Ce long document contient un cours de préparation au mariage touchant tous les aspects pertinents au mariage, avec, pour chaque leçon, des questions favorisant la réflexion et les échanges entre les futurs époux.

Source: Unis pour la vie - Cours de préparation au mariage. 69 pages.

Unis pour la vie Cours de préparation au mariage

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Introduction🔗

Ce cours est destiné à vous qui formez le beau projet de vous marier dans le Seigneur ou qui vous fréquentez sérieusement et voulez réfléchir ensemble au mariage. Le contenu de ce cours vous aidera à discerner la volonté de Dieu pour votre vie et vous préparera à la joie et aux responsabilités d’une vie conjugale bénie par le Seigneur. Le mariage étant l’un des engagements les plus importants que l’on puisse prendre durant sa vie, il est essentiel de réfléchir à ses implications et de bien s’y préparer.

Nous discuterons durant ce cours des divers aspects de l’alliance conjugale, à raison d’une leçon par rencontre. Il est important de vous engager à participer régulièrement à ces rencontres et de bien vous y préparer pour pouvoir en profiter au maximum. Avant chaque rencontre, vous devrez d’abord répondre aux questions proposées dans la leçon et en discuter ensemble. Les rencontres avec le pasteur vous permettront ensuite de revenir sur des questions clés, de discuter de vos interrogations et d’ajouter au besoin des éléments de réflexion. Les pasteurs ont toute liberté d’adapter ce cours à leurs besoins, de choisir les leçons ou les questions qui leur conviennent ou d’ajouter des éléments selon les situations spécifiques qu’ils rencontreront.

Je suis reconnaissant d’avoir pu m’inspirer du document Ils deviendront une seule chair du pasteur Mario Veilleux, du cours du pasteur Andrew J. Pol Questions pour se préparer au mariage, des livres Married for Good de R. Paul Stevens, Three To Get Ready de Howard A. Eyrich et Marriage in Honor de W.G. de Vries, ainsi que du livret Mari et femme, les desseins de Dieu pour la famille. Diverses autres sources secondaires m’ont également été utiles. J’ai aussi grandement profité des suggestions judicieuses et du travail de révision de mon épouse Claire, femme d’immense valeur et précieux cadeau que le Seigneur m’a donné. Je remercie enfin mon collègue Mario Veilleux qui a bien voulu relire attentivement le manuscrit et qui a suggéré plusieurs corrections.

Ma prière est que ce cours serve à la gloire de Dieu et contribue, par sa grâce, à fonder des mariages et des familles solides dans la foi, au service du Seigneur Jésus et pour la construction de son Église.

Paulin Bédard, pasteur

 

Leçon 1

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L’institution du mariage🔗

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

Genèse 2.24

1. Le mariage est une alliance🔗

  1. Qu’est-ce que le mariage? Quel est son fondement? Comment doit-on le poser?

  2. D’après vous, quels sont les buts du mariage?

  3. Pourquoi le mariage est-il appelé une alliance en Malachie 2.14?

Définition :

Le mariage est une alliance pour la vie conclue solennellement devant Dieu, par laquelle un homme et une femme se mettent d’accord pour s’appartenir mutuellement aussi longtemps qu’ils vivront tous les deux.

2. Il n’est pas bon🔗

  1. Lire Genèse 2.18-15. Quel était le problème de l’homme? (v. 18).

  2. Quelle fut la solution de Dieu?

3. Une aide semblable🔗

  1. Qu’est-ce qu’une « aide » et que signifie « son vis-à-vis »? (v. 18).

  2. Que signifie « os de mes os et chair de ma chair »? (v. 23).

  3. En quoi l’homme et la femme sont-ils à la fois semblables et différents?

  4. En quoi êtes-vous semblables et différents? Comment voyez-vous votre complémentarité?

  5. Pourquoi l’homme a-t-il été créé? Pourquoi la femme a-t-elle été créée? (Gn 1.27-28; 2.18; 1 Co 11.9).

4. Les plans de l’Architecte🔗

Dès le commencement du monde, Dieu créa l’homme et la femme et institua le mariage comme un cadeau donné à l’humanité. En sage Architecte, il a dévoilé ses plans pour la construction de la maison. Genèse 2.24 résume le projet du Créateur avec ses trois mots clés : quitter, s’attacher, devenir une seule chair.

a. Quitter🔗

Quitter son père et sa mère signifie plus que quitter la maison physiquement. « Quitter » signifie que nous ne nous considérons plus premièrement comme l’enfant de nos parents, mais plutôt comme le complément de notre conjoint. Nous devons bien sûr continuer à respecter nos parents et à apprécier la contribution qu’ils peuvent apporter à notre mariage. Nous devons toutefois les quitter dans le sens où notre relation principale n’est plus avec eux. Cela implique que nous ne sommes plus obligés de nous soumettre à leurs décisions. Notre relation principale est maintenant avec notre époux ou notre épouse : une nouvelle famille vient d’être fondée. Toute décision impliquant cette famille doit être prise par le nouveau couple.

  1. Est-ce qu’Adam a dû quitter père et mère? À qui s’adresse alors le verset 24?

  2. Pourquoi est-ce à l’homme et non à la femme que Dieu demande de quitter et de s’attacher?

  3. D’après vous, que devez-vous encore quitter ou abandonner pour vous marier?

  4. Que risque-t-il de se produire si l’on ne s’est pas réellement détaché de ses parents?

b. S’attacher🔗

Dieu appelle le mari et la femme à une association exclusive de fidélité pour la vie. Le mariage est une union mutuelle, permanente et exclusive (s’attacher signifie souder, coller). S’attacher implique que notre mariage a priorité sur toute autre relation, sauf notre relation personnelle avec le Seigneur. En pratique, cela signifie que nous devons passer du temps profitable à entretenir et stimuler notre relation et ne pas permettre aux priorités secondaires d’empiéter sur notre vie de couple.

  1. Dans votre relation, comment votre attachement l’un à l’autre se développe-t-il?

  2. Comment cet attachement est-il différent de toute autre relation?

  3. De quelle manière un manque d’attachement l’un à l’autre pourrait-il se manifester?

c. Devenir une seule chair🔗

Devenir une seule chair signifie plus que l’union physique. Cela implique que l’homme et la femme partagent tout ce qu’ils sont et tout ce qu’ils ont : leurs joies, leurs sentiments les plus intimes, leurs souffrances, leurs espoirs, leurs craintes, leurs réussites, leurs échecs, leurs corps, leurs biens matériels, leurs pensées. Deux personnes deviennent unies de corps et d’âme tout en demeurant deux personnes distinctes. Devenir un seul être implique que l’épouse et l’époux apprennent pendant toute la vie à se soutenir mutuellement, à tout partager ensemble et à satisfaire les besoins sexuels de l’autre. Notre société cherche souvent à détruire ce modèle divin de l’alliance conjugal.

  1. Comment faites-vous déjà l’expérience d’une communion profonde entre vous?

  2. Quels sont vos principaux sujets de désaccord? Comment l’harmonie entre vous grandit-elle?

  3. Quel est le degré d’harmonie doctrinale et spirituelle entre vous?

  4. D’après vous, comment votre union vous aidera-t-elle tous les deux à mieux servir le Seigneur?

5. Le modèle de l’alliance de Dieu avec son peuple🔗

Le thème central de la Bible est l’alliance que Dieu a établie avec son peuple. Tout au long de la Bible, cette alliance est résumée et répétée par la formule : « Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu », à laquelle le peuple de Dieu répond : « Nous n’aurons pas d’autres dieux que toi ». La Bible est donc l’histoire des relations d’amour entre Dieu et son peuple où chacun est tout pour l’autre.

Cette alliance entre Dieu et son peuple est comparée au mariage humain (Os 2; És 54.4-8; Éz 16; 2 Co 11.2; Ap 21.2,9; 22.17), ce qui nous permet de mieux comprendre comment Dieu veut être en relation avec son peuple. En retour, le plan de Dieu pour le mariage humain se comprend à la lumière de la relation que Dieu entretient avec son peuple. La vie conjugale a pour source et modèle l’alliance divine qui nous rendra capables de vivre notre mariage à la ressemblance de Dieu. Étant donné notre état corrompu, nous avons besoin de la grâce et de l’amour de Dieu dans une vie vécue en alliance avec lui pour recevoir à nouveau le cadeau de vivre notre alliance conjugale comme Dieu le veut.

  1. Quelles sont les ressemblances et les différences entre l’alliance de Dieu avec son peuple et l’alliance conjugale?

  2. Quelles sont les qualités de Dieu en tant qu’Époux?

  3. Comment cette comparaison peut-elle éclairer votre future vie conjugale?

 

Leçon 2

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Mieux se connaître
pour mieux bâtir ensemble🔗

 

« Éternel, tu me sondes et tu me connais. […] C’est toi qui as formé mes reins. […] Je te célèbre; car je suis une créature merveilleuse. Tes œuvres sont des merveilles. […] Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! […] Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité. »

Psaume 139.1,13,14,23-24

« Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. »

Psaume 127.1

Ces questions peuvent être discutées entre l’homme et la femme qui ont commencé à se fréquenter afin d’apprendre à mieux se connaître.

1. L’importance de bien se connaître🔗

Notre Créateur a donné à chacun une personnalité propre et des talents particuliers. Dans le mariage, le Seigneur unit un homme et une femme qui sont à la fois semblables et différents. Nos ressemblances contribueront à nous rapprocher (« os de mes os et chair de ma chair », Gn 2.23) et nos différences permettront de nous compléter (« une aide qui sera son vis-à-vis », Gn 2.18). Il est donc important de bien se connaître et de bien connaître la personne que nous pensons épouser afin de mieux nous préparer à bâtir ensemble. Le Seigneur est le seul qui nous connaisse parfaitement et qui sonde nos cœurs en profondeur. Une bonne connaissance de nous-mêmes passe par une connaissance de Dieu. Lorsque nous regardons à lui et à sa parfaite justice, cela nous fait voir notre grande misère et nous amène à reconnaître notre besoin de pardon et de vie transformée. Grandir dans la connaissance de nous-mêmes nous amène à dépendre toujours plus du pardon en Jésus-Christ et de la puissance de son Esprit qui nous restaure progressivement à son image. Si l’Éternel bâtit notre maison, nous pourrons alors harmoniser nos goûts et nos intérêts, nos buts et nos rêves, nos ressemblances et nos différences, et tirer profit ensemble de nos forces et de nos faiblesses.

2. Nos goûts et nos intérêts🔗

  1. Quels sont vos goûts et ceux de votre ami/e de cœur dans les domaines suivants?

    (Répondez chacun séparément pour les deux, puis comparez vos réponses).

Cuisine      Lecture       Musique        Films
Animaux    Sports        Loisirs           Vacances
Voyage       Voitures     Vêtements     Décoration

  1. Quels sont vos intérêts communs?

3. Nos buts et nos rêves🔗

  1. Quels sont vos buts dans la vie?

  2. Quels sont les buts de votre ami/e de cœur dans la vie?

  3. Que rêvez-vous de construire ensemble?

4. Nos personnalités🔗

  1. Remplissez la feuille « Test de personnalité » fournie par le pasteur, puis identifiez votre profil et voyez les forces et les faiblesses susceptibles de s’appliquer à votre type de personnalité.

5. Nos ressemblances et différences et notre complémentarité🔗

  1. En quoi votre ami/e est-il/elle semblable ou différent/e de votre père et de votre mère?

  2. En quoi êtes-vous semblable à votre ami/e de cœur?

  3. En quoi êtes-vous différent/e de votre ami/e de cœur?

  4. Comment pensez-vous pouvoir vous compléter? Comment vos ressemblances et vos différences peuvent-elles contribuer à solidifier votre relation?

6. Nos forces à développer, nos faiblesses à corriger🔗

  1. Quelles sont les qualités que vous appréciez chez votre ami/e de cœur?

  2. Quelles faiblesses espérez-vous voir changer avec le temps chez votre ami/e de cœur?

  3. Comment réagirez-vous si les changements ne se produisent pas comme espéré?

  4. A-t-il/elle des habitudes qui vous plaisent? Lesquelles?

  5. A-t-il/elle des habitudes qui vous déplaisent? Lesquelles?

  6. De quels péchés avez-vous besoin de vous repentir? Êtes-vous prêt/e à demander à Dieu qu’il vous transforme à l’image de Jésus et vous remplisse de son Saint-Esprit?

7. Nos émotions🔗

  1. Quelle place les émotions devraient-elles avoir dans nos vies? (Ps 77; Ps 149.1-6; Ct 2.5-7; Mc 12.30; Rm 12.2; Col 3.12-17; Hé 4.12-13).

  2. De quelle manière exprimez-vous vos émotions, la joie, la tristesse, etc.?

  3. De quelle manière votre ami/e exprime-t-il/elle ses émotions : la joie, la tristesse, etc.?

  4. Que pouvez-vous faire pour vous aider mutuellement dans ce domaine?

8. Nos attentes🔗

  1. Qu’aimeriez-vous que votre ami/e de cœur fasse pour vous si un jour vous vous mariez?

  2. Comparez ces attentes avec ce qu’on peut lire dans une liturgie pour la célébration du mariage. Vos attentes sont-elles bibliques et réalistes?

  3. Faites-vous de votre ami/e de cœur une idole en exigeant de lui/d’elle qu’il/elle satisfasse vos besoins d’acceptation, d’amour et de valorisation que Dieu seul peut pleinement satisfaire? Vous attendez-vous à trop de votre lui/elle et à trop peu de Dieu?

 

Annexe à la leçon 2

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Une personne divorcée
qui souhaite se remarier🔗

1. Divorce légitime🔗

Règle générale, notre Dieu, dans sa Parole, ne permet pas le divorce et le remariage, car il n’est pas permis à l’homme de séparer ce que Dieu a uni (Mt 19.6) et Dieu déteste le divorce (Ml 2.16). Cependant, la Parole de Dieu permet deux cas d’exception — l’adultère ou l’abandon par l’autre conjoint — où le divorce est permis, et par la suite, le remariage de la personne non fautive. La Confession de foi de Westminster le résume ainsi :

« Bien que la corruption humaine soit telle qu’elle puisse indûment fournir des arguments pour séparer ceux que Dieu a unis par le mariage, rien cependant, sauf l’adultère ou un abandon criminel volontaire auquel ni l’Église ni le magistrat ne peuvent remédier, ne constitue une cause suffisante pour en dissoudre le lien (Mt 19.8-9; 1 Co 7.15). En cas d’adultère ou d’abandon, une procédure publique en bonne et due forme doit être mise en œuvre, et les personnes concernées ne doivent pas être abandonnées à leurs propres volonté et jugement (Dt 24.1-4) » (article 24.6).
  1. Votre mariage précédent durait depuis combien d’années quand le divorce est survenu?

  2. À quel moment avez-vous réalisé pour la première fois que votre mariage se détériorait?

  3. Quelles sont les causes de la rupture de ce mariage?

  4. Votre divorce est-il légitime selon les critères bibliques? Est-il reconnu légitime par l’Église?

2. Guérison et remariage🔗

Dans sa bonté, Dieu permet à la personne qui a subi l’injustice d’une adultère ou d’un abandon de refaire sa vie avec un autre conjoint. Cependant, cette personne peut avoir contribué aux problèmes de son premier mariage. Elle peut également garder des blessures profondes causées par l’injustice de cette rupture. D’une manière ou d’une autre, elle aura besoin de la grâce de Dieu pour être restaurée et pour vivre la joie et l’harmonie d’une nouvelle union conjugale.

  1. De quelles façons avez-vous contribué aux problèmes de ce mariage?

  2. Comment vous y prenez-vous maintenant pour éviter ces mêmes erreurs?

  3. Éprouvez-vous de l’amertume ou de la rancune à l’égard de votre premier mariage?

  4. De quelle manière recherchez-vous la guérison et la paix devant Dieu?

  5. En quoi avez-vous changé depuis la rupture de votre premier mariage?

  6. Y a-t-il des obligations financières rattachées au premier mariage?

  7. Combien de temps après votre divorce avez-vous initié cette nouvelle relation?

  8. Qu’avez-vous appris de votre premier mariage qui vous est utile dans cette nouvelle relation?

  9. Que voudriez-vous voir de différent dans ce prochain mariage?

  10. Comment prévoyez-vous vous y prendre pour mettre cela en pratique?

  11. Que faites-vous dès maintenant pour vous assurer qu’un divorce ne mettra pas fin à ce mariage plein d’avenir que vous envisagez?

  12. Si des enfants sont nés de votre premier mariage, comment les obligations parentales sont-elles partagées entre vous et votre ex-conjoint?

  13. Quel sera le rôle de votre futur époux/épouse auprès des enfants nés de votre premier mariage?

 

Leçon 3

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Mieux connaître nos parents,
nos familles, notre enfance🔗

« Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui étaient fixés, avant qu’aucun d’eux existe. »

Psaume 139.16

« Honore ton père et ta mère — c’est le premier commandement accompagné d’une promesse — afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. »

Éphésiens 6.2-3

1. Des années formatrices🔗

Les premières années de la vie sont très formatrices pour chacun d’entre nous. Chaque individu apporte dans le mariage son bagage d’antécédents personnels. Ce bagage comprend la façon dont une personne réagit devant les contraintes de la vie, démontre de la tendresse, communique, règle un problème, exprime sa colère, se comporte avec les autres, envisage les rôles familiaux et sociaux, établit des priorités, interprète le comportement non verbal, exprime une peine, utilise son temps libre, exprime un désaccord, se considère elle-même, s’y prend avec quelqu’un qui est différent d’elle, participe à la prise de décision, etc. Autrement dit, le passé que le Seigneur nous a donné de vivre a une influence sur qui nous sommes. Notre avenir n’est pas déterminé par notre passé, car la grâce transformatrice de Dieu est puissante pour restaurer et réorienter nos vies, mais dans sa providence, le Seigneur se sert de notre histoire et de nos expériences pour nous forger et nous préparer à notre vocation. Nous pouvons donc apprendre beaucoup de choses sur nous-mêmes et sur nos façons de réagir par une analyse de notre famille et de nos expériences de croissance. Nous serons ainsi mieux préparés à unir nos vies et à fonder un foyer harmonieux à la gloire de Dieu.

2. Une présentation de ma famille🔗

  1. Présentez brièvement chaque membre de votre famille.

  2. Quel genre de relations aviez-vous dans le passé avec les membres de votre famille?

  3. Quel genre de relations avez-vous maintenant avec les membres de votre famille?

3. Le mariage de mes parents🔗

  1. Tracez un portrait de la vie conjugale de vos parents.

  2. Considérez-vous vos parents heureux dans leur mariage? Pourquoi?

  3. Considérez-vous les parents de votre ami/e de cœur heureux dans leur mariage? Pourquoi?

4. Les modèles que j’ai reçus🔗

  1. Quel modèle de mari, de père, de masculinité avez-vous reçu dans votre famille?

  2. Quel modèle d’épouse, de mère, de féminité avez-vous reçu dans votre famille?

  3. Comparez ces modèles à ce que la Bible enseigne (Ép 5.22-28).

  4. Quelles caractéristiques de votre foyer parental désirez-vous imiter?

  5. Quelles caractéristiques de votre foyer parental désirez-vous éviter?

5. Mon enfance et mon adolescence🔗

  1. Avez-vous eu une enfance heureuse? Expliquez.

  2. Avez-vous eu une adolescence heureuse? Expliquez.

  3. Que savez-vous sur l’enfance de votre ami/e de cœur et sur sa famille?

  4. Que savez-vous sur l’adolescence de votre ami/e de cœur?

6. Les relations parents-enfants🔗

  1. Vous êtes-vous senti/e aimé/e dans votre famille?

  2. Comment l’amour et l’affection se manifestaient-ils dans votre famille?

  3. Comment communiquiez-vous de manière verbale et non verbale dans votre famille?

  4. Comment les conflits étaient-ils résolus dans votre famille?

  5. Quel genre de discipline était exercé dans votre famille? Qu’exigeait-on de vous?

  6. Y avait-il dans votre famille des difficultés particulières? (alcool, maltraitance, indifférence, colère, problèmes financiers, divorce, etc.). Si oui, décrivez brièvement. D’après vous, comment le Seigneur peut-il faire tourner ce mal en bien? (Gn 50.20; Ps 138.7-8; Rm 8.28).

  7. Quelle reconnaissance avez-vous envers vos parents? (Dt 5.16; Ps 27.9-10; 71.17).

7. La foi et les valeurs qui m’ont été transmises🔗

  1. Quel enseignement religieux avez-vous reçu? Quelle vision de Dieu, du monde et du salut vos parents vous ont-ils transmise? (Ps 78.3-6; 2 Tm 3.14-15; 1 Pi 1.17-19).

  2. Quel enseignement moral avez-vous reçu dans votre famille? Quelle importance accordait-on au respect des dix commandements et au développement du fruit de l’Esprit? (Dt 6.4-7; Ps 78.7-8; 106.6; Éz 20.18-19).

  3. Comparez cet enseignement religieux et moral à la Bible. Que devriez-vous garder ou corriger de cet héritage dans votre futur foyer?

 

Annexe à la leçon 3

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Mieux connaître nos cultures respectives🔗

Les mariages interculturels peuvent apporter de belles richesses et être source de grandes bénédictions. Ils peuvent aussi engendrer des difficultés et même des conflits profonds. Les différences de langue, de culture, de coutumes et d’origine doivent être sérieusement prises en considération durant les préparatifs du mariage et durant les premières années d’ajustement à la vie conjugale. Les questions suivantes, discutées à la lumière de la Bible, pourront vous aider à grandir dans l’harmonie. Il sera également utile de rechercher les conseils et la sagesse de couples chrétiens consacrés qui vivent depuis des années un mariage interculturel.

  1. Prenez le temps de confronter vos préjugés, vos croyances ou les stéréotypes que vous vous êtes construits sur la culture de l’autre. Évitez les clichés sociaux.

  2. Quelles sont les particularités de vos deux pays respectifs?

  3. Identifiez ensemble les aspects et les valeurs de vos deux cultures que vous estimez importants de préserver.

  4. Suis-je capable de m’intégrer dans une culture différente de la mienne?

  5. Est-ce que je connais bien le milieu d’origine de mon/ma futur/e époux/se?

  6. Suis-je sensible aux différences culturelles de mon/ma futur/e époux/se?

  7. Suis-je d’accord d’adopter certains aspects de la culture de l’autre et de renoncer à certains des miens? Jusqu’à quel point devrais-je y renoncer ou les conserver?

  8. Comment envisagez-vous de vivre vos valeurs culturelles dans le cas où vous vivriez dans un pays étranger à vos deux cultures?

  9. Quels sont les rôles du mari et de la femme dans votre culture? Dans la culture de votre futur/e époux/se? Comment perçoit-on la direction et la soumission dans la culture de chacun?

  10. Dans la culture de chacun, comment perçoit-on l’égalité des sexes?

  11. Dans la culture de chacun, comment le travail est-il compris?

  12. Dans la culture de chacun, à qui appartiennent les enfants? Au père, à la mère ou aux deux?

  13. Quelle « culture familiale » ou quels éléments de vos cultures respectives souhaitez-vous transmettre à vos enfants?

  14. Si vos langues maternelles sont différentes, dans quelle langue communiquerez-vous entre vous et est-ce important pour vous que votre époux/épouse apprenne votre langue?

  15. Si vos langues maternelles sont différentes, quelle langue utiliserez-vous pour parler à vos enfants?

  16. Quelles sont les implications possibles du fait de vivre dans un pays éloigné de vos parents ou de vos beaux-parents, pour chacun de vous, pour votre couple et pour vos futurs enfants? (communication, soutien et encouragement des parents, visites, coût des voyages, durée des vacances, liens à développer entre vos enfants et leurs grands-parents, etc.).

  17. Quelles sont les attentes culturelles des époux ou des familles pour les différents événements de la vie? (Ex : mariage, naissance, baptême, etc.) Ces attentes semblent parfois tellement évidentes qu’elles ne sont pas nommées. (Ex : Que les parents ou beaux-parents choisissent les invités pour la noce ou payent les frais de la noce, que la mère soit présente lors d’une naissance ou dans les semaines qui suivent la naissance, etc.)

  18. Comment la cérémonie du mariage et la noce pourront-elles être le reflet de vos deux cultures d’origine, dans le respect et la joie des parents et des invités?

 

Leçon 4

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Les vœux de l’alliance conjugale🔗

« L’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse. »

Malachie 2.14

« J’accomplirai mes vœux envers l’Éternel en présence de tout son peuple. »

Psaume 116.14

1. Les vœux🔗

L’alliance conjugale est l’accord personnel par lequel un homme et une femme se lient librement l’un à l’autre jusqu’à ce que la mort les sépare. Cette alliance est établie par des vœux solennels prononcés publiquement devant Dieu. Tout comme Dieu a fait des promesses à son peuple avec qui il a fait alliance, de même l’alliance conjugale est fondée sur les promesses des conjoints, à la différence que Dieu est témoin entre l’homme et la femme qui s’unissent par alliance par leurs vœux (Ml 2.14). L’alliance est plus étendue que ces promesses, mais sans ces promesses, il n’existe pas d’alliance.

Un vœu est une promesse solennelle faite à Dieu. C’est une forme de serment par lequel nous prenons Dieu à témoin de nos promesses et acceptons qu’il nous en tienne responsables. Les vœux de mariage ne sont pas simplement « échangés entre les époux », c’est à Dieu que nous promettons de nous aimer l’un l’autre pour la vie. Dans la Bible, un vœu est toujours une promesse faite à Dieu. « Lorsque tu fais un vœu à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir » (Ec 5.3). « Faites des vœux à l’Éternel, votre Dieu, et accomplissez-les! » (Ps 76.12). C’est ce qui donne aux vœux conjugaux toute leur force et tout leur sérieux (voir la Confession de foi de Westminster, articles 22.1-7).

Le marié :

Je déclare devant le Seigneur et en présence de ces témoins que je prends ______________________ pour épouse et femme légitime. Je promets de l’aimer et de l’honorer, tout comme Jésus-Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle.
Je promets de la guider fidèlement selon la Parole de Dieu et de vivre avec elle dans la sainteté. Je promets, avec l’aide de Dieu, de ne jamais l’abandonner, mais de lui être toujours fidèle, dans les bons et les mauvais jours, dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, aussi longtemps que nous vivrons tous les deux.

La mariée :

Je déclare devant le Seigneur et en présence de ces témoins que je prends ______________________ pour époux et mari légitime. Je promets de l’aimer et de lui être soumise, tout comme l’Église aime Jésus-Christ et se soumet à lui.
Je promets de l’aider et de vivre avec lui dans la sainteté, selon la Parole de Dieu.
Je promets, avec l’aide de Dieu, de ne jamais l’abandonner, mais de lui être toujours fidèle, dans les bons et les mauvais jours, dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, aussi longtemps que nous vivrons tous les deux.

2. Une alliance magnifique🔗

Je déclare devant le Seigneur et en présence de ces témoins…

Nous accordons souvent trop peu d’importance aux paroles. Pourtant, pour Dieu, la parole est très importante, autant la sienne que la nôtre. La Bible considère la personne comme un être uni, corps et âme. Quand je prends mon mari/ma femme dans mes bras, j’embrasse sa personne. Quand je parle, c’est ma personne qui parle et qui se fait connaître. Si je ne tiens pas parole, c’est ma personne qui ne tient pas parole. Il en est de même de la personne et de la parole de Dieu (2 Co 1.17-20; Hé 6.13-20). Un vœu est irréversible. Lorsque Dieu fait une promesse, nous nous attendons à ce qu’il tienne parole, et c’est bien ce qu’il fait. Il s’attend aussi à ce que nous tenions parole. Il est témoin des promesses que nous lui faisons, y compris celles qui établissent l’alliance conjugale (Pr 2.16-17; Ml 2.14).

  1. Pourquoi est-il si important de ne pas prononcer des vœux à la légère, mais de bien y réfléchir auparavant? (Dt 23.22-24; Ps 76.12; Pr 20.25; Ec 5.1-6).

  2. Pourquoi est-il nécessaire de prononcer des vœux publics pour se marier?

  3. Comment les vœux que vous prononcerez pourront-ils vous aider dans votre mariage?

  4. Qu’est-ce que je détruis lorsque je cesse d’aimer quelqu’un que j’ai promis d’aimer jusqu’à ce que la mort nous sépare? (Lv 19.12; Pr 2.10-22; Ml 2.13-16).

3. Une alliance exclusive🔗

Je déclare… que je prends ______________________________
pour épouse et femme légitime / pour époux et mari légitime…

L’alliance conjugale est un choix exclusif, tout comme le choix de Dieu dans l’alliance qu’il a conclue avec son peuple (2 S 7.23; Dt 7.7-9). Chaque partenaire de l’alliance a besoin de savoir que, parmi tous les partenaires possibles, il/elle a été choisi/e. Tout comme Dieu a souvent dit à son peuple « tu es celui que j’ai choisi », de même nous avons besoin d’exprimer régulièrement ce choix à notre époux/épouse pour vivre et développer l’alliance. Une alliance est toujours une relation « moi-toi » et jamais « moi-chose ». « Je suis ton mari, tu es ma femme »; « je suis ta femme, tu es mon mari ». De même, l’alliance de Dieu avec son peuple est relationnelle : « Je serai ton Dieu et tu seras mon peuple. »

  1. Que signifie selon vous l’exclusivité? (Pr 5.15-18; Ct 6.3).

  2. Qu’arrive-t-il si cette exclusivité n’est pas respectée?

  3. Pourquoi avez-vous besoin de savoir que vous avez été choisi/e de préférence à tous les autres?

  4. La relation « moi-toi » est importante (« je suis le fils ou la fille de… », « le frère ou la sœur de… »). Que signifie pour vous cette future relation « je suis le mari de…, la femme de… »?

4. Une alliance entière🔗

Je promets de l’aimer…

Un vrai mariage existe lorsque deux personnes s’accordent pour s’appartenir l’une à l’autre sur tous les plans : social, émotionnel, spirituel, sexuel et légal. Mais c’est avant tout le cœur qui doit être engagé tout entier l’un envers l’autre. Les époux sont appelés à s’aimer l’un l’autre comme le Christ nous a aimés et s’est donné pour nous. Cet amour des époux, nourri par l’amour même de Dieu, donnera force et vitalité à tous les aspects de leur relation.

  1. Comment l’amour commence-t-il à se manifester dans votre relation?

  2. Que signifie se donner entièrement? Êtes-vous prêts à vous donner l’un à l’autre?

  3. L’amour est-il d’abord une question de sentiments ou de volonté? Est-il correct de dire « Je ne t’aime plus » après avoir prononcé les vœux du mariage?

5. Une alliance harmonieuse🔗

Je promets de l’aimer et de l’honorer, tout comme Jésus-Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle. Je promets de la guider fidèlement selon la Parole de Dieu / Je promets de l’aimer et de lui être soumise, tout comme l’Église aime Jésus-Christ et se soumet à lui. Je promets de l’aider… selon la Parole de Dieu.

Les vœux du mari et de l’épouse diffèrent au niveau des rôles de chacun, car le Seigneur leur adresse des appels distincts et leur confie des responsabilités différentes. Contrairement à ce que beaucoup croient aujourd’hui, ces rôles et responsabilités ne sont pas les mêmes, ni interchangeables, ni le simple reflet d’une culture ou d’une époque donnée, car ils découlent de l’ordre établi par Dieu dans sa création. L’homme et la femme doivent ainsi accepter d’assumer dans leur foyer le rôle propre à chacun, avec les défis, les exigences et les bénédictions qui en découlent. Ils auront besoin de rechercher la force du Seigneur qui leur permettra d’accomplir dans l’unité et la complémentarité la mission que Dieu leur a confiée ensemble.

  1. Quelles sont les responsabilités de l’époux? Que signifient-elles? (Ép 5.22-28).

  2. Quelles sont les responsabilités de l’épouse? Que signifient-elles? (Ép 5.22-28).

  3. Ces responsabilités sont-elles un défi pour vous? De quelle façon?

6. Une alliance sacrée🔗

Je promets… de vivre avec lui/elle dans la sainteté, selon la Parole de Dieu.

La Bible dit que le mariage est un don de Dieu à l’humanité. Il accorde les bienfaits de l’alliance à ceux qui ont conclu une alliance conjugale et qui en acceptent les obligations. Lors de la célébration du mariage chrétien, l’homme et la femme qui se marient doivent promettre de vivre dans la sainteté selon la Parole de Dieu. Ils s’engagent ainsi à rester à l’écoute du Seigneur et à vivre ensemble dans l’obéissance à ses commandements, en comptant chaque jour sur les riches promesses de sa grâce en Jésus-Christ. C’est ainsi qu’avec l’aide du Seigneur ils acceptent les obligations de l’alliance conjugale telle qu’instituée par Dieu.

  1. Qu’est-ce qui fait du mariage une alliance sacrée, sans pour autant être un sacrement? (Ml 2.14; Mt 19.6; Ép 5.31-32).

  2. Que signifie pour les époux de « vivre dans la sainteté »?

  3. Quelle place accordez-vous actuellement à la Parole de Dieu individuellement et ensemble dans votre relation, et quelle place entendez-vous lui accorder une fois mariés?

7. Une alliance indissoluble🔗

Je promets, avec l’aide de Dieu, de ne jamais l’abandonner, mais de lui être toujours fidèle, dans les bons et les mauvais jours, dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, aussi longtemps que nous vivrons tous les deux.

Les promesses de l’alliance sont difficiles à tenir. C’est précisément ce qui donne au mariage un fondement solide. On ne peut pas garantir à quelqu’un la joie entière ou le bonheur continuel, mais ce que nous promettons devant Dieu, c’est qu’aucune circonstance ne viendra rompre le lien. Les promesses de l’alliance sont très réalistes et tiennent compte du fait que, tôt ou tard, les époux traverseront de « mauvais jours ». Ce sont précisément ces jours qui éprouveront notre fidélité à nos promesses. Je me lie moi-même pour la vie. J’ai choisi. Désormais, mon but sera, non pas de chercher quelqu’un qui me plaira, mais de plaire à celui/celle que j’ai choisi/e.

Le mariage n’est pas un engagement jusqu’à ce que les incompréhensions nous séparent, ou jusqu’à ce que l’un ou l’autre perde son attrait physique, ou jusqu’à ce que je trouve quelqu’un de mieux, ou que je sois fatigué de mes responsabilités, ou que je décide de retrouver ma « liberté ». Le motif déterminant de notre engagement sera : « Dieu nous a unis tous les deux, alors je suis convaincu/e que Dieu veut me voir passer le reste de ma vie avec cette personne que j’aime et respecte. Et je suis convaincu/e que mon époux/épouse a les mêmes convictions. »

  1. Quel réconfort puissant ces paroles peuvent-elles apporter aux époux?

  2. Quelle est la différence entre dire « oui, je promets » et « j’essaierai »?

  3. Si les vœux n’incluaient pas « dans les mauvais jours », « dans la pauvreté », « dans la maladie », y aurait-il quand même une alliance? Qu’est-ce que cela communiquerait au conjoint qui entend ces promesses limitées?

  4. Imaginez que votre époux/épouse a une grave maladie ou un grave accident et se retrouve handicapé/e pour le reste de ses jours. Seriez-vous alors dégagé/e de vos vœux?

  5. Que pensez-vous du divorce? (Ml 2.14-16; Mt 5.31-32; Mt 19.1-9; 1 Co 7.10-15).

  6. Connaissez-vous des promesses de Dieu qui vous aideront à garder vos engagements?

  7. Après avoir étudié les vœux du mariage, discutez ensemble des aspects plus délicats de ces vœux pour vous. Y a-t-il des promesses que vous n’êtes pas prêts à faire? Pourquoi?

 

Leçon 5

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L’amour conjugal🔗

« Par dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection. »

Colossiens 3.14

« Aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »

1 Jean 4.7-8

« Que tu es belle, que tu es aimable, mon amour, mes délices! »

Cantique 7.7

« L’amour est fort comme la mort. […] C’est une flamme de l’Éternel. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour. »

Cantique 8.6-7

L’amour peut s’exprimer de bien des façons. L’amour joue un rôle important dans la Bible1, qui en donne une définition claire. Plus encore, elle révèle celui qui aime et qui est la source de l’amour. Les trois mots grecs et les trois mots hébreux suivants désignent les diverses expressions de l’amour. Pour plus de simplicité, ces mots sont ici distingués; mais leurs sens se recouvrent souvent et doivent être compris dans leur contexte. Ces six expressions de l’amour sont nécessaires à l’alliance conjugale.

1. L’amour service (« agapè »)🔗

C’est l’amour sans condition, qui n’a pas besoin de raison. C’est le langage de l’amour qui prend soin. L’amour-agapè voit le meilleur dans l’autre et va vers l’autre même lorsqu’il n’y a pas de réponse et même lorsque l’autre n’est pas aimable. Il se manifeste sans avoir besoin d’éprouver d’affinité envers l’autre. C’est un choix, un engagement, et non pas quelque chose qui survient par hasard. C’est un don et non pas un prêt ou une location. C’est un amour gratuit et désintéressé qui prend l’initiative et qui fait preuve d’altruisme, de prévenance, de sollicitude, de sensibilité aux besoins des autres (Mt 22.37-39; Jn 3.16; Rm 13.8; Ép 5.2,25,28,33; Tt 3.4-5; 1 Jn 4.7-12).

  1. L’amour service est-il suffisant pour fonder un foyer?

  2. Je sais que mon futur conjoint m’aime vraiment de façon désintéressée quand…

  3. Je pense que mon futur conjoint apprécierait que je le/la serve en…

2. L’amour amitié (« philia »)🔗

C’est l’amour réciproque basé sur les ressemblances et les affinités; celui qui est aimé répond en aimant. C’est le langage du partage. L’amour-philia célèbre la camaraderie, les intérêts communs, les ressemblances, les pensées, les opinions communes. « L’ami multiplie la joie et divise les peines. » Le conjoint est un « ami de jeunesse », un « compagnon », une « compagne », pas seulement une « fiancée », mais aussi une « sœur » (Pr 2.16-17; 17.17; 18.24; Ct 1.15-16; 4.10; 5.1,16; Jn 11.3,11,36; 15.13-15; 20.2; Ac 10.24; Tt 2.4).

  1. Pourquoi cet amour est-il indispensable au mariage? Pourquoi, de tous les amis que l’on a, notre conjoint devrait-il être notre meilleur ami?

  2. Une des choses (ressemblance, affinité, intérêt commun…) que j’apprécie le plus actuellement chez mon futur conjoint, c’est…

  3. Je pense que mon futur conjoint apprécierait davantage mon amitié si…

3. L’amour passion (« éros »)🔗

C’est l’amour passionné, possessif, exclusif. C’est le langage du toucher. C’est la dimension sensuelle et sexuelle du mariage, où l’ardent désir entre un homme et une femme donne force et plaisir à la relation d’alliance. Cet amour est inspiré de la structure biologique de l’homme et de la femme. Dans la Bible, « l’éros » est présenté de façon magnifique et très positive lorsqu’il est à sa place, c’est-à-dire toujours, sans exception, dans l’alliance conjugale. L’union physique exige tendresse et permanence (2 S 13.1-22; Pr 5 et 7; Ct 1.2-4; 4.9-11; 7.7-11; Mt 5.28; 1 Co 7.1-9).

  1. Pourquoi le Seigneur nous demande-t-il d’attendre d’être mariés avant de nous unir physiquement avec notre époux/épouse? Reconnaissez-vous en cela la sagesse de Dieu?

  2. Comment anticipez-vous le jour où vous vous unirez intimement à celui/celle qui sera votre époux/épouse? Comment profitez-vous du temps qui vous est donné d’ici votre mariage pour bien vous y préparer?

  3. Ce que je fais lorsque j’ai des désirs très forts envers mon futur époux ou ma future épouse…

  4. Ce que je fais pour aider mon futur époux ou ma future épouse à résister aux tentations sexuelles en attendant le mariage…

  5. À quelles conséquences peuvent s’attendre ceux qui ont déjà eu des relations sexuelles avant le mariage? Quel espoir y a-t-il pour eux? Comment trouver le chemin de la guérison?

4. L’amour familial (« racham »)🔗

C’est le sentiment d’appartenance familiale. C’est le langage de la compassion, qui permet de s’identifier à l’autre et de ressentir ce qu’il/elle ressent, de se mettre à sa place. Littéralement, le mot signifie « entrailles » ou « sein maternel » et exprime la source et la profondeur du sentiment qui nous attache à l’autre et qui incline à la compassion. L’amour familial m’amène à fonder une nouvelle famille avec mon époux/épouse, distincte de la famille d’où je viens. Il m’encourage à le/la traiter comme mon proche parent, envers qui j’ai une profonde attache (comme les fibres de mon être) et pour qui je ferai tout ce que je peux. Il faut beaucoup d’amour familial lorsque viennent la maladie, le chômage, les couches, les nuits interrompues par le bébé ou les simples tâches quotidiennes de la vaisselle et du ménage (Ps 103.13; És 49.15; Jr 31.20; Os 2.21; Mc 1.41; 8.2; Rm 12.10,15-16; 2 Co 1.3; Ph 1.7-8; 2.1; Col 3.12).

  1. Pouvons-nous nous séparer de notre famille d’origine comme nous pouvons quitter des amis? Pourquoi faut-il alors quitter nos parents pour pouvoir fonder une nouvelle famille?

  2. Comment la compassion et l’amour familial étaient-ils vécus dans la famille d’où vous venez?

  3. Quelle sorte d’amour familial voulez-vous vivre dans la nouvelle famille que vous allez fonder?

  4. Je pense que je pourrais démontrer de la compassion envers mon futur conjoint en…

5. L’amour romantique (« ahaba »)🔗

C’est un amour qui attend, qui courtise et qui veut gagner par un appel chaleureux. C’est le langage de la romance. L’amour romantique est l’amour qui cherche le/la bien-aimé/e et qui fait que nous nous sentons désirés. C’est un tendre appel qui attend une réponse du cœur. À l’intérieur de l’alliance, la cour doit continuer par une romance de plus en plus profonde. C’est le mot habituel pour désigner l’amour entre un homme et une femme dans le mariage (Gn 29.20; 2 S 1.26; Pr 5.19; Ct 2.4-7; 4.1-7; 5.10-16; 7.11; 8.6-7). C’est aussi le mot qui désigne la façon dont Dieu se choisit et appelle son peuple afin de vivre en alliance avec lui. Cet amour est la source de l’alliance, il précède et amène à l’existence cette alliance entre Dieu et son peuple. Israël s’est vraiment senti désiré (Dt 7.7-8; Jr 31.2-3; Os 2.16).

  1. Que faites-vous de concret pour montrer à votre fiancé/e qu’il/elle est désiré/e?

  2. Je me sens aimé d’une façon romantique lorsque…

  3. Je pense que mon conjoint aimerait que je sois plus romantique en…

  4. Comment aimeriez-vous que les sentiments d’amour et de tendresse soient manifestés en public et en privé?

  5. Pourquoi est-il important pour des gens mariés de continuer d’être romantiques?

6. L’amour fidélité (« hesed »)🔗

C’est l’amour qui s’empresse de garder l’alliance. C’est le langage de la fidélité. L’amour fidélité fournit le cadre de la relation qui permettra le développement de tous les bienfaits de l’alliance conjugale. C’est l’amour par excellence. Il comprend la bienveillance et la loyauté, l’affection et la fidélité, le sentiment et le service. Il est un engagement qui fait preuve de bienveillance. Plus que tous les autres aspects de l’amour, mais jamais sans eux, l’amour fidélité est le ciment qui lie les briques de la maison de l’alliance conjugale (Jos 2.12; Ps 51.3; És 54.10; Lm 3.22-23; Os 2.21-22; 4.1; Mi 6.8; 1 Tm 3.11).

  1. Qu’arrive-t-il lorsqu’il y a l’amour sans la fidélité? La fidélité sans l’amour?

  2. La chose la plus importante que mon futur conjoint a faite pour me montrer sa fidélité, c’est…

  3. Je pense que mon futur conjoint aimerait que je lui exprime mon amour loyal en…

  4. Que pensez-vous faire si, après votre mariage, une autre personne était attirée par vous et vous faisait des avances?

 

Annexe à la leçon 5

🔗

La démonstration pratique de l’amour🔗

« L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. »

1 Corinthiens 13.4-7

L’amour biblique doit se manifester de façon pratique dans votre relation, que ce soit pendant vos fréquentations ou comme couple marié. On trouve un aperçu de ce côté pratique dans 1 Corinthiens 13.4-7. D’un commun accord, donnez des exemples décrivant comment vous aimeriez réaliser chacun de ces éléments pratiques dans votre relation.

1. L’amour est patient🔗

Il supporte les offenses; il ne s’exaspère pas facilement.

Ai-je besoin d’être plus patient envers mon (futur) conjoint?

2. L’amour est serviable🔗

Il fait du bien à ceux qui le maltraitent; il bénit ceux qui le maudissent; il démontre de la tendresse; il cherche à agir d’une manière constructive.

Ai-je besoin de faire preuve de plus de considération à l’égard de mon (futur) conjoint?

3. L’amour n’est pas envieux🔗

Il est plutôt satisfait; il n’est pas jaloux des dons ou des succès de l’autre; il ne cherche pas à le/la discréditer.

Suis-je envieux/envieuse d’une façon ou d’une autre de mon (futur) conjoint?

4. L’amour ne se vante pas🔗

Il ne cherche pas à se faire remarquer; il n’essaie pas d’impressionner; il ne se glorifie pas.

Est-ce que j’exige que mon (futur) conjoint m’applaudisse?

5. L’amour ne s’enfle pas d’orgueil🔗

Il est humble; il n’est pas hautain; il est modeste et bienveillant; il n’est ni fier ni prétentieux.

Est-ce que je regarde parfois mon (futur) conjoint de haut?

6. L’amour ne fait rien de disgracieux🔗

Il est courtois et honorable; il n’est pas grossier ou indécent; il ne fait rien de honteux ou qui manque aux convenances.

Est-ce que je traite mon (futur) conjoint d’une manière insensible, blessante ou gênante?

7. L’amour ne cherche pas son intérêt🔗

Il fait preuve d’abnégation; il n’exige pas que tout soit fait à sa façon; il ne recherche pas son propre gain; il est prêt à se sacrifier.

Suis-je égoïste au détriment de mon (futur) conjoint?

8. L’amour ne s’irrite pas🔗

Il a bon caractère; il n’est pas susceptible; il ne se laisse pas provoquer; il ne se met pas facilement en colère; il ne s’offusque pas facilement.

Est-ce que je passe ma colère sur mon (futur) conjoint?

9. L’amour ne médite pas le mal🔗

Il ne garde pas le souvenir des injustices commises, il les met plutôt de côté; il ne pense pas non plus à faire du tort à l’autre.

Est-ce que je pense à mon (futur) conjoint en bien? Comment pourrais-je lui faire du bien?

10. L’amour ne se réjouit pas de l’injustice🔗

Il ne s’amuse pas à mettre en évidence les fautes de mon (futur) conjoint en se comparant à lui/elle.

Suis-je à la recherche des faiblesses de mon (futur) conjoint avec un motif qui n’est pas pur?

11. L’amour se réjouit de la vérité🔗

Il trouve plaisir à voir l’autre marcher dans la vérité.

Est-ce que je me réjouis de voir mon (futur) conjoint grandir dans la vérité?

12. L’amour pardonne tout🔗

Il couvre les fautes au lieu de les dévoiler; il tient toujours le coup; il est fidèle et loyal, quel qu’en soit le coût; il est toujours prêt à pardonner.

Ai-je un esprit qui refuse de pardonner et qui garde rancune envers mon (futur) conjoint?

13. L’amour croit tout🔗

Il fait confiance au lieu de soupçonner; il n’est pas cynique, mais reçoit favorablement l’explication de son (futur) conjoint.

Est-ce que je fais vraiment confiance à mon (futur) conjoint?

14. L’amour espère tout🔗

Il ne se laisse pas décourager, même lorsqu’il a été déçu.

Suis-je en train de perdre espoir en mon (futur) conjoint?

15. L’amour supporte tout🔗

Il est résilient; il surmonte les problèmes; il est toujours prêt à endurer ce qui survient.

Est-ce que je vois chaque problème comme une étape qui mène à la croissance?

 

Leçon 6

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Les rôles et responsabilités
de chacun des époux🔗

« Femmes, soyez soumises chacune à votre mari, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps et dont il est le Sauveur; comme l’Église se soumet au Christ, que les femmes se soumettent en tout chacune à son mari. Maris, aimez chacun votre femme, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. »

Éphésiens 5.22-25

« Vous de même, maris, vivez chacun avec votre femme en reconnaissant que les femmes sont des vases plus fragiles. Honorez-les comme cohéritières de la grâce de la vie… »

1 Pierre 3.7

1. Les responsabilités du mari🔗

Dieu a créé l’homme et la femme chacun à son image (Gn 1.27). Tous les deux ont été corrompus au même titre par le péché et tous les deux, en Jésus-Christ, sont cohéritiers de la grâce de la vie (1 Pi 3.7). Ils sont toutefois différents à bien des égards, sans pour autant que l’un soit inférieur à l’autre. Dans le couple, la famille, l’Église et la société, l’homme et la femme occupent une place bien différente et ont reçu du Seigneur des rôles et des responsabilités propres.

Dans le mariage, l’homme est le chef de la femme, à l’image de Jésus-Christ, le Chef de l’Église (1 Co 11.3; Ép 5.23). Le mari est appelé à diriger, protéger son épouse, subvenir à ses besoins, dans un amour fidèle et sacrificiel, à l’exemple du Christ qui a aimé son Église jusqu’à se livrer à la mort pour elle.

  1. Pourquoi les rôles de l’homme et de la femme sont-ils différents dans le plan de Dieu? Ces rôles sont-ils interchangeables? (Gn 2.18,22-23; 1 Co 11.8-9; 1 Tm 2.13; Ép 5.22-33).

  2. Dans quel but le mari chrétien est-il appelé à exercer son autorité dans son mariage? Que doit-il faire pour sa femme et quel modèle doit-il suivre? (Ép 5.25-30,33; Col 3.19; 1 Pi 3.7).

  3. Quelles seraient d’après vous de mauvaises façons pour le mari d’exercer son rôle de chef?

  4. H : Qu’est-ce qui pourrait vous faire hésiter à exercer le rôle de chef de votre future épouse?
    F : Comment pouvez-vous aider votre futur époux à assumer ses responsabilités?

  5. Quelles caractéristiques celui qui veut acquérir l’art de diriger doit-il développer? (1 Pi 5.1-3).

  6. Si l’homme a la responsabilité de « diriger sa maison », est-il responsable si le couple connaît des difficultés graves? Si les enfants sont indisciplinés? Si la famille manque de nourriture?

2. Les responsabilités de l’épouse🔗

L’épouse est appelée à se soumettre à son mari comme au Seigneur, à l’exemple de l’Église qui se soumet au Christ (Ép 5.22-24,33; Col 3.18). Elle doit faire preuve d’une conduite pure et respectueuse et d’un esprit doux et tranquille (1 Pi 3.1-6). Son mari doit reconnaître qu’elle est « un vase plus fragile » (1 Pi 3.7). Si l’homme est le chef de sa femme, dans un amour prêt à se sacrifier pour elle, en retour la femme de valeur est la gloire et la couronne de son mari (1 Co 11.7; Pr 12.4). Elle est une aide précieuse que le Seigneur a mise à ses côtés pour le soutenir et être son complément (Gn 2.18,20).

  1. Dans quel but l’épouse chrétienne est-elle appelée à se soumettre à son mari? Que doit-elle faire pour son mari et quel modèle doit-elle suivre? (Ép 5.22-24,33; Tt 2.4-5; 1 Pi 3.1-6).

  2. Quelles seraient d’après vous de mauvaises façons pour l’épouse de se soumettre à son mari?

  3. Qu’y a-t-il de bon et positif à se soumettre à un chef? Pourquoi est-ce si mal vu aujourd’hui? (Pr 12.4; Jn 5.30; 6.38; 1 Co 11.3; 15.28; Ph 2.5-9; Ép 5.22,24; Tt 2.5; 1 Pi 3.1-6).

  4. F : Quelles raisons pourraient vous faire hésiter à vous soumettre à votre futur mari?
    H : Comment pouvez-vous aider votre future épouse à assumer ses responsabilités?

  5. Quel rôle le Seigneur a-t-il confié à l’épouse et à la mère de famille chrétienne? Que penser de sa place au foyer par rapport à un travail à l’extérieur? (Pr 31.10-31; Tt 2.4-5).

3. À l’exemple du Christ et de son Église🔗

La Parole de Dieu nous enseigne que la relation entre le Christ et son Église est source d’inspiration pour les époux chrétiens dans leurs rapports entre eux. Le mariage chrétien, transformé par la grâce de Dieu et la puissance de l’Esprit Saint, servira alors d’illustration de cette relation profonde et mystérieuse qui existe entre le Christ et son Église (Ép 5.22-33).

  1. D’après les passages suivants, de quelle façon le Christ aime-t-il son Église? Comment le mari pourrait-il s’en inspirer concrètement dans sa relation avec son épouse?

  • Psaume 23.4
  • Matthieu 11.28-30
  • Jean 10.11
  • Jean 13.12-15
  • Jean 14.1-2
  • Jean 17.20
  • Romains 8.38-39
  1. D’après les passages suivants, de quelle façon l’Église se soumet-elle au Christ? Comment la femme pourrait-elle s’en inspirer concrètement dans sa relation avec son mari?

  • Matthieu 11.28-30
  • Jean 10.14
  • Jean 10.27
  • Jean 12.26
  • Philippiens 4.6
  • 1 Pierre 4.12-13
  • 2 Pierre 3.18

4. La prise de décision🔗

  1. Comment prendrez-vous les décisions importantes de votre vie de couple? Quels sont les principes sur lesquels vous êtes d’accord et qui vous guideront dans vos prises de décision?

  2. Si vous ne parvenez pas à vous mettre d’accord, comment la décision sera-t-elle prise?

  3. Y a-t-il des domaines de la vie familiale où vous n’estimez pas nécessaire de consulter votre conjoint pour prendre une décision?

  4. Qui devant Dieu a la responsabilité finale des décisions dans le couple? Quelles en sont les implications pour le mari et pour l’épouse?

5. Mes craintes et mes tendances🔗

  1. J’ai peur de prendre des décisions quand…

  2. J’ai peur que mon futur époux ou ma future épouse prenne des décisions quand…

  3. J’ai tendance à vouloir imposer mes décisions quand…

  4. J’ai tendance à refuser de prendre une décision ou à laisser passivement l’autre prendre une décision quand…

6. Le partage des responsabilités🔗

  1. Discutez ensemble de la façon dont vous voyez le partage de vos responsabilités et l’exercice de vos rôles dans les différents domaines suivants de la vie et écrivez les points les plus importants ou les plus difficiles à déterminer :
    Gestion de l’argent, travail, études, vie d’Église, vie sociale, épicerie, repas, lavage, ménage, magasinage, rénovations, décoration, éducation des enfants, loisirs, vacances, transport.

  • Pendant que vous êtes tous deux aux études.
  • Si un bébé s’annonce avant la fin des études.
  • Quand les études seront terminées et que vous commencerez à avoir des enfants.
  • Si vous êtes tous les deux sur le marché du travail.

 

Leçon 7

🔗

La communication dans le mariage🔗

« Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole malsaine, mais s’il y a lieu, quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique une grâce à ceux qui l’entendent. »

Éphésiens 4.29

1. La communication : don de Dieu et responsabilité humaine🔗

La communication est le processus verbal et non verbal par lequel une personne (l’émetteur) transmet de l’information (message) à une autre personne (le récepteur) de manière à se faire comprendre (une même longueur d’onde). Parler, écouter et comprendre sont tous des éléments de ce processus. Ces trois aspects sont essentiels à la communication et si l’un d’eux est absent, aucune communication n’est possible. La communication est un don de Dieu qui reflète sa gloire, car Jésus lui-même est la Parole (Jn 1.1,14) et c’est Dieu qui, le premier, a communiqué avec nous (Gn 1.28; 2.16-17; Hé 1.1-2). Il nous a fait don de la communication pour que nous puissions le servir à sa gloire, vivre en communion avec lui et en communion les uns avec les autres, et parler à notre prochain dans l’amour et la vérité. Développer une bonne communication dans le mariage est un art qui, par la grâce de Dieu, fera grandir l’amour, aidera à résoudre les problèmes et servira à l’édification commune.

  1. De quelle façon devrions-nous communiquer? (Ép 4.15,23-26; Col 4.6)2.

  2. Quels buts devez-vous chercher à atteindre sur le plan de la communication? (Ép 4.29).

  3. Que résulte-t-il d’une communication honnête et saine? (1 Pi 3.9-10).

  4. D’après Luc 6.45, de quoi dépend essentiellement la qualité de notre langage?

  5. Pourquoi la communication et la communion avec Dieu sont-elles essentielles à une bonne communication et une bonne communion entre nous? Comment l’expérimentez-vous?

2. Caractéristiques de votre communication🔗

  1. Lequel de vous deux parle le plus facilement dans votre relation? Cela vous convient-il?

  2. Quand trouvez-vous qu’il est facile de parler à votre futur/e époux/épouse?

  3. Quand trouvez-vous cela difficile? Qu’est-ce qui peut être fait à ce sujet?

  4. Quels sont les points forts de votre communication?

  5. Quelles sont les faiblesses de votre communication? Que pouvez-vous faire pour l’améliorer?

3. La communication non verbale🔗

  1. Avez-vous noté comment votre futur/e époux/épouse communique de façon non verbale?

  2. Y a-t-il des messages que vous essayez de communiquer uniquement de façon non verbale?

  3. Essayez-vous d’interpréter les signaux non verbaux sans vérifier vos interprétations?

  4. De quelle manière vous servez-vous du silence? Comme d’une arme ou avec sagesse?

4. Nos sujets de conversation🔗

  1. Vos discussions portent-elles surtout sur des idées, des gens ou des choses? Pourquoi?

  2. Indiquez les domaines pour lesquels vous ressentez le besoin d’une communication plus profonde avec votre futur/e époux/épouse. Que pourriez-vous faire pour y parvenir?

  3. Discutez-vous ensemble :

  • de votre foi et de vos convictions?
  • de votre engagement à l’Église?
  • de vos problèmes?
  • de vos différences?
  • de vos attentes de l’autre en tant que futur/e époux/épouse et futur/e père/mère?
  • de la sexualité dans le mariage et de la pureté avant le mariage?
  • de vos opinions sur l’éducation des enfants?
  • des joies et défis de vos études ou de votre travail?
  • de la gestion de l’argent?
  • de vos joies, de vos déceptions, de vos rêves, de vos craintes?

5. Des problèmes de communication🔗

  1. Cochez les attitudes qui correspondent à vos problèmes de communication avec lui/elle :

  • J’ai l’impression de ne pas trouver les mots justes pour exprimer ce que je voudrais dire.
  • J’hésite à le/la contredire ou à dire vraiment ce que je pense, car que je crains sa réaction.
  • Je ne suis pas convaincu qu’essayer de parler arrangerait les choses.
  • Souvent, je ne m’exprime pas parce que j’ai peur d’avoir tort.
  • Je suis trop en colère pour parler.
  • Si je dis vraiment ce que je pense, je ne ferai qu’empirer l’état des choses.
  • Je parle trop ou je l’interromps, je ne lui donne pas l’occasion de s’exprimer.
  • Je n’ai pas une bonne communication avec Dieu, j’en ressens le manque.
  • J’essaie de cacher la vérité.
  • Je parle souvent en essayant de me justifier.
  • Je lui rappelle souvent ses erreurs passées, je suis très critique à son égard.
  • Je ne fais pas ce que je dis.
  • Je n’écoute pas attentivement ce qu’il/elle dit.
  • J’essaie de rendre colère pour colère et insulte pour insulte.
  • Je taquine trop mon/ma conjoint/e.
  • J’ai de la difficulté à lui dire la vérité dans l’amour et la douceur.
  • J’exagère la vérité à son sujet, en disant par exemple « Tu fais toujours… »
  • J’ai de la difficulté à communiquer mes sentiments ou je préfère ne pas le faire.
  • Dans une situation tendue, j’attaque mon futur conjoint au lieu d’attaquer le problème.
  • J’oublie de porter attention à ses sentiments derrière les mots.
  • Je n’accepte pas une réprimande ou une critique constructive venant de lui/d’elle.
  • Je me fâche quand je ne suis pas d’accord avec lui/elle.
  • Je néglige d’appuyer ses bonnes idées ou d’en tenir compte.
  • Je boude ou je me sers du silence pour lui faire sentir mon désaccord, ma frustration.
  • Je ne demande pas pardon quand je blesse involontairement.
  • Je dis des « mensonges pieux » pour lui éviter des souffrances ou parce que je pense le/la « protéger » de cette manière.
  1. Que comptez-vous faire de concret pour vous améliorer à ce niveau?

  2. Lorsque quelque chose chez votre futur/e époux/épouse vous dérange ou vous blesse, l’exprimez-vous de façon verbale ou non verbale?

  3. Comment votre futur/e époux/épouse s’exprime-t-il/elle dans des circonstances semblables? Cela convient-il à chacun de vous deux?

  4. Est-il arrivé récemment que quelque chose chez l’autre vous ait dérangé ou blessé et que vous n’en ayez pas discuté?

  5. Comment pouvez-vous vous encourager à vous communiquer ouvertement vos pensées et vos émotions et à vous confier totalement l’un à l’autre?

 

Annexe à la leçon 7

🔗

Pour une bonne communication
selon le livre des Proverbes🔗

1. Savoir écouter🔗

Que nous apprennent les passages suivants sur l’importance de l’écoute dans la communication?

  • Pr 18.13
  • Pr 19.20
  • Pr 25.12
  • Jc 1.19

2. Savoir parler au bon moment🔗

Choisir le bon moment et les paroles appropriées peut nous aider énormément dans notre communication. Que nous apprennent les versets suivants à ce sujet?

  • Pr 10.32
  • Pr 15.23
  • Pr 15.28
  • Pr 29.20
  • Col 4.6

3. Parfois s’abstenir de parler🔗

Pour qu’une bonne communication soit possible, il est nécessaire de savoir quand il convient de s’abstenir de parler. Mentionnez les principes qui sont contenus dans les versets suivants :

  • Pr 10.19
  • Pr 11.13
  • Pr 13.3
  • Pr 17.27
  • Jc 1.26

4. Mesurer l’effet de nos paroles🔗

Pour chacun des proverbes suivants, décrivez le type de paroles ou de discours dont il est question et l’effet qui en résulte.

  • Pr 11.9
  • Pr 12.18
  • Pr 12.25
  • Pr 15.1
  • Pr 16.21
  • Pr 16.24
  • Pr 17.9
  • Pr 18.6
  • Pr 26.28

 

Leçon 8

🔗

La résolution des conflits et le pardon🔗

« Un homme furieux excite des querelles, mais celui qui est lent à la colère apaise les disputes. »

Proverbes 15.18

« Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, que de partager la demeure d’une femme querelleuse. »

Proverbes 21.9

1. Les conflits font partie du mariage🔗

Aucun mariage n’est exempt de conflits. Il est utopique de penser que nous pouvons toujours vivre dans l’harmonie. Dans ce monde déchu, les conflits font inévitablement partie de la relation conjugale. Le diable cherche à semer la pagaille entre nous. Les vœux du mariage prévoient de « mauvais jours », et cela peut inclure un désaccord qui dépasse la mesure. Les émotions surgiront alors, nous nous sentirons blessés, incompris, en colère ou animés de haine. Cependant, les conflits peuvent devenir des tremplins qui feront avancer notre relation, pourvu que nous réagissions de façon constructive par la grâce de Dieu. La sagesse de la Parole de Dieu et l’action puissante de l’Esprit Saint dans nos cœurs nous rendront capables de nous pardonner à l’exemple de Jésus et de résoudre nos conflits de manière créative. Ce sera la seule façon de conserver un amour durable et profond.

2. L’origine des conflits🔗

  1. Quelles sont les sources possibles de conflits entre époux? (Rm 15.1-7; Ph 2.3-4; Jr 17.9; Rm 7.18-19; Jc 4.1-3; 1 Co 3.1-3; Ga 5.13-21).

  2. Parmi les circonstances suivantes, lesquelles sont pour vous des occasions de conflit?

  • La fatigue
  • Des besoins non satisfaits
  • Des difficultés financières
  • Un emploi du temps très chargé
  • Mon passé familial
  • Ma parenté
  • Un manque de communion avec Dieu
  1. Parmi les attitudes suivantes, lesquelles provoquent des discordes entre vous?

  • Des attentes irréalistes
  • Une réticence à vouloir communiquer
  • Des sarcasmes et des remarques humiliantes
  • De fausses conclusions
  • Des conclusions hâtives
  • Un manque de souplesse
  • Des habitudes qui provoquent l’irritation
  • Un manque de tact
  • Des critiques
  • Des pointes lancées en public

3. À quoi ressemblent vos conflits🔗

  1. Quel a été l’un des principaux sujets de conflit entre vous récemment?

  2. L’un de vous s’est-il déjà exprimé durement ou s’est-il montré violent durant une querelle?

  3. L’un de vous deux a-t-il le plus souvent « raison »? Êtes-vous capable d’être conciliant ou insistez-vous toujours pour avoir raison ou pour faire les choses à votre façon?

4. Les conséquences d’un conflit🔗

  1. Quels sont les effets d’un esprit querelleur? (Pr 21.9,19).

  2. Pourquoi est-ce grave d’infliger des blessures verbales à l’autre? (Mt 5.21-22).

  3. Quelle importance Jésus accorde-t-il à la résolution des conflits? (Mt 5.23-24; Mt 6.14-15).

  4. Quelles peuvent être les conséquences désastreuses d’un conflit non résolu?

  5. De quelle façon le conflit peut-il s’avérer bénéfique?

5. Comment résoudre un conflit🔗

  1. Comment arrivez-vous à résoudre des désaccords entre vous?

  2. Êtes-vous satisfait/e de la manière dont vous réglez vos désaccords?

  3. Quels sont les facteurs favorisant la résolution d’un conflit? (Pr 10.12; 17.9; 1 Pi 4.8; Pr 15.1; Pr 15.18; Pr 19.11; 1 Co 13.1-7; Ga 5.22-23; Ga 6.1-2; Ép 4.25-26).

  4. Voici différentes façons dont les couples abordent les conflits. Décrivez chacune d’elles selon votre expérience ou vos observations et indiquez le pour et le contre dans chacun des cas.

  • Je gagne, tu perds.
  • Je me retire.
  • Je cède.
  • Je suis prêt/e à faire la moitié du chemin.
  • Je t’aime suffisamment pour travailler à la meilleure solution avec toi.
  1. Parmi les expressions suivantes, laquelle correspond à la façon dont vous avez réglé un conflit récent entre vous? Quels étaient les avantages et les inconvénients de cette approche?

  • « Ce n’est pas assez important pour que j’en parle, et cela risquerait d’ailleurs de nuire à notre relation. Je vais donc l’oublier. »
  • « Quoi que nous fassions, nous ne trouverons pas de solution à notre conflit; alors, pourquoi essayer? »
  • « Parlons-en ensemble. Jésus-Christ peut nous aider à résoudre ce conflit. »
  • « Je lui en parlerai certainement un jour, mais pour l’instant attendons encore un peu. Peut-être que cela va s’arranger tout seul. Nous avons d’autres sujets de conversation. »
  1. Pourquoi est-il important de rechercher la paix entre nous? (Ép 4.2-3; 1 Pi 3.8-12).

  2. Que signifie avoir une pensée commune? Quels en sont les bienfaits? (Ph 2.2-3; 3.15-16).

6. Suggestions pratiques🔗

Soyons bien déterminés à faire face aux problèmes qui surviendront dans notre mariage et à y travailler à deux plutôt que de nous séparer à cause d’eux. Adoptons une attitude qui veut régler le problème, et non qui cherche des problèmes partout. Soyons absolument résolus à faire de notre mariage une réussite avec l’aide de Dieu; soyons toujours engagés à fond dans cette tâche. Consacrons toutes nos forces à régler les problèmes, plutôt que de rêver à la fuite et au divorce.

Voici une suggestion d’étapes à suivre qui pourra nous aider à résoudre nos conflits :

  • Reconnaître le conflit.
  • Choisir le moment le plus approprié pour en discuter.
  • Écouter l’autre attentivement.
  • Définir le problème clairement selon les deux points de vue.
  • Établir ce sur quoi nous pouvons être d’accord.
  • Identifier en quoi nous attisons le problème.
  • Demander pardon si nécessaire.
  • Identifier les solutions de rechange possibles.
  • Dire quels changements chacun est prêt à apporter pour arriver à une solution.
  • Résumer la meilleure solution envisagée pour les deux.
  • Prier Dieu pour qu’il nous aide à faire tout le nécessaire pour parvenir à une solution.
  • Adopter de nouveaux comportements.
  • En toutes choses, dépendre entièrement de la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

Pour avoir un mariage réussi, il est essentiel de dépendre de Dieu chaque jour. En tant que chrétiens, nous avons des ressources inestimables qui dépassent toute « méthode » de résolution des conflits. Le pardon que nous avons en Jésus-Christ et la puissance de son Esprit qui habite en nous nous rendront capables de nous pardonner réciproquement, de renouer notre relation et de continuer ensemble par sa grâce avec un amour plus profond pour celui ou celle que Dieu nous a donné/e pour la vie.

7. Le pardon🔗

Le mariage chrétien est l’union de deux pécheurs pardonnés par Dieu qui admettent leurs torts, qui sont capables de pardonner et qui grandissent en Jésus-Christ par sa seule grâce. Il est nécessaire de demander pardon. Ce sont les disputes non réglées ou mal réglées qui sont les plus à redouter dans le mariage. C’est pourquoi le pardon est si important dans la vie à deux. C’est l’orgueil qui entretient les conflits et creuse un fossé entre mari et femme. Un différend ne se règle vraiment que dans l’humiliation. Reconnaître ses torts, plaider coupable sans accuser l’autre et se retrouver ensemble auprès de celui qui pardonne et qui relève, tel est le grand « secret » pour vivre toujours plus unis. Le Seigneur résiste aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles (1 Pi 5.6; Jc 4.6).

Il est également nécessaire de pardonner. Le pardon est indispensable à la vie à deux, c’est ce qui permet le renouvellement continuel de l’alliance conjugale. Dans sa magnifique parabole du serviteur impitoyable (Mt 18.23-35), Jésus nous enseigne la nécessité de pardonner et la motivation par excellence du pardon. Quand nous refusons de pardonner, nous sommes comme ce serviteur impitoyable. Notre refus de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal démontre que nous ne sommes pas assez touchés par la grandeur du pardon de Dieu. Si nous reconnaissons tout ce que Dieu nous a pardonné, nous ferons preuve de miséricorde envers les autres. Peu importe la gravité et la quantité des offenses que nous subissons, elles ne peuvent se mesurer à la gravité des offenses dont nous avons été pardonnés en Jésus-Christ. En lui se trouvent la source et la motivation par excellence du pardon.

  1. Gardez-vous rancune contre votre fiancé/e? Lui rappelez-vous des fautes déjà pardonnées?

  2. Pourquoi le pardon est-il si important dans la vie à deux? À quelle source devons-nous puiser pour pouvoir pardonner? (Mt 18.21-35).

  3. Quand avez-vous demandé pardon à votre futur conjoint la dernière fois?

  4. Quelles paroles peuvent encourager l’autre à demander pardon?

 

Annexe à la leçon 8

🔗

Le fruit de l’Esprit au sein du mariage🔗

« Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi. »

Galates 5.22-23

En Galates 5.22-23, il est significatif que Paul ne parle pas des « légumes » de l’Esprit, mais du « fruit de l’Esprit ». Les légumes poussent rapidement, tandis qu’il faut plusieurs années de culture, de fertilisation et d’émondage pour qu’un arbre produise des fruits. Plutôt que d’être un résultat instantané du mariage, le bonheur atteint sa maturation dans la « satisfaction de l’alliance », c’est-à-dire dans le caractère permanent et le but à long terme du mariage.

Pour chacun des fruits de l’Esprit, évaluez en termes pratiques ce que cela signifie pour le foyer que vous aimeriez fonder. Écrivez une phrase sur le sens de chacun des fruits pour vous.

  1. L’amour (Mt 22.37-39; Ép 5.25).

  2. La joie (So 3.17; Pr 5.18; Ac 16.23-34).

  3. La paix (Rm 5.1; Jc 3.16-18).

  4. La patience (Jc 1.3-4; 2 Co 6.4-6).

  5. La bienveillance (Col 3.12-14).

  6. La bonté (Rm 15.14; Ép 5.8-9).

  7. La fidélité (Ps 25.10; 2 Tm 2.2).

  8. La douceur (Mt 11.29; Ép 4.2; 1 Pi 3.3-4).

  9. La maîtrise de soi (Pr 16.32; 2 Pi 1.5-6).

 

Leçon 9

🔗

La sexualité dans le mariage🔗

« Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, biche des amours, gazelle pleine de grâce : Sois en tout temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour. »

Proverbes 5.18-19

1. Notre façon de voir la sexualité🔗

Deux idées extrêmes dans la société détournent la sexualité de la place que Dieu lui a assignée :

L’érotisme. La philosophie érotique affirme qu’il n’existe aucun absolu d’ordre moral ou spirituel. Le bien suprême consiste à satisfaire tous les désirs physiques que l’on peut éprouver. L’être humain est ici traité seulement comme un corps et sa dimension spirituelle est niée. Les organes génitaux et l’expérience de la sexualité deviennent les préoccupations essentielles. En même temps qu’elle est élevée à un absolu, la sexualité est réduite à une technique expliquée dans un manuel (voir 1 Pi 4.1-5)

L’ascétisme. La philosophie ascétique affirme que tout ce qui peut satisfaire la chair est mauvais. Un malaise est ressenti par rapport à l’aspect physique de notre être et les plaisirs physiques sont méprisés. Tout désir sensuel et toute expression sexuelle sont par conséquent considérés comme mal et sont dépourvus de valeur spirituelle. Le corps et l’esprit ne sont jamais réconciliés, conduisant les gens à vivre une double vie. La sexualité devient une fonction purement utilitaire, un mal nécessaire qu’il faut tolérer, destiné à la procréation du genre humain (voir Col 2.20-23; 1 Tm 4.1-5).

  1. Durant votre enfance et votre adolescence, quelle vision de la sexualité (tendance plus ou moins érotique ou ascétique) vous a été transmise dans votre famille et votre milieu?

  2. D’après vous, quelle vision de la sexualité a été transmise à votre conjoint?

  3. Quelle était l’attitude de votre famille vis-à-vis des discussions au sujet de la sexualité?

2. Le dessein de Dieu pour la sexualité🔗

Tout ce que Dieu a créé est bon, incluant le don de la sexualité, pourvu que nous recevions ses dons avec reconnaissance et que nous en fassions usage selon sa volonté (1 Tm 4.3-4). Dès la création, Dieu a fait don de la sexualité au couple marié pour sa gloire et pour leur joie mutuelle (Gn 2.24). Le péché est malheureusement venu détériorer et pervertir sa création bonne. Les dons les meilleurs deviennent les pires lorsqu’ils sont corrompus par le péché. Malgré cela, Dieu dans sa bonté a conservé ce don pour le bien des couples mariés. Le mariage tel qu’institué « au commencement » nous fait connaître le plan de Dieu encore valide pour la sexualité aujourd’hui (Mt 19.4-5; Ép 5.31). Le mariage continuera d’exister sur la terre jusqu’au grand jour de la résurrection où Jésus viendra faire toutes choses nouvelles. Dans la nouvelle création, nous serons « comme les anges de Dieu dans le ciel », non pas des êtres asexués, mais des hommes et des femmes qui ne se marieront plus (Mt 22.30).

  1. Pourquoi Dieu a-t-il fait don aux époux des relations sexuelles?
    Énumérez autant de raisons que vous pouvez.

3. Glorifier Dieu dans son corps🔗

La Bible aborde le sujet de la sexualité de façon très ouverte, sans hésitation et sans embarras, car le Seigneur, qui a créé notre corps et qui a inventé la beauté de la sexualité, nous appelle à le servir et le glorifier aussi bien dans notre corps que dans notre cœur et notre esprit. Voilà la raison première pour laquelle Dieu a fait don à l’homme et à la femme de la sexualité.

  1. Pourquoi et comment notre sexualité peut-elle glorifier Dieu?

  2. Quelle est l’importance de la pudeur et de la décence vestimentaire? Devant qui la nudité convient-elle ou ne convient-elle pas? (Gn 2.25; 3.7,10,21; Lv 18.6-19; 1 Tm 2.9).

  3. Définissez les limites de l’intimité physique avant le mariage.

4. Être en relation🔗

Dieu a fait de nous des êtres sociaux; nous avons besoin d’aller vers les autres et d’être en relation. Dieu nous a fait le don de la sexualité afin que nous n’osions jamais croire que nous sommes autosuffisants. Dieu a mis en nous une force, un appétit presque insatiable, qui nous pousse en dehors de nous-mêmes et qui nous fait désirer être en relation.

  1. Quelle est la différence entre la relation sexuelle entre le mari et la femme et l’instinct sexuel des animaux? De quelle manière le verbe « connaître » employé pour désigner l’union du mari et de la femme nous aide-t-il à voir cette différence? (Gn 4.1; Lc 1.34; Mt 1.25).

  2. La sexualité selon le plan de Dieu est-elle pour mon plaisir et mon épanouissement ou pour nous et notre relation dans le mariage? Quelles conséquences peut-on en tirer?

  3. Quelle devrait être la place du désir sexuel dans notre décision de nous marier et notre choix d’un conjoint? (1 Co 7.9,39; Ga 5.23; 2 Tm 2.22).

5. Célébrer l’alliance et approfondir la communion des époux🔗

L’alliance de Dieu avec son peuple est scellée, célébrée et renouvelée par des signes visibles et des rituels significatifs. Les sacrements sont des célébrations où Dieu communique une grâce spirituelle par une réalité matérielle. Ces signes physiques correspondent à la réalité intérieure et permettent de célébrer tangiblement la relation d’amour entre Dieu et son peuple. De même, dans le mariage, les relations sexuelles sont la célébration physique et tangible de l’alliance conjugale et correspondent aux promesses prononcées publiquement lors du mariage. Dans un sens, la relation sexuelle est au mariage ce que la sainte cène est au salut. Les relations sexuelles expriment et renouvellent le cœur de l’alliance, elles manifestent tangiblement l’union et l’unité à intérieure du couple marié.

  1. Pourquoi l’union des corps exprime-t-elle et favorise-t-elle l’union des cœurs dans le mariage?

  2. S’il n’y a pas d’alliance conjugale entre un homme et une femme, quel est alors le sens des relations sexuelles et quelles en sont les conséquences? (Pr 6.27-35; 1 Co 6.16-20).

  3. Pensez-vous que votre futur/e époux/épouse a le droit de savoir si vous avez déjà eu des relations sexuelles avec quelqu’un avant votre mariage?

  4. Si vous avez déjà été exposé/e dans le passé à une agression verbale, physique ou sexuelle qui vous a profondément affecté/e, en avez-vous discuté avec votre futur/e époux/épouse?

6. Se réjouir ensemble des dons du Seigneur avec reconnaissance🔗

Le Seigneur a fait don de la sexualité au mari et à la femme pour le plaisir et la joie des époux. La Bible nous enseigne et nous encourage à boire avec reconnaissance à la source de cette joie, en protégeant précieusement cette source de toute contamination et de toute expérience sexuelle en dehors du mariage qui est trompeuse et destructrice.

  1. Que nous enseigne Proverbes 5.15-23 sur la joie des relations sexuelles à l’intérieur du mariage? (voir aussi És 62.4-5).

  2. Comparez les récits d’amour relatés dans les passages suivants et dites ce que vous en pensez : Ct 4.1 à 5.1; Pr 7.1-23.

  3. Que pouvons-nous apprendre sur le dessein de Dieu pour notre vie conjugale quand nous considérons la manière dont le Seigneur a merveilleusement créé notre corps?

  4. Quelles craintes avez-vous en pensant à vos futurs rapports sexuels dans le mariage? Comment vaincre ces craintes?

  5. Quelles joies attendez-vous avec le plus d’impatience de votre vie sexuelle?

7. Nous garder distincts dans l’unité et la complémentarité🔗

Même si « les deux deviennent une seule chair », le mariage n’est pas une fusion où l’homme et la femme doivent s’anéantir pour permettre au « nouvel être » d’exister. Il s’agit plutôt d’une union de deux personnes différentes, vivant en communauté. Les différences et la spécificité de chacune des deux personnes sont célébrées et symbolisées pendant l’union sexuelle. De plus, dans l’alliance conjugale, chacun constitue un complément de l’autre. La sexualité symbolise et célèbre cette complémentarité, puisque chacun évoque, appelle, la sexualité de l’autre.

Notre unité sexuelle peut se comparer à celle d’un violon et son archet. Les deux sont nécessaires et aucun ne peut jouer de la musique sans l’autre. Ensemble ils créent la musique, sans chercher à conformer l’autre à soi-même. La distinction demeure et l’unité s’exprime!

  1. Pourquoi notre identité sexuelle est-elle si importante? Êtes-vous reconnaissant/e à Dieu pour votre identité sexuelle et pour la façon dont vous l’avez vécue jusqu’à maintenant?

  2. Pourquoi Dieu a-t-il créé l’homme et la femme avec une sexualité distincte?

  3. D’après vous, quels sont les besoins sexuels particuliers du mari et de la femme et quelles sont les différences dans leurs attentes?

  4. Que nous enseigne la biologie au sujet de la complémentarité sexuelle des deux époux?

  5. Quelles attitudes devraient être abandonnées ou modifiées pour que chaque sexe trouve en l’autre son propre complément et pour qu’il y ait richesse de communauté?

8. Assurer la procréation🔗

Les rapports sexuels et la conception sont les moyens que Dieu emploie pour continuer sa famille tout au long de l’histoire, jusqu’à ce que le Royaume soit pleinement établi au sein d’une nouvelle société où la justice régnera. Dieu a voulu que l’alliance conjugale porte du fruit et devienne nombreuse. Même après la chute, Adam, l’image de Dieu, a pu transmettre l’image de lui-même en donnant la vie à des enfants. Voilà un autre aspect du mystère de la sexualité : nous participons avec Dieu à la création de nouvelles vies.

  1. Les rapports sexuels ont-ils d’abord pour but la procréation?

  2. Que penser des moyens contraceptifs?3

  3. Que penser d’un mariage qui refuse la procréation pour des raisons égoïstes?

9. Éviter le désordre et l’immoralité🔗

La Bible nomme plusieurs sortes de péchés sexuels qui offensent Dieu et désobéissent à sa loi : la convoitise (Ex 20.17; Mt 5.27-28); les rapports sexuels avant le mariage (Ex 22.15-16; 1 Co 6.12-20; 7.9); l’adultère (Ex 20.14; Mt 19.9,18; 1 Co 6.9-11); l’inceste (Lv 20.11-17; 1 Co 5.1); la polygamie (Gn 4.19); l’homosexualité (Gn 19.1-11; Lv 18.22; 20.13; Rm 1.25-27); le viol (Dt 22.25-29; Jg 19.22-30); la prostitution (Lv 19.29; 21.9; Dt 23.18; 1 Co 6.15-16); la bestialité (Ex 22.18; Lv 18.23; 20.15-16).

Plus nous estimerons la sainteté du mariage, plus nous verrons la gravité de tout ce qui peut détruire le mariage. La Bible est très réaliste, elle nous rappelle notre nature pécheresse et nos tendances au mal. La puissance de la sexualité mise au service du mal est une force destructrice redoutable. Dans le contexte de la chute, le mariage a donc également pour but d’éviter que nous tombions dans l’immoralité sexuelle et de restreindre les désordres moraux.

  1. Comment ce qu’on lit ou ce qu’on regarde peut-il affecter la vie sexuelle conjugale?

  2. Confessez-vous régulièrement dans la repentance vos péchés dans le domaine de la sexualité et cherchez-vous à conformer votre vie à la volonté du Seigneur?

  3. Quelles sont les occasions d’inconduite auxquelles nous devrions prendre garde et quelles sages directives la Parole nous donne-t-elle à cet égard? (1 Co 7.1-9; Ép 5.3-5; 1 Th 4.1-8).

10. Le dessein de Dieu pour l’expression de la sexualité🔗

  1. Quels sont, dans le mariage, les comportements sexuels qui plaisent au Seigneur et lesquels ne lui plaisent pas?

  2. Quelle devrait être la fréquence des relations sexuelles dans le mariage? Pourquoi Paul parle-t-il de « devoir »? Y a-t-il des motifs valables pour se refuser l’un à l’autre? (1 Co 7.1-5).

  3. Qui devrait prendre l’initiative dans les relations sexuelles? (1 Co 7.4).

  4. Quelle devrait être l’attitude du conjoint à l’égard des désirs sexuels de l’autre? (1 Co 7.3-5).

  5. Est-ce que chaque époux devrait avoir la liberté de communiquer à l’autre ce qui lui plaît chez lui ou chez elle et ce qui stimule son désir? (Ct 5.10-16; 7.2-14).

  6. Vaut-il mieux avoir des relations sexuelles pour nous aider à régler nos conflits ou régler nos conflits avant d’avoir des relations sexuelles?

  7. Avez-vous lu des livres chrétiens au sujet de la sexualité dans le mariage?

 

Leçon 10

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Les enfants et leur éducation🔗

« J’établirai mon alliance avec toi et ta descendance après toi, dans toutes leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de tes descendants après toi. »

Genèse 17.7

« Oriente le jeune garçon sur la voie qu’il doit suivre; même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas. »

Proverbes 22.6

1. Les enfants sont une bénédiction🔗

Dieu a institué le mariage non seulement pour la joie et l’encouragement des époux, mais également pour la procréation, afin de perpétuer et multiplier la race humaine (Gn 1.28; 9.1) et de faire croître son Église (Gn 17.6-7). Les enfants occupent une place très importante dans le plan de Dieu pour le mariage, la famille, la société et l’Église. Certes, le péché est venu assombrir la vie familiale : l’enfantement se fait désormais dans la douleur (Gn 3.16) et le péché se propage par la conception et la naissance (Gn 5.2; Lv 12; Ps 51.7; Rm 5.12). Toutefois, la conception et la naissance de Jésus ont permis la victoire sur le péché et sur le diable (Gn 3.15; Mt 1; Lc 2). Ainsi, par la grâce de Dieu, les enfants sont de nouveau une bénédiction, un héritage de l’Éternel (Ps 127.3-5; 128.3-6). Les parents chrétiens les recevront comme un cadeau que Dieu nous accorde dans sa grâce (Gn 33.4-5).

2. La place des enfants des croyants dans l’alliance🔗

Dans sa sagesse, Dieu se sert de la famille pour rassembler son Église et la faire croître. Dès après la chute, il a promis que le Sauveur naîtrait de la descendance de la femme (Gn 3.15). Il a par la suite suscité une lignée porteuse de cette promesse. Les enfants occupent une place privilégiée dans l’alliance de Dieu. Dieu a promis d’être notre Dieu et celui de nos enfants après nous. Ils appartiennent à l’alliance de Dieu et à son Église aussi bien que les adultes. Le pardon des péchés par le sang du Christ et par le Saint-Esprit, qui produit la foi, leur est promis autant qu’aux adultes (Gn 17.1-9; És 44.1-5; Mt 19.14; Ac 2.38-39; 1 Co 7.14; voir le Catéchisme de Heidelberg, Q&R 74). C’est la raison pour laquelle nous les baptisons dès après leur naissance, leur baptême étant le signe et le sceau de ces promesses de grâce. Les parents chrétiens possèdent ainsi un appui solide qui leur servira au quotidien dans leurs efforts d’éduquer leurs enfants dans les voies du Seigneur.

3. Les méthodes contraceptives et abortives🔗

Les futurs époux qui pensent à la contraception feront bien de considérer les questions suivantes :

  • Quelles sont leurs motivations examinées dans la prière et à la lumière de la Parole de Dieu?
  • Quelles méthodes peuvent être abortives et donc illégitimes aux yeux de Dieu?
  • Quels peuvent être les effets secondaires sur la santé de la femme?
  • En quoi la méthode choisie pourrait nuire à la communion des époux?

Concernant la deuxième question, il est essentiel de savoir faire la différence entre une méthode contraceptive et une méthode abortive. Une méthode contraceptive empêche la fécondation, par exemple de façon mécanique (condom) ou hormonale (pour empêcher l’ovulation). Une méthode abortive détruit un nouvel être humain de façon chimique ou hormonale après la fécondation, contrevenant ainsi au sixième commandement (Ex 20.13). Le problème est que de nombreux organismes et personnels de santé nous trompent en redéfinissant les termes.

On nous dit par exemple que « la pilule du lendemain », qui peut être prise jusqu’à cinq jours après une relation sexuelle, ne provoque pas d’avortement, mais agit seulement comme contraceptif, du fait qu’à ce stade l’embryon n’est pas encore implanté dans la paroi utérine et qu’une grossesse n’a pas encore été confirmée. Or, nous savons que le nouvel être humain commence au moment de la fécondation, quand le spermatozoïde fusionne avec l’ovule, et non pas au moment de l’implantation, qui survient six ou sept jours plus tard. Puisque la pilule du lendemain a pour effet d’empêcher l’implantation de l’embryon dans la paroi utérine, elle provoque la mort de ce nouvel être humain. De même, le stérilet chimique, en irritant la paroi utérine, provoque également un avortement en empêchant l’implantation. Ce que plusieurs ne savent pas, c’est que la pilule contraceptive hormonale classique, qui empêche normalement l’ovulation, peut également agir comme abortif lorsqu’une ovulation a lieu (ce qui arrive, puisque le taux d’échec peut atteindre 9 %). De nombreux sites internet confirment que l’un des effets de la méthode hormonale (pilule ou autre) consiste à amincir la muqueuse de l’utérus (endomètre) afin d’empêcher l’implantation de l’embryon. Cela signifie que la pilule contraceptive agit également comme abortif.

4. Votre projet d’avoir des enfants🔗

  1. Désirez-vous avoir des enfants? Quelle en est la raison principale? Si vous ne voulez pas avoir d’enfants ou si vous voulez retarder avant d’en avoir, quelles en sont les raisons? Sont-elles justifiées à la lumière de la Bible?

  2. Est-il légitime pour un couple chrétien d’utiliser des méthodes contraceptives? Si oui, lesquelles? Y a-t-il des restrictions à observer dans leur usage? Y a-t-il des méthodes illégitimes aux yeux de Dieu?

  3. En cas d’infertilité, que faire? Que pensez-vous des méthodes de fertilisation artificielles?

  4. Que pensez-vous de l’avortement? Est-ce légitime en cas de handicap de l’enfant à naître?

  5. Que pensez-vous de l’adoption?

5. La responsabilité des parents chrétiens🔗

  1. Quelles promesses les parents prononcent-ils lorsqu’ils font baptiser leurs enfants? Quelle est l’importance de ces promesses dans la vie de leurs enfants? (Voir un exemple de vœux prononcés par les parents dans une liturgie pour le baptême d’un enfant).

  2. Qui est responsable de l’éducation de nos enfants? Quelle devrait être la part des parents? de l’Église? de l’école? de l’État? (Gn 18.19; Dt 6.1-7; Ép 6.4; Mt 28.19-20).

  3. Quel rôle le Seigneur a-t-il confié au père de famille chrétien? Comment devrait-il assumer ces responsabilités et comment la femme aidera-t-elle son mari à les assumer? (Gn 18.19; Ps 78.5; Ép 6.4; Col 3.21; 1 Tm 3.4).

  4. Pourquoi est-ce important qu’une mère mette en pratique les conseils de Tite 2.4-5?

6. L’éducation de nos enfants🔗

  1. Qu’est-ce qui devrait nous motiver à éduquer nos enfants? (Gn 18.19; Jos 24.15).

  2. Qu’est-ce qui nous permet d’espérer réussir dans l’éducation de nos enfants? (Gn 17.7; 18.19; Ac 2.38-39; 16.31).

  3. Que doit-on inculquer à nos enfants? (Dt 6.1-9; Ps 78.3-8; Ép 6.4).

  4. Pourquoi est-il important que les parents aient à cœur les commandements et les promesses du Seigneur? (Dt 6.1-9).

  5. Quelles seront les meilleures occasions d’enseigner les commandements de Dieu à vos enfants? (Dt 6.7-8).

  6. Pourquoi est-il important de commencer très jeune à bien orienter nos enfants? (Pr 22.6).

  7. Quel résultat doit-on viser à moyen et à long terme? (Ps 78.3-8).

7. Honorer ses parents🔗

  1. Pour quelle raison les enfants doivent-ils obéir à leurs parents et les honorer? (Ex 20.12; Ép 6-1-4; Col 3.20).

  2. Comment les parents peuvent-ils faire comprendre le mieux possible cette raison aux enfants?

  3. Quelle promesse est donnée à celui qui honore ses parents? (Ex 20.12; Ép 6.1-3).

  4. Que devrions-nous demander à nos enfants? Quelles devraient être nos attentes à court terme? Quels péchés chez nos enfants devrions-nous combattre? (1 Th 5.18; Ép 6.1; Col 3.20; Ga 5.13; Col 3.21, 23).

8. La discipline dans le Seigneur🔗

  1. Qu’est-ce qui devrait nous motiver à discipliner nos enfants? (Pr 13.24; Hé 12.6).

  2. Dans quel but corrigeons-nous nos enfants? Quels avantages vont-ils en recevoir? (Pr 23.13-14; 29.15; Hé 12.11).

  3. Quels avantages les parents qui auront bien discipliné leurs enfants recevront-ils? (Pr 29.17).

  4. Qui devrait discipliner les enfants et comment pensez-vous que les enfants devraient être disciplinés? (Pr 23.13-14; Ép 6.4; Col 3.21).

  5. Quelle prière pour vous et vos futurs enfants les textes suivants vous inspirent-ils? (Ps 144.12; Pr 1.8-9; 17.6; 19.26).

 

Leçon 11

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Notre service chrétien comme couple🔗

« Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel. »

Josué 24.15

« Puisque chacun a reçu un don, mettez-le au service des autres en bons intendants de la grâce si diverse de Dieu. »

1 Pierre 4.10

« Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes et glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

Matthieu 5.16

1. Notre vie de prière et notre culte familial🔗

Le culte familial est la célébration en famille de notre Dieu merveilleux, par l’étude de sa bonne Parole, la prière et les chants à sa gloire. Le culte familial a pour but de grandir dans notre service de Dieu en famille et de réformer nos vies en profondeur pour qu’elles honorent notre Seigneur. Il diffère du culte personnel et du culte en Église, car il a lieu en famille, d’abord avec le mari et la femme, puis avec les enfants lorsqu’ils s’ajoutent au couple.

Le culte familial procure de nombreuses bénédictions à ceux qui le pratiquent :

  • Il nous centre sur la personne du Seigneur Jésus-Christ et nous fait grandir dans sa grâce.
  • Il aide le couple et la famille à penser bibliquement.
  • Il dresse un rempart contre l’ennemi qui essaie toujours de nous éloigner de notre Dieu.
  • Il favorise le dialogue au sein du couple et de la famille.
  • Il cimente l’unité familiale.
  • Il nécessite une discipline en couple et en famille.
  • Il est un facteur de sécurisation.
  • Il encourage le partage des doutes et des hésitations.
  • Il ouvre nos yeux sur les besoins du monde.
  • Il donne la force de persévérer jusqu’au bout.
  • Il est une lumière dans les ténèbres.
  • Quelle est votre expérience actuelle en ce qui concerne la lecture de la Bible et la prière?
  • Quels bienfaits recevez-vous et quelles difficultés rencontrez-vous dans vos cultes personnels et dans vos cultes à deux?
  • Qu’aimeriez-vous faire dans ce domaine une fois mariés?
  • Pourquoi devrions-nous avoir un culte familial? (Ex 13.8; Dt 4.9; 6.4-9,20-25; Ps 78.1-8; Jos 24.14-15; Pr 1.8).
  • Que devrait contenir un culte en famille?
  • Qui sera responsable de vos prières familiales? Pourquoi?
  • Quels seront la fréquence, la durée, le moment de la journée, le lieu de vos cultes (personnels, en couple, en famille)?
  • Quels bienfaits pouvons-nous retirer d’un culte familial?
  • Quels pourraient être les obstacles qui nous empêcheraient d’avoir un culte en famille et comment les surmonter?

2. Notre place dans l’Église🔗

Le couple chrétien ne vit pas en vase clos et ne doit pas être centré sur lui-même et sur ses propres besoins. Le couple chrétien est appelé à prendre sa place dans l’Église du Seigneur afin de louer Dieu avec le peuple des rachetés, de grandir dans la foi et de se mettre ensemble au service de leurs frères et sœurs. Le mari et la femme ont chacun reçu du Seigneur des dons différents et complémentaires qu’ils ont la responsabilité de développer ensemble et de faire profiter aux autres dans l’Église. La Bible nous enseigne que le Seigneur s’est servi d’un grand nombre de mariages et de familles dans l’histoire pour rassembler et fortifier son peuple. Une famille chrétienne fidèle au service de Dieu et qui grandit dans la grâce sera une riche bénédiction pour toute l’Église. En retour, pour se fortifier dans la foi, cette famille aura besoin des frères et sœurs que Dieu met à nos côtés.

  1. Pourquoi devriez-vous être engagés activement dans l’Église du Seigneur? (1 Co 12.7-22; Ép 4.1-16; 1 Pi 2.5; 4.7-11).

  2. Quel service chrétien accomplissez-vous actuellement dans votre Église? Comment cela est-il apprécié par vos frères et sœurs, par vos anciens, vos diacres et votre pasteur?

  3. Dans quelle Église prévoyez-vous être engagés ensemble quand vous serez mariés? Quelles caractéristiques principales cette Église de votre choix devrait-elle posséder?

  4. Quels dons spirituels avez-vous reçus et comment les employez-vous au service des autres?

  5. Quels dons spirituels votre futur/e époux/épouse a-t-il/elle reçus et comment les emploie-t-il/elle au service des autres?

  6. Comment vos dons peuvent-ils se compléter et comment les mettre ensemble au service du Seigneur et de vos frères et sœurs dans votre Église?

  7. De quelle manière pensez-vous avoir besoin de vos frères et sœurs dans votre futur mariage et dans votre future vie familiale?

3. Notre service chrétien dans le monde🔗

Les bénédictions du mariage s’étendent bien au-delà des cadres de la famille et de l’Église. La portée sociale du mariage s’étend à notre région, à notre pays et au monde entier. La cohésion sociale ne peut être assurée que par des cellules familiales en santé, et des familles en santé ne peuvent être issues que de mariages où l’amour conjugal est une réalité quotidienne. C’est pourquoi les foyers chrétiens où règne l’amour du Christ jouent un rôle important comme sel de la terre et lumière du monde.

  1. Quelle est l’importance des relations d’amitié que vous entretenez dans votre vie au-delà de votre relation d’amour et d’amitié entre vous deux?

  2. Quels changements observez-vous dans vos relations sociales depuis que vous vous fréquentez ou depuis que vous avez le projet de vous marier?

  3. Quels changements pensez-vous que votre mariage apportera encore à cet égard?

  4. À quoi le Seigneur appelle-t-il ses enfants dans le monde? (Mt 5.13-16; Rm 12.17-18; Ph 2.14-16; 1 Pi 2.9-12).

  5. À quoi pensez-vous que le Seigneur vous appelle tous les deux ensemble dans le monde?

  6. De quelle manière pensez-vous que votre futur foyer pourra être concrètement la lumière du monde et le sel de la terre dans votre milieu de vie?

 

Leçon 12

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Le travail et le repos des époux🔗

« Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage. »

Exode 20.9-10

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. […] Nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ à travailler paisiblement et à manger leur propre pain. »

2 Thessaloniciens 3.10,12

1. Le travail🔗

Dieu a créé l’homme et la femme à son image et leur a commandé de travailler à sa gloire et pour le bien des autres. Par notre travail, nous agissons à titre de représentants du grand Roi et de gérants de sa création. C’est à l’homme et à la femme ensemble que Dieu a confié le mandat de dominer sur sa création et d’en développer les ressources (Gn 1.27-28). Cependant, c’est premièrement à l’homme que Dieu a confié cette mission (Gn 2.15), en lui donnant ensuite une aide semblable à lui (Gn 2.18) pour qu’il soit en mesure d’accomplir cette mission, qui inclut aussi bien le travail que la famille. La vocation de l’épouse n’est donc pas autonome ou indépendante de celle du mari, mais aidante et complémentaire (Pr 31.10-31; 1 Co 11.8-9; Tt 2.4-5).

Le travail est un don de Dieu et une responsabilité humaine accordés dès le début de la création, et non une malédiction découlant de la chute. C’est le moyen privilégié par lequel le Seigneur, dans sa providence, nous accorde la nourriture et le vêtement et pourvoit aux besoins de la famille. Toutefois, le travail, au sens biblique, ne se limite pas à ce qu’on appelle un « emploi rémunéré ». Il inclut également les études, le soin de la famille, l’entretien de la maison et de sa propriété, le bénévolat, le développement de la culture et des arts, etc. Nous sommes des travailleurs et des gérants de sa création dès notre enfance et jusqu’à la fin de notre vie sur terre. Dans son plan, Dieu nous demande de faire tout notre travail en six jours et de nous reposer le septième, comme il a lui-même fait le monde en six jours et s’est reposé le septième (Gn 2.1-3; Ex 20.8-11).

  1. Quelle part l’homme et la femme ont-ils respectivement dans ce travail que Dieu leur a confié?

  2. Depuis l’entrée du péché dans le monde, quelles frustrations risquons-nous de rencontrer dans notre travail? (Gn 3.17-19; Ec 1.2-3; 2.4-11,17-23).

  3. Pourquoi le Seigneur nous demande-t-il de travailler et avec quelle attitude? (Ép 4.28; 6.5-9; Col 3.22-25; 1 Th 4.11-12; 2 Th 3.10-12).

  4. Quelles sont les principales occupations de la femme dans Proverbes 31.10-31 et Tite 2.4-5?

  5. Quels sont les avantages et les inconvénients du travail à l’extérieur pour la femme?

2. Votre travail🔗

  1. D’après vous, à quel travail le Seigneur vous appelle-t-il maintenant? Plus tard?

  2. D’après vous, à quel travail le Seigneur appelle-t-il votre fiancé/e maintenant? Plus tard?

  3. Comment le travail de l’épouse aidera-t-il le mari à accomplir sa vocation?

  4. Si l’un de vous deux ou les deux êtes encore aux études, combien de temps prévoyez-vous y demeurer? Comment prévoyez-vous subvenir à vos besoins pendant ce temps?

  5. Comment pensez-vous que vos études actuelles vous aident à vous préparer à la vocation à laquelle le Seigneur vous appelle plus tard?

  6. Avez-vous l’intention d’être tous les deux sur le marché du travail après votre mariage? Si oui, quels sont les motifs, quelles priorités devront être respectées et qui participera à la décision?

  7. Qui devrait continuer d’être responsable de gagner de l’argent pour la famille après la naissance d’un enfant?

  8. Quels sont les objectifs du futur mari en matière d’emploi à court terme et à long terme?

  9. Quels défis, joies et difficultés rencontrez-vous dans vos études ou votre travail actuel?

  10. Quels sont vos craintes, vos espoirs, vos motivations pour l’avenir en matière de travail?

  11. Comment partagez-vous cela ensemble? Comment pouvez-vous vous entraider?

3. Le repos🔗

Le Seigneur, qui est le Maître de notre temps, nous demande d’employer de manière sage, saine et constructive le temps qu’il nous prête. Il veut que nous prenions le temps de nous reposer afin de l’adorer et nous réjouir en lui, de souffler et nous reposer de notre travail et de refaire des forces. Il a prévu à cet effet non seulement une nuit de repos quotidienne, mais aussi une journée par semaine spécialement mise à part pour lui (Gn 2.1-3; Ex 20.8-11). Le repos qu’il veut accorder à ses enfants et aux familles chrétiennes est pour sa gloire et pour notre bien. Nous nous souviendrons ainsi ensemble que notre vie actuelle et notre salut éternel ne dépendent pas, en fin de compte, de notre travail ni de nos œuvres déficientes, mais uniquement des œuvres parfaites de notre Créateur et de notre Rédempteur, en attendant d’entrer dans le repos éternel auprès de lui promis à ses enfants.

  1. Comment la Bible nous demande-t-elle d’employer notre temps? (Ex 20.8-11; Ps 90.12; Ép 5.15-17; 1 Pi 4.2).

  2. Trouvez-vous facile ou difficile de bien gérer le temps que Dieu vous accorde?

  3. Pourquoi le Seigneur a-t-il commandé à son peuple de lui consacrer une journée spéciale de repos par semaine? (Ex 20.8-11; Dt 5.12-15).

  4. Comment devrions-nous lui consacrer cette journée? En couple? En famille?

  5. Quand donnez-vous à votre futur/e époux/épouse le cadeau de votre temps, en mettant de côté le travail ou les loisirs personnels afin de l’écouter, vous réjouir et célébrer avec lui/elle? Faites-vous cela régulièrement?

  6. De quelle manière pouvez-vous lui donner du « repos »?

  7. D’après vous, les temps libres et les moments récréatifs devraient-ils être passés ensemble?

  8. Qu’aimeriez-vous faire pendant vos loisirs? Quelle idée vous faites-vous d’une bonne semaine de vacances? D’une soirée libre? D’un temps de qualité?

  9. Comment pensez-vous garder un équilibre entre des temps libres (loisirs, amis, vacances), votre travail, les activités en Église et vos responsabilités envers votre époux/épouse et vos enfants?

 

Leçon 13

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Les finances au sein du mariage🔗

« Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds. »

Psaume 8.7

« Mieux vaut peu avec la crainte de l’Éternel, qu’un grand trésor avec le désordre. Mieux vaut un plat de verdure, là où règne l’amour, qu’un bœuf engraissé, si la haine est là. »

Proverbes 15.16-17

« Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. »

Philippiens 4.19

1. Quelques principes bibliques de gestion🔗

La gestion des biens matériels est un domaine de la vie conjugale qui comporte des défis et qui peut même s’avérer source de conflit. Les conjoints devront apprendre à gérer ensemble leurs finances et les biens que Dieu leur confie selon les principes de gestion qu’il nous donne dans sa Parole.

Tout ce qui est dans le monde appartient à l’Éternel (Ps 24.1) qui nous a établis gérants de sa création (Gn 1.27-29). Ce que Dieu a créé est bon et doit être reçu avec reconnaissance (1 Tm 4.4). Si Dieu interdit le vol sous toutes ses formes (Ex 20.15; Ép 4.28), il nous accorde, dans sa bonté, des moyens légitimes d’acquérir de l’argent et des biens matériels, notamment le fruit du travail de nos mains (Ex 20.9-10; Pr 14.23; 28.19), la réception d’un héritage familial (Nb 27.8-11; Pr 13.22; 19.14) et les dons de générosité envers des personnes nécessiteuses (Ép 4.28; Ph 4.16-18). Nous avons la responsabilité de travailler honnêtement pour subvenir à nos besoins et n’être à charge de personne (2 Th 3.7-12).

Dieu nous donne en abondance pour que nous en profitions et que nous exercions la générosité envers notre prochain, sans mettre notre sécurité dans nos richesses (1 Tm 6.17-18), en apprenant à vivre dans le contentement (Ph 4.11-13; 1 Tm 6.6-8). Les mises en garde contre les pièges et péchés relatifs à l’argent sont nombreuses : la confiance et l’orgueil dans nos richesses (Dt 8.12-18; Ps 52.9; Pr 11.28); l’amour de l’argent et le désir de s’enrichir (Mt 6.19-21; Lc 12.15-21; 1 Tm 6.9-10); les inquiétudes (Mt 6.24-34); la paresse (Pr 6.9-11; 19.15; 24.30-34); le vol (Ex 20.15; Pr 13.11; Ép 4.28); la convoitise (Ex. 20.17); l’endettement (Ps 37.21; Pr 22.7; Rm 13.7-8); le cautionnement (Pr 6.1-5; 17.18; 22.26-27).

Au milieu des défis matériels qu’ils pourront rencontrer durant leur mariage, les époux apprendront à compter sur les belles promesses que le Seigneur nous a faites à cet égard (Pr 10.3-6; Mt 6.31-33; Ph 4.19), et se souviendront que la crainte de l’Éternel, la sagesse, la justice et l’honnêteté sont grandement préférables aux richesses (Pr 11.1; 15.16; 16.8,16; 20.7; 22.1-2; 28.6).

2. Les offrandes et la générosité🔗

Dans l’Ancien Testament, Dieu avait demandé à son peuple de donner trois dîmes : une première pour le soutien des Lévites pour le service qu’ils faisaient (Nb 18.20-32), une autre à consacrer à l’Éternel (Lv 27.30-33) et pour acheter des aliments en vue de célébrer une fête en son honneur et se réjouir ensemble de ses bienfaits (Dt 12.17-18; 14.22-24), et enfin, une dernière tous les trois ans, pour les pauvres du pays afin que tous se réjouissent des bienfaits du Seigneur (Dt 14.28-29; 26.11-13).

Le Nouveau Testament, à son tour, nous instruit beaucoup sur la manière de donner : Nous sommes appelés à donner de façon régulière, hebdomadaire (1 Co 16.2), de façon proportionnelle, selon ses moyens (1 Co 16.2; 2 Co 8.3,11-12), sous la direction d’hommes de Dieu fidèles (1 Co 16.3-4; Ac 6.3; 1 Tm 3.8-10), même dans des circonstances difficiles (2 Co 8.2), avec joie (2 Co 8.2; 2 Co 9.7), généreusement (Rm 12.8; 2 Co 8.2), de façon sacrificielle (2 Co 8.3; Mc 12.41-44), volontairement (2 Co 8.3,10), avec soumission (2 Co 8.5), fidèlement (2 Co 8.6, 10-11), avec amour (2 Co 8.7-8, 24), sans convoitise ni avarice (2 Co 9.5), avec discrétion (Mt 6.1-4) comme un sacrifice agréable à Dieu (Ph 4.18).

Les principales causes que nous avons la responsabilité de soutenir financièrement sont le ministère de l’Évangile et les pasteurs qui travaillent à la prédication et à l’enseignement (1 Co 9.6-14; Ga 6.6; Ph 4.15-16; 1 Tm 5.17), l’aide aux frères dans le besoin (Ac 11.29; Rm 12.13; 15.25-27; Jc 2.15-16; 1 Jn 3.17) et l’aide aux pauvres en général (Lc 6.30,38; Ga 6.10; Ép 4.28).

3. La gestion de votre argent🔗

  1. Pensez-vous que vous gérez bien vos finances? Quelle amélioration pourriez-vous apporter?

  2. Pensez-vous que votre futur/e époux/épouse est trop économe? Trop dépensier/ière?

  3. Acceptez-vous bien les responsabilités financières?

  4. Dans votre couple, qui gérera l’argent? Qui déterminera la façon de le dépenser? Mettrez-vous tout en commun? Comment les décisions financières devraient-elles être prises?

  5. Chacun pourra-t-il prendre des décisions financières de son propre chef? Quel genre d’achat pourrez-vous faire ou quel montant limite pourrez-vous dépenser sans avoir à consulter l’autre?

  6. Avez-vous des conflits entre vous au sujet d’affaires financières? Quels principes bibliques devrait-on considérer pour résoudre un tel conflit?

  7. Que pensez-vous de l’endettement et de l’utilisation des cartes de crédit?

  8. Seriez-vous prêts à discuter de votre budget avec les diacres (ou avec les anciens s’il n’y a pas de diacres) si vous aviez des difficultés à rejoindre les deux bouts?

  9. D’après vous, quelles questions les diacres pourraient-ils vous poser si vous aviez besoin de leur aide?

  10. Quels sont vos défis, vos sujets de reconnaissance, vos questions et vos craintes au sujet de la gestion de l’argent que Dieu vous confie?

4. La préparation d’un budget🔗

  1. Qu’est-ce qu’un budget et pourquoi devrions-nous en préparer un?

  2. Mettrez-vous tout en commun et déciderez-vous du budget ensemble ou utiliserez-vous une autre méthode? Si vous avez tous les deux des revenus, tiendrez-vous des budgets séparés?

  3. Comment prévoyez-vous planifier ensemble votre budget? Qui de vous deux va gérer l’argent et le budget au cours de l’année?

  4. Communiquez-vous bien vos buts financiers ensemble?

  5. Quels sont vos buts financiers pour l’immédiat?

  6. Quels sont vos buts financiers pour cette année?

  7. Quels sont vos buts financiers à long terme?

  8. Quelles seront vos sources de revenus pour l’année? Quels montants prévoyez-vous gagner?

  9. Avez-vous discuté comment vous allez utiliser vos revenus une fois mariés?

  10. La contribution à l’Église et à l’éducation chrétienne de vos enfants est-elle une priorité pour vous? D’après vous, combien d’argent cela représente-t-il par mois?

  11. Avez-vous fait un budget détaillé pour votre première année de mariage?

  • Quels sont les principaux postes de dépenses à prévoir?
  • Comment allez-vous les regrouper et les classifier?
  • Quelles sont les dépenses annuelles importantes à prévoir? (autres que mensuelles).
  • Déterminez un montant à prévoir pour chacun des postes de revenus et de dépenses.
  1. Quelle flexibilité un budget devrait-il avoir? Devrait-on réviser son budget en cours d’année?

 

Leçon 14

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Les parents et les beaux-parents🔗

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme… »

Genèse 2.24

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne. »

Exode 20.12

« Celui qui aime père ou mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime fils ou fille plus que moi n’est pas digne de moi. »

Matthieu 10.37

1. Nos relations actuelles avec nos parents et nos futurs beaux-parents🔗

  1. Décrivez les relations que vous avez maintenant avec les membres de votre famille.

  2. Qu’est-ce que vous aimez des parents de votre futur/e époux/épouse?

  3. Qu’est-ce que vous aimez moins des parents de votre futur/e époux/épouse? Qu’entendez-vous faire à ce sujet?

  4. Vous entendez-vous bien avec vos futurs beaux-parents? Les voyez-vous régulièrement?

2. Quitter ses parents🔗

La Parole de Dieu nous donne des directives précises touchant nos relations avec nos parents. Lorsque nous nous marions, nous devons quitter nos parents afin de nous attacher l’un à l’autre et devenir tous les deux une seule chair. Cela implique que chaque conjoint ne doit plus se considérer premièrement comme l’enfant de ses parents, mais comme le complément de son époux/épouse. Lors du mariage, il y a changement de rôle et transfert de fidélité des parents au conjoint. Les anciens liens familiaux sont rompus et une nouvelle relation exclusive et permanente est dorénavant établie.

  1. Pourquoi est-il nécessaire de quitter ses parents lorsqu’on se marie? (Gn 2.24).

  2. Êtes-vous prêt/e à quitter librement la maison et à laisser vos parents pour vous attacher à votre futur/e époux/épouse? Que signifie pour vous concrètement quitter ses parents?

  3. Jusqu’à quel point vous sentez-vous indépendant/e de vos parents? Cherchez-vous davantage le conseil ou l’approbation de vos parents que de votre futur/e époux/épouse?

  4. Jusqu’à quel point pensez-vous que votre fiancé/e est indépendant/e de ses parents? Cherche-t-il/elle davantage le conseil ou l’approbation de ses parents que de vous?

3. Honorer ses parents🔗

En même temps, nous sommes toujours tenus d’honorer nos parents (Ex 20.12; Mc 7.10-13). Le processus de séparation devrait donc se dérouler dans l’amour et avec sensibilité. Bien que nous n’ayons plus à leur obéir, ils demeurent nos parents pour la vie et nous leur devons toujours respect et considération.

  1. Qu’est-ce que vos parents pensent de vos projets de mariage?

  2. Comment devriez-vous démontrer du respect et de la considération envers vos beaux-parents? Par exemple, lorsqu’ils s’intéressent à vos affaires ou vous donnent des conseils?

  3. Comment l’expérience de vos parents et de vos futurs beaux-parents pourra-t-elle être utile à votre couple et à votre propre famille?

  4. Y a-t-il des choses ou des attitudes à changer ou à améliorer dans vos relations avec vos parents ou vos futurs beaux-parents? Comment et quand le faire?

4. Aimer le Seigneur avant ses parents🔗

Par ailleurs, la Bible nous enseigne à aimer le Seigneur Jésus plus que nos parents, notre conjoint ou nos enfants et à avoir un attachement envers lui qui a priorité sur toute relation familiale ou conjugale. Tenir ensemble ces directives — quitter, honorer, aimer d’abord le Seigneur — n’est pas toujours facile, mais lorsqu’elles sont fidèlement suivies et gardées en équilibre par la grâce de Dieu, notre mariage grandira dans la volonté de Dieu et recevra de nombreuses bénédictions.

  1. Comment entendez-vous faire passer l’amour pour Dieu avant l’amour pour vos parents dans votre foyer? (Mt 10.34-39; 19.29; Lc 14.26-27).

  2. Comment pourriez-vous communiquer à vos parents votre désir d’honorer ce principe?

  3. Pensez-vous que vos parents comprendront votre désir d’aimer en priorité le Seigneur et qu’ils vous soutiendront dans le choix de vos priorités?

  4. Êtes-vous prêts à assumer, par la grâce de Dieu, les conséquences désagréables que le respect de ce principe pourrait entraîner dans vos relations avec vos parents? Quelles promesses réconfortantes le Seigneur nous fait-il à ce sujet?

5. Nos relations à venir avec nos parents et nos beaux-parents🔗

  1. Quelles relations voulez-vous entretenir avec la famille de l’épouse quand vous serez mariés?

  2. Quelles relations voulez-vous entretenir avec la famille du mari quand vous serez mariés?

  3. Qu’est-ce qui pourrait contribuer à rendre ou à garder vos relations constructives avec vos parents respectifs une fois que vous serez mariés?

  4. Quelles pourraient être des sources potentielles de conflit avec vos futurs beaux-parents? Avez-vous pensé à des solutions en cas de problème?

  5. Comment pensez-vous harmoniser les traditions familiales de vos familles respectives (Noël, Jour de l’An, Pâques, vacances, etc.)? Aimeriez-vous créer les vôtres également?

  6. Si vous avez de la difficulté à vous détacher de vos parents, quelles solutions envisagez-vous?

  7. Que considéreriez-vous comme de l’ingérence de la part de vos parents ou de vos beaux-parents dans votre mariage? Entrevoyez-vous des solutions possibles si un tel problème survenait?

 

Leçon 15

🔗

La célébration du mariage🔗

« L’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse…, la femme de ton alliance. »

Malachie 2.14

« Sortez, filles de Sion, contemplez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné le jour de ses noces, le jour de la joie de son cœur »

Cantique 3.11

1. La célébration du mariage dans la Bible🔗

En plus de la ratification par serment (Pr 2.17; Éz 16.8; Ml 2.14), on observe dans la Bible tout un rituel accompagnant la célébration du mariage. Ainsi, avant le mariage :

  • La fiancée se parait de vêtements ornés de précieuses broderies (Ap 19.8; Ps 45.14-15).
  • La fiancée se couvrait de bijoux (És 61.10; Ap 21.2).
  • La fiancée mettait autour de sa taille la ceinture nuptiale (És 3.24; 49.18; Jr 2.32).
  • La fiancée se voilait (Gn 24.65-66).
  • Le fiancé endossait ses plus beaux vêtements, la tête parée d’un diadème et d’une guirlande (Ct 3.11; És 61.10; voir Ap 19.7-8).
  • Le fiancé sortait de chez lui avec ses amis (Jg 14.11; Mt 9.15).
  • Le fiancé, au son de la musique et des chants, se rendait à la maison des parents de l’épousée. Si c’était un cortège nocturne, il était accompagné de porteurs de flambeaux (Mt 25.6-7; Jr.7.34).
  • Les parents de la mariée la confiaient toute voilée au jeune homme avec leurs bénédictions. Les amis présentaient des vœux (Gn 24.60; Rt 4.11).
  • Le marié amenait tout le monde dans sa maison ou dans celle de son père, au milieu des chants, de la musique et des danses (Ps 45.16; Ct 3.6-11).
  • De jeunes gens les accompagnaient (Mt 25.6).
  • Un banquet était servi dans la maison de l’époux ou de ses parents ou chez ceux de la jeune femme, si le jeune homme habitait loin (Mt 22.1-10; Jn 2.1,9; voir Ap 19.9).
  • L’époux ou les parents de la mariée en faisaient les frais (Gn 29.22; Jg 14.10).
  • La mariée paraissait pour la première fois aux côtés de l’époux (Jn 3.29).
  • Le soir, les parents escortaient leur fille jusqu’à la chambre nuptiale. L’époux était accompagné de ses amis ou des parents de sa femme. Puis, les festivités recommençaient le lendemain pour une ou deux semaines.

Le mariage biblique était donc célébré en public, confirmé par des témoins, scellé par des engagements solennels (alliance) et au milieu de festivités (cérémonie). C’est ce type de mariage auquel le Christ fait référence pour symboliser sa relation avec son Église, son épouse. Dans cette relation, il ne doit pas y avoir concubinage de la part de l’homme recréé, mais engagement public et total envers son Sauveur.

2. Les dispositions légales (en vigueur au Québec selon le Code civil)🔗

  1. Avez-vous choisi le pasteur qui célébrera votre mariage? (un célébrant compétent reconnu par le ministre de la Justice, art. 365 et 366 du Code civil du Québec).

  2. Avez-vous discuté des éléments suivants avec le pasteur qui célébrera votre mariage?

  • La publication de l’avis de mariage sur le site Internet du Directeur de l’état civil pendant 20 jours précédant la date de la célébration (art. 368 et 369 du Code civil du Québec).
  • La lecture, aux futurs époux, en présence des témoins, des dispositions des articles 392 à 396 du Code civil du Québec (conformément à l’article 374 du Code civil).
  • Le moment pendant la célébration où le célébrant demandera à chacun des futurs époux et recevra d’eux personnellement la déclaration qu’ils veulent se prendre pour époux, après quoi il vous déclarera alors unis par le mariage (art. 374 du Code civil).
  • Les informations à fournir au célébrant pour remplir la déclaration de mariage (art. 375).
  1. Avez-vous choisi les deux témoins qui signeront la déclaration de mariage pendant la célébration? (Art. 365 et 374 du Code civil).

  2. Avez-vous choisi votre régime matrimonial et prévoyez-vous prendre des dispositions pour signer un contrat de mariage notarié? (Art. 431 à 492 du Code civil du Québec).

3. La place de l’Église🔗

  1. Avez-vous avisé votre conseil d’anciens de votre intention de vous marier et les avez-vous informés de la date prévue de votre mariage?

  2. Avez-vous convenu avec votre conseil d’anciens de l’annonce publique qui sera faite à l’Église avant votre mariage?

  3. Pourquoi pensez-vous que le mariage des croyants devrait être célébré au milieu de l’assemblée de Dieu? (plutôt qu’en privé ou dans un mariage civil).

4. La célébration de votre mariage🔗

  1. Lisez attentivement la liturgie du mariage et discutez-en entre vous et avec votre pasteur.

  2. À votre avis, pour qui votre mariage est-il le plus important?

  3. Qui prendra les décisions pour la cérémonie de votre mariage et pour la noce?

  4. Que devriez-vous prendre en considération pour montrer respect et amour envers chaque personne impliquée, en particulier envers vos parents et vos familles?

  5. Quels souhaits de vos familles prévoyez-vous inclure dans la célébration de votre mariage?

  6. Qui paiera les frais du mariage et de la noce?

  7. Quelles seront les personnes impliquées dans la préparation et le déroulement de la cérémonie? (célébration, prédication, chants et musique, prières, témoins, feuillet, etc.).

  8. Quelles seront les personnes impliquées dans la préparation et le déroulement de la noce? (habillage, fleurs, préparation de la salle, décoration, préparation et service du repas, maître de cérémonie, musique, photographe, transport des mariés, etc.).

  9. Quelles seront les personnes invitées au mariage et à la noce?

  10. Quelle atmosphère désirez-vous créer pour votre mariage?

  11. Comment pouvez-vous préparer une cérémonie qui communiquera aux autres ce que vous espérez communiquer?

  12. Voulez-vous qu’un feuillet soit distribué pour la célébration? Que devrait-il contenir?

  13. De quelle manière voulez-vous prononcer vos vœux du mariage? En répondant par « oui » après qu’ils auront été lus par le pasteur? En les répétant après lui? En les lisant?

  14. Pourquoi la Parole de Dieu et la prière devraient-elles être au cœur de la cérémonie?

  15. Quelle devrait être alors la place des prises de photos ou de vidéos pendant la célébration? Prévoyez-vous avoir un photographe attitré?

  16. Quel accent voulez-vous que le pasteur donne à ses commentaires? Avez-vous des textes bibliques à suggérer?

  17. Quelle part aura la musique dans votre mariage? Quels seront les chants?

  18. Y a-t-il des choses qui pourraient inutilement offenser quelqu’un?

 

Leçon 16

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La lune de miel🔗

« Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits exquis. »

Cantique 4.16

  1. Qu’attendez-vous de votre lune de miel?

  2. Qu’aimeriez-vous faire pendant votre lune de miel?

  3. À quel endroit souhaitez-vous aller? Un lieu isolé ou un lieu fréquenté par beaucoup de gens?

  4. Combien d’argent pouvez-vous dépenser? Êtes-vous prêts à le dépenser sans regret, avec joie et reconnaissance?

  5. Combien de temps votre lune de miel durera-t-elle?

  6. Combien d’activités (tourisme, etc.) désirez-vous faire?

  7. Préféreriez-vous ne prendre qu’un seul repas dans un restaurant coûteux ou aimeriez-vous mieux prendre quelques repas dans un endroit moins coûteux?

  8. Lors de votre nuit de noces, quelles sont les choses qui vous aideront à oublier votre pudeur passée pour partager votre corps avec votre époux/épouse?

  9. Quel rôle aura la sexualité pendant votre nuit de noces?

  10. Si la journée bien remplie de votre mariage vous rend très fatigués, pensez-vous qu’il vaudrait mieux attendre au lendemain avant d’avoir des relations sexuelles?

  11. Avez-vous pensé à vérifier la date approximative des menstruations de l’épouse?

  12. Qu’attendez-vous de vous-même? De votre conjoint? Quels sont vos craintes et vos souhaits?

 

Leçon 17

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Retour sur nos premiers mois de mariage🔗

« Que votre amour abonde de plus en plus en connaissance et en vraie sensibilité; qu’ainsi vous sachiez apprécier ce qui est important, afin d’être sincères et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui vient par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu »

Philippiens 1.9

1. Retour sur votre mariage🔗

  1. Quels ont été les points les plus marquants et les plus riches entourant votre mariage?
    Quels ont été les aspects moins bien réussis ou plus frustrants?

  • À la cérémonie du mariage.
  • À la noce.
  • Durant la lune de miel.

2. Les bénédictions et les ajustements🔗

  1. Si j’avais à résumer en quelques mots nos dernières semaines depuis notre mariage, je dirais…

  2. Quelles sont les joies et les bénédictions que vous avez vécues dans les domaines suivants depuis votre mariage? Quelles sont les difficultés que vous avez éprouvées dans ces domaines?

  • La connaissance de soi et de l’autre.
  • Les différentes facettes de l’amour (service, amitié, passion, familial, romance, fidélité).
  • Les rôles et responsabilités de chacun des époux.
  • La communication.
  • La résolution des conflits et le pardon.
  • La sexualité.
  • Le culte familial.
  • Le service dans l’Église.
  • Le travail et le repos.
  • Les finances.
  • Les relations avec les parents et les beaux-parents.

3. La reconnaissance🔗

  1. Indiquez les principaux sujets de reconnaissance que vous avez depuis votre mariage.

  2. Comment démontrez-vous votre reconnaissance envers Dieu pour ses bénédictions?

  3. Comment démontrez-vous votre reconnaissance envers votre époux/épouse?

4. La résolution des problèmes🔗

  1. Mentionnez les principales frustrations que vous avez éprouvées depuis votre mariage.

  2. Commentez la façon dont vous avez personnellement réagi à ces problèmes.

  3. Discutez de ces problèmes ensemble et dites comment vous ferez pour les résoudre.

  4. Pensez-vous avoir besoin d’aide dans un domaine particulier?

5. Le pardon dans le mariage🔗

  1. Cherchez-vous le pardon du Seigneur et sa paix dans la prière avec votre époux/épouse?

  2. Y a-t-il des choses pour lesquelles vous aimeriez demander pardon à votre époux/épouse, mais que vous n’êtes pas encore parvenu/e à exprimer?

  3. Y a-t-il des choses que vous trouvez difficiles à pardonner ou que vous n’arrivez pas à pardonner à votre époux/épouse?

6. La fidélité à nos vœux🔗

  1. Relisez les vœux solennels que vous avez prononcés publiquement lors de votre mariage et donnez, pour chacun des aspects suivants de vos vœux, un exemple de croissance dans votre fidélité (voir la leçon sur les vœux) :

  • Une alliance magnifique.
Je déclare devant le Seigneur et en présence de ces témoins…
  • Une alliance exclusive.
Je déclare… que je prends ______________________________
pour épouse et femme légitime / pour époux et mari légitime…
  • Une alliance entière.
Je promets de l’aimer…
  • Une alliance harmonieuse.
Je promets de l’aimer et de l’honorer, tout comme Jésus-Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle. Je promets de la guider fidèlement selon la Parole de Dieu / Je promets de l’aimer et de lui être soumise, tout comme l’Église aime Jésus-Christ et se soumet à lui. Je promets de l’aider… selon la Parole de Dieu.
  • Une alliance sacrée.
Je promets… de vivre avec lui/elle dans la sainteté, selon la Parole de Dieu.
  • Une alliance indissoluble.
Je promets, avec l’aide de Dieu, de ne jamais l’abandonner, mais de lui être toujours fidèle, dans les bons et les mauvais jours, dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, aussi longtemps que nous vivrons tous les deux.
  1. Comment recherchez-vous l’aide et la force du Seigneur afin de grandir dans l’amour et la fidélité à vos vœux?

Que Dieu bénisse abondamment votre union!
Qu’il vous accorde une longue vie ensemble, dans la sainteté, l’amour et l’unité!

Notes

1. Comme complément à cette leçon, vous pouvez faire ensemble l’étude biblique basée sur 1 Corinthien 13.4-7 intitulée La démonstration pratique de l’amour.

2. Comme complément à cette leçon, vous pouvez faire ensemble l’étude biblique intitulée Pour une bonne communication selon le livre des Proverbes.

3. Cette question sera discutée plus en détail dans la leçon suivante intitulée Les enfants et leur éducation.