloir suivre son Maître. Son désir est quelque chose de très beau! On ne peut pas non plus lui reprocher de manquer de zèle et d’enthousiasme à vouloir le servir jusqu’au bout. Si nous avions ce même désir et ce même enthousiasme, ce serait magnifique! Et pourtant, il y a quelque chose qui cloche. Qu’est-ce qui cloche? Deux choses, en fait.

D’abord, Pierre ne comprend pas où le Christ doit aller pour accomplir notre salut. Pierre s’imagine que le Messie est un Roi conquérant qui vient établir dans quelques jours son glorieux Royaume à Jérusalem. Mais que va-t-il se produire dans quelques heures? Jésus sera arrêté, traîné en procès, condamné, crucifié. Rien de ce que Pierre espérait! C’est Jésus qui donnera sa vie pour Pierre et pour nous et non Pierre qui donnera sa vie pour Jésus. Pierre ne comprend pas pourquoi le Christ, le Messie, doit être offert en sacrifice ni comment sa mort pourrait être à la gloire de Dieu. Il ne sait pas non plus que le Seigneur doit revenir à la vie, puis monter au ciel dans sa gloire, pour que la mission de l’Église se répande sur la terre. Pierre ne comprend pas que la gloire se révèle dans la souffrance.

Et nous non plus, bien souvent, nous ne comprenons pas. Nous n’avons pas l’intelligence du plan rédempteur de Dieu. Le Seigneur est très patient envers nous! Il nous donne la lumière de sa Parole et de son Esprit pour nous donner l’intelligence de son plan rédempteur. Si nous avons un début de cette intelligence que Pierre n’avait pas, nous devrions en être très reconnaissants à notre Dieu! Et quand nous manquons de cette intelligence, quand nous n’arrivons pas à voir l’œuvre de Dieu dans nos souffrances, soyons encouragés par le fait que Dieu est bon et patient envers nous. Il prend le temps nécessaire, petit à petit, pour nous faire comprendre ses voies.

La deuxième chose qui cloche avec Pierre, c’est qu’il ne se connaît pas lui-même. Il se pense capable de suivre le Seigneur jusqu’à donner sa vie pour lui. Il est présomptueux, inconstant, arrogant, enflé d’orgueil. Il se croit beaucoup plus fort qu’il ne l’est en réalité. C’est facile de dire : « Je donnerai ma vie pour toi. » Mais quand vient le danger, c’est moins facile à faire. Pierre manquera de courage. Et Jésus le sait très bien. Il sait que Pierre a besoin d’une intervention chirurgicale en profondeur. Cette opération est nécessaire pour que Pierre soit rendu capable de servir le Seigneur.

Écoutez la parole du grand Médecin des cœurs : « Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois » (Jn 13.38). Parole douloureuse, parole incisive, comme un scalpel tranchant qui vient tailler dans son cœur. Une parole qui s’accomplira dans quelques heures à peine. Mais dès maintenant, dans la chambre haute, cette parole doit déjà pénétrer dans son cœur. Elle fait mal, elle est douloureuse. Elle est nécessaire, pour produire plus tard son effet bienfaisant. Une parole qui prépare d’avance la repentance, le pardon, la guérison. Quel grand Médecin des cœurs nous avons!

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la chambre haute. Nous n’avons plus l’occasion de parler avec Jésus dans l’intimité comme l’ont fait les disciples. Le Seigneur est monté au ciel. Il est parti physiquement depuis 2000 ans. Nous ne pouvons pas le suivre là où il est, du moins pas maintenant. Nous avons cependant toujours cette communion avec lui, une communion encore plus profonde que pendant qu’il était sur la terre, une communion réelle grâce à sa Parole et à son Esprit.

Notre monde est différent du temps des apôtres. Nous vivons dans un monde qui prétend être passé par la Renaissance, et ensuite par le siècle des Lumières, avec toutes les capacités de la raison humaine, et ensuite par les grandes connaissances scientifiques et les grandes révolutions technologiques et industrielles. Et maintenant, notre monde est devenu néo-païen. On prétend posséder de grandes lumières divines et spirituelles à l’intérieur de soi-même qui viennent en fait des bas-fonds ténébreux de l’ancien paganisme. On appelle bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. Comment, dans ce contexte, pouvons-nous, en tant que chrétiens, garder le courage de nos convictions? Comment tenir ferme dans nos engagements? Comment garder confiance dans les voies du Seigneur?

Même si Jésus-Christ n’est plus là physiquement, il demeure avec nous par sa Parole et par son Esprit. Sa Parole est révélatrice, elle nous révèle nos péchés encore cachés dans nos cœurs. Sa Parole est incisive, elle est parfois douloureuse à entendre. Ce n’est pas toujours agréable de vivre en communion avec Dieu! Ça peut faire très mal. Sa Parole met le doigt sur notre orgueil et nos prétentions. Elle nous montre nos infidélités, elle met en évidence notre orgueil et notre manque de courage. Nous disons croire en Jésus-Christ, mais quand vient la pression sociale, bien souvent nous n’avons pas le courage de nous afficher comme chrétiens ou de vivre en conséquence. Nous préférons nous conformer au moule de notre culture et passer inaperçus aux yeux du monde qui a de la haine pour Dieu et pour ses enfants. Le grand Médecin vient nous visiter. Il utilise le bistouri de sa Parole et de son Esprit. Il agit dans nos cœurs et dans nos vies, non pour nous détruire, mais pour nous guérir et nous donner sa paix. Il le fait pour nous préparer à mieux le servir, pour que nous soyons des témoins utiles à son Royaume.

Et maintenant, de retour dans la chambre haute, que fait Jésus? Fait-il des reproches à Pierre? « C’est pas beau ce que tu vas faire quand tu vas me renier. » Rejette-t-il Pierre à jamais? « Je ne veux plus jamais te voir parmi mes disciples. Tu es indigne de moi. » Non! Ni reproche ni rejet. C’est vraiment beau! Le grand Médecin de nos cœurs vient de causer une grande douleur à Pierre avec son scalpel incisif. Et maintenant, il répand un baume apaisant sur la coupure. Il lui donne une parole consolante.

3. Une parole consolante🔗

Cette parole communique un puissant réconfort. Jésus a déjà commencé à répandre son baume avant même la coupure. Quand le Seigneur lui dit au verset 36 : « Là où je vais, tu ne peux pas maintenant me suivre », il s’empresse d’ajouter : « mais tu me suivras plus tard ». Oui, Pierre le suivra. Le désir de son cœur sera exaucé. De quelle façon le suivra-t-il? Sur le chemin de la souffrance. Le disciple n’est pas plus grand que son Maître. Si le Maître a souffert, le disciple doit s’armer à l’idée de souffrir, lui aussi. Plus tard, Pierre l’aura très bien compris, puisque c’est ce qu’il enseignera dans sa première lettre (1 Pi 4). La tradition nous rapporte que Pierre aurait été crucifié la tête en bas, s’estimant indigne d’être crucifié de la même manière que son Sauveur. La Bible n’en dit rien, nous ne pouvons pas être certains, mais chose certaine, d’après le livre des Actes et les lettres de Pierre, l’apôtre Pierre a souffert de plusieurs façons pour le nom de Jésus-Christ, il a suivi son Maître sur le chemin de la souffrance.

Pierre suivra aussi Jésus dans sa gloire. Là où se trouve le Seigneur aujourd’hui, là sont réunis tous les esprits bienheureux de ceux qui sont morts dans le Seigneur, incluant l’apôtre Pierre. Au grand jour du retour de Jésus-Christ, nous serons tous réunis avec notre Sauveur dans la nouvelle création. Nous suivrons Jésus jusque dans sa gloire éternelle. Le désir de nos cœurs sera enfin pleinement exaucé!

Voyez la grâce merveilleuse de notre Sauveur! Jésus savait que Pierre allait le renier. Il connaissait d’avance son péché. Il l’a d’avance annoncé. En même temps, Jésus le rassure avec une parole certaine : « tu me suivras plus tard ». Jésus connaît nos péchés, même nos péchés futurs. Et pourtant, quand le bon Berger parle à ses brebis, il vient à nous dans sa grâce et nous assure de son salut éternel. « Vous me suivrez plus tard. » Il en fait la promesse! Soyons certains que nous le suivrons sur le chemin de la souffrance et de la gloire!

Un baume avant la coupure et un baume après la coupure. Voyez encore sa grâce merveilleuse qu’il communiquera dans un instant à ses onze apôtres et, à travers eux, à toute son Église :

« Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père; car je vais vous préparer une place » (Jean 14.1-2).

Oui, le grand Médecin du cœur s’adresse à nos cœurs pour les apaiser, les rassurer, les réconforter. Dans son cœur, Pierre vit une grande tempête spirituelle, et cette tempête éclatera très bientôt au grand jour quand Jésus sera arrêté pour être condamné. Les autres disciples traverseront la même tempête. Tous abandonneront le Seigneur. Mais lui ne fait pas de reproche, il ne les rejette pas non plus, comme il a rejeté Judas, le fils de perdition. Dans sa grâce, le Sauveur apaise et réconforte ceux qui lui appartiennent. « Que votre cœur ne se trouble pas. […] Je vais vous préparer une place! »

Ces paroles sont pour nous aujourd’hui, pour notre consolation et notre joie. Lui qui met en lumière nos péchés enfouis dans nos cœurs, lui qui nous dit des choses douloureuses à notre sujet, il ne fait pas sans cesse des reproches. Il ne nous rejette pas. Il ne rejettera jamais ceux qui lui appartiennent. Il déverse en nous son baume apaisant, sa Parole réconfortante, ses promesses certaines. Que votre cœur ne se trouble pas, trouvez la paix en moi! Je suis allé à la croix donner ma vie pour vous. Je suis allé vous préparer une place en expiant vos péchés et en vous accordant la réconciliation et la paix avec Dieu. Je suis monté au ciel dans ma gloire pour régner sur vous, vous protéger, vous guider par ma Parole et mon Esprit Saint Consolateur. Un jour, je reviendrai vous prendre avec moi. Même au milieu des tempêtes de toutes sortes, je vous donne aujourd’hui ma paix. Amen!