Cette prédication sur le Psaume 103.15-18 a pour sujet la louange et la reconnaissance pour la grâce éternelle de Dieu. La brièveté de la vie est contrastée par l'éternité de la grâce de Dieu, pour ceux qui gardent son alliance de génération en génération.

Source: Je veux bénir l’Éternel de tout mon coeur. 6 pages.

Psaume 103 - Béni soit Dieu pour sa grâce éternelle

« L’homme! ses jours sont comme l’herbe, il fleurit comme la fleur des champs. Lorsqu’un vent passe sur elle, elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus. Mais la bienveillance de l’Éternel (dure) d’éternité en éternité pour ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent de ses préceptes, afin de les accomplir. »

Psaume 103.15-18
Autre lecture : Psaume 103

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Combien de temps planifiez-vous vivre encore sur cette terre? Étrange question, n’est-ce pas? Qui peut savoir combien de temps il peut vivre encore? Nous ne savons même pas de quoi demain sera fait. Nous sommes à la merci d’une vilaine bactérie, d’une crise cardiaque subite ou d’un accident mortel tout bête. Et pourtant, beaucoup de gens vivent comme si rien ne pouvait leur arriver et comme s’ils avaient leur destinée bien en main. Les leçons des millénaires qui nous ont précédés devraient pourtant suffire à nous avertir, pas besoin de la Bible même pour nous l’apprendre. L’histoire nous enseigne que la vie est très courte et qu’elle ne tient qu’à un fil.

Deuxième question : Combien de temps l’amour de Dieu envers vous va-t-il durer? Étrange question, encore une fois. Mais cette fois, quand nous nous mettons à y réfléchir, un beau rayon de soleil vient illuminer notre existence tout entière. Combien de temps va durer l’amour de Dieu pour ses enfants? Aussi longtemps que Dieu lui-même va exister, c’est-à-dire pour toujours! Ce beau rayon de lumière réchauffe le cœur des enfants de Dieu et donne un nouveau sens à notre existence éphémère et fragile.

David, au Psaume 103, a écrit un poème admirable en l’honneur de la grâce de Dieu, sa bienveillance et sa compassion. Il bénit l’Éternel et nous encourage à remercier Dieu de tout cœur pour tous ses bienfaits, surtout pour son pardon et sa grâce. Mais, oh surprise!, David nous rappelle tout à coup la dure réalité de la vie qui se détériore rapidement et qui va certainement disparaître. À quoi David a-t-il pensé quand il a ajouté ces malheureux versets 15 et 16 à son psaume par ailleurs si magnifique? S’imagine-t-il que la pensée pénible de nos vies courtes et fragiles va nous inspirer à remercier Dieu de tout cœur? Si David, nous rappelle la brièveté de la vie, ce n’est pas pour ajouter un autre bienfait à sa liste qui nous incite à bénir Dieu. C’est pour établir un contraste qui met encore plus en lumière l’excellence de la grâce de Dieu. La vie est courte, mais la grâce de Dieu est éternelle. Raison de plus de bénir Dieu de tout cœur. Oui, béni soit Dieu pour sa grâce éternelle!

1. La brièveté de la vie humaine (Ps 103.15-16)🔗

David s’exprime avec des mots simples. Il utilise encore des phrases parallèles et des images évocatrices, caractéristiques de la poésie hébraïque. « L’homme! ses jours sont comme l’herbe, il fleurit comme la fleur des champs » (Ps 103.15). Oui, l’homme, l’homme et la femme, ses jours sont comptés, ses jours ressemblent à l’herbe qui verdit, qui sèche et qui disparaît. Mais tout de même, l’homme fleurit! L’homme n’est pas comparé à une vapeur, comme si nous n’avions aucune valeur ni aucune beauté. Nous sommes comparés à une belle fleur. Nous avons été créés à l’image de Dieu. Il y a en chaque être humain des talents, des capacités physiques et mentales que l’on peut mettre à profit. Et pourtant, même les choses les plus excellentes qui sont dans l’homme finissent par se flétrir et se faner comme une fleur. Le temps d’une rose, comme on dit.

Ou plutôt le temps d’une fleur des champs. L’homme n’est pas comme une fleur cultivée, qui est bien protégée dans une serre ou dans un jardin, et bien arrosée par un bon jardinier. Non, il est comme la fleur des champs, très belle, certes, mais qui est soumise au froid, au soleil brûlant, au vent, aux tempêtes, aux maladies, aux animaux sauvages qui peuvent la manger ou la piétiner. Les fleurs cultivées sont toutes périssables, elles ont pourtant de meilleures chances. Les fleurs des champs sont non seulement périssables, elles sont à la merci des dangers et des intempéries. Leur avenir est d’autant plus incertain et plus éphémère. De même, la vie humaine est non seulement périssable, en plus, elle est soumise à toutes sortes de conditions difficiles, dangers, accidents, maladies de toutes sortes, ce qui rend notre avenir d’autant plus incertain et notre espérance de vie d’autant plus courte.

Nous n’aimons pas trop y penser, mais au fond de nos cœurs, nous savons. Les événements quotidiens sont là pour nous le rappeler : le décès d’un frère mort d’un cancer, un tremblement de terre en Italie qui fait périr soudainement des centaines de personnes. Aux nouvelles, régulièrement, on nous parle de guerres, d’attentats, d’accidents meurtriers, de virus qui se propagent et qui causent des maladies terribles.

Oui, la fleur des champs est soumise aux intempéries. « Lorsqu’un vent passe sur elle, elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus » (Ps 103.16). Un vent, un simple vent, même pas besoin d’un ouragan, suffit à la faire dépérir, et elle n’est plus. Le vent symbolise toute forme de péril qui menace la vie humaine. Un simple accident de voiture peut mettre fin abruptement à votre vie, une simple bactérie peut vous dévorer en quelques heures, sans que vous l’ayez planifié. Et puis nous mourons, nous disparaissons de l’horizon de cette terre.

Et le lieu que nous occupions ne nous reconnaît plus. Oh, bien sûr, nos bien-aimés pleurent notre disparition et gardent de précieux souvenirs, mais les générations suivantes nous oublient rapidement. Pensez à ceux qui ont vécu trois ou quatre générations avant vous. Vous souvenez-vous de toutes ces personnes? Qui porte attention à ce qu’ils ont fait durant leur vie? Les endroits où vous circulez chaque jour étaient des lieux autrefois occupés par d’autres avant vous. Et à moins d’ériger une statue honorifique ou de nommer une rue en votre honneur, habituellement ces endroits ne reconnaissent plus ceux qui les ont habités. Il en sera de même pour nous à l’avenir. Le lieu que nous occupons aujourd’hui ne nous reconnaîtra plus. Voilà l’homme! Homme, femme, enfant. Voilà sa vie courte et incertaine, voilà son souvenir qui finit par disparaître de la terre.

Comment alors bénir l’Éternel? Comment avoir à cœur de le remercier pour ses bienfaits, quand nous pensons à ces deux malheureux versets du Psaume 103? Sans doute la verdure de l’herbe et la beauté de la fleur sont des bienfaits, oui, pour lesquels nous pouvons remercier l’Éternel. Sans doute la vie actuelle avec ses talents et sa beauté sont des raisons, oui, de bénir l’Éternel. Très certainement! Mais dans le contexte ces deux versets ont pour but de nous faire réaliser que tout cela est bien maigre. Cette Parole a pour but de nous faire prendre conscience de notre grande pauvreté et de notre grande misère. Avons-nous pris conscience de notre pauvreté et de notre misère découlant de notre péché? Sommes-nous conscients que notre vie est courte et incertaine? Ou pensons-nous avoir notre avenir bien en main?

Les brins d’herbe, la fleur des champs, le vent qui souffle sont des images évocatrices utilisées très souvent dans la Bible. Chaque fois dans le même but : nous rappeler la brièveté de notre vie périssable. Mais c’est aussi dans le but d’établir un contraste, pas pour nous laisser dans notre misère, mais pour nous faire regarder vers la seule source de délivrance capable de nous sortir de notre misère.

« Mes jours sont comme l’ombre qui s’étend, et je me dessèche comme l’herbe. Mais toi, Éternel! tu sièges à perpétuité et ton souvenir dure de génération en génération » (Ps 102.12). Moi, mes jours, c’est une chose, c’est très court, mais toi, Seigneur, tu es éternel, tu règnes pour toujours et je pourrai compter sur toi pour l’éternité. « Tu les emportes; ils sont comme un instant de sommeil, qui, le matin, passe comme l’herbe : Elle fleurit le matin et elle passe, on la coupe le soir, et elle sèche… » (Ps 90.5-6). Voilà la condition humaine. Mais juste avant, le Psaume 90 commence en disant : « Seigneur! toi, tu as été pour nous un refuge, de génération en génération. Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d’éternité en éternité tu es Dieu » (Ps 90.1-2). Et le Psaume 90 se termine par une prière qui demande au Seigneur de prolonger nos jours et d’affermir pour longtemps l’ouvrage de nos mains. De même, le prophète Ésaïe a dit :

« Toute chair est de l’herbe, et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur se fane, quand le vent de l’Éternel souffle dessus. Certes, le peuple est de l’herbe; l’herbe sèche, la fleur se fane; mais la parole de notre Dieu subsistera éternellement » (És 40.6-8).

Oui, la Parole de Dieu, avec tout ce qu’elle nous annonce de prometteur pour l’avenir, est la seule chose qui dure pour toujours.

Maintenant que nous nous sommes bien imprégnés de cette vérité sur notre vie si brève et qui dépérit si rapidement, sachons apprécier l’éternité de l’amour de notre Dieu.

2. L’éternité de la grâce divine (Ps 103.17-18)🔗

David ne prend pas plaisir à contempler notre misère. Il contemple notre misère pour célébrer, par contraste, l’excellence de la grâce de Dieu qui nous délivre de notre misère. « Mais la bienveillance de l’Éternel dure d’éternité en éternité pour ceux qui le craignent » (Ps 103.17). La bienveillance de l’Éternel a déjà été célébrée au verset 4 : « Il te couronne de bienveillance et de compassion. » Puis au verset 11 : « Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bienveillance est efficace pour ceux qui le craignent. » Tout cela, c’est très beau, mais combien de temps cela va-t-il durer? Sa bienveillance dure-t-elle plus longtemps que notre courte vie? Oui, elle est éternelle!

La bienveillance est le mot « hèsèd » qui signifie sa grâce, sa loyauté indéfectible à son alliance, son amour plein de tendresse. Nos vies sont courtes, incertaines et périssables, mais la grâce de Dieu dure d’éternité en éternité pour ceux qui le craignent. Le Psaume 90.2 avait dit : « D’éternité en éternité, tu es Dieu. » Dieu est éternel. Le Psaume 103 reprend cette formule et nous dit en plus que la grâce de Dieu est éternelle. Elle dure d’une éternité à l’autre éternité. L’apôtre Paul nous dit en Éphésiens 1 :

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. […] En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté » (Ép 1.3-5).

Bénir Dieu pour sa grâce qui s’enracine dans l’éternité passée! Le Dieu de grâce qui nous a aimés de toute éternité, qui nous a choisis pour son plan de rédemption. Et l’apôtre Pierre ajoute en 1 Pierre 1 :

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés […] pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ne se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui vous est réservé dans les cieux » (1 Pi 1.3-4).

Bénir Dieu pour sa grâce qui s’étend jusque dans l’éternité à venir! L’héritage éternel qui nous attend. De notre élection gratuite passée à notre glorification à venir, d’une éternité à l’autre éternité, béni soit l’Éternel!

Sur quoi pouvons-nous réellement compter dans ce monde passager qui pourrait nous délivrer de la misère de notre vie périssable? C’est une folie, c’est une idolâtrie de chercher secours en nous-mêmes ou dans toute autre créature. Notre seule source de consolation, notre seule espérance, notre seule délivrance se trouve dans la grâce éternelle de notre Dieu. Si notre vie est brève et passagère, la grâce de Dieu en Jésus-Christ est une fontaine de vie inépuisable. Malgré que notre vie naturelle soit très courte, nous pouvons nous réjouir dès aujourd’hui du bienfait incomparable de sa grâce. Dès aujourd’hui, par l’efficacité toute-puissante de sa grâce, nous recevons un salut éternel par la foi en Jésus-Christ. Dès maintenant, nous pouvons être certains que notre bon Berger nous accompagnera tous les jours de notre vie sur terre, jusque dans la vallée de l’ombre de la mort et au-delà de la mort, pour nous prendre avec lui et nous conduire à la résurrection des morts, lors de son retour, et à la vie éternelle dans son Royaume. Puisque sa grâce envers nous est éternelle, la durée de notre vie sera éternelle. N’est-ce pas une raison magnifique de bénir Dieu et de le remercier de tout cœur?

Mais David, qui est un homme terre à terre, qui s’occupe de son royaume et de l’Église de son temps, ne pense pas seulement à l’éternité à venir. Il pense aussi au temps présent qui s’écoule dans l’histoire humaine. La grâce de Dieu se prolonge dans le temps présent. « Et sa justice pour les fils de leurs fils » (Ps 103.17). Sa justice n’est pas celle qui nous traite selon ce que nous méritons, mais celle qui nous sauve et nous délivre de nos misères, selon sa promesse. La bienveillance de Dieu et la justice de Dieu sont synonymes dans ce psaume. Nous avons déjà vu au verset 6 : « L’Éternel fait justice, il fait droit aux opprimés », en parlant d’Israël délivré de l’esclavage en Égypte à cause de son alliance.

Nos enfants font partie de son alliance de grâce. Sa promesse de grâce est pour nous et nos enfants, et pour les enfants de nos enfants. Nos enfants et nos petits-enfants perpétuent notre nom sur la terre. Ils sont un prolongement de notre vie dans l’histoire. Après la fleur qui dépérit, après notre mort, c’est la nouvelle fleur qui fleurit, ce sont nos enfants qui reprennent le flambeau, et après eux, ce sera leurs enfants, et ainsi de suite, jusqu’au retour du Seigneur. Mais qu’arrive-t-il? Oh malheur! Nous engendrons des enfants corrompus par nature. Je ne connais aucun parent qui a eu un enfant qui a échappé à cette corruption. Le péché se perpétue irrémédiablement d’une génération à l’autre. Les effets du péché également, la vie brève et périssable. Quelle misère encore! Le péché originel est tenace et persistant, depuis Adam jusqu’à toutes les générations à venir, en passant par toutes les générations qui se sont déjà succédé, à l’exception d’un seul homme, Jésus-Christ, qui était sans péché. Mais là où le péché abonde et se multiplie, la grâce surabonde. La grâce de Dieu aura le dernier mot sur le péché dévastateur. L’amour de Dieu triomphe pour qu’à chaque nouvelle génération il y ait encore des gens sur terre qui adorent Dieu et le bénissent pour le bienfait de sa grâce.

« Tu reconnaîtras donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa bienveillance jusqu’à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements » (Dt 7.9).

Son alliance de grâce s’étend à toutes les générations, depuis le commencement du monde, depuis la première promesse du Sauveur, jusqu’à la fin de monde au retour du Seigneur. Nos enfants font partie de son alliance de grâce. Ils ont la même promesse de son pardon et de son salut en Jésus-Christ. C’est à nous de nous accrocher à cette promesse et de l’enseigner à nos enfants. C’est à eux de saisir cette promesse par la foi et de recevoir cet héritage. Nos enfants, en grandissant, ne doivent pas penser qu’ils peuvent vivre comme ils veulent et que, de toute manière, Dieu leur sera favorable. Sa grâce n’est pas automatique. David prend soin de préciser au verset 18 que sa grâce est « pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent de ses préceptes, afin de les accomplir ». Pour les autres, pour ceux qui rejettent son alliance, c’est sa colère qui les attend.

Que signifie « garder son alliance »? Cela signifie vivre par la foi en Jésus-Christ, recevoir avec foi les promesses de l’alliance. Cela signifie vivre dans l’obéissance de la foi, avec la force du Saint-Esprit qui nous permet de vivre une vie nouvelle. D’où l’importance de se souvenir de ses préceptes, afin de les accomplir. Cela ne veut pas dire que nous obéissons parfaitement aux commandements de Dieu. Mais quand nous les transgressons, nous implorons son pardon, qui est promis dans son alliance, et nous nous réfugions sous sa grâce qui dure à toujours, qui est éternelle. Et quand nous recevons son pardon, nous nous souvenons de ses commandements, afin de les mettre en pratique avec la force du Saint-Esprit qui nous est promis. Et nous retombons encore, et nous demandons pardon encore, et le Seigneur nous relève encore pour marcher dans l’obéissance par la force de son Esprit, et ainsi de suite. C’est cela garder son alliance et se souvenir de ses préceptes.

Pour ceux qui craignent l’Éternel et qui gardent son alliance, la bienveillance de Dieu les accompagnera toute leur vie, et même au-delà de leur vie terrestre, pendant leur temps d’attente entre la mort et la résurrection, et après la résurrection jusque dans la vie éternelle dans le Royaume. Ne soyons pas troublés par le fait que notre vie sur terre soit si courte et si incertaine. Même la mort ne pourra pas éteindre notre joie de connaître l’amour éternel de Dieu. Ne soyons pas troublés par le fait que le péché se multiplie dans la vie de nos enfants et de nos petits-enfants. Sa promesse de grâce est également pour eux, à recevoir par la foi. Implorons le Seigneur afin qu’il agisse favorablement envers nos enfants et nos petits-enfants selon sa promesse, afin que ces enfants qui grandissent dans son alliance apprennent à garder son alliance. Oui, sa grâce est éternelle, elle est meilleure que la vie. Elle dure de génération en génération pour ceux craignent l’Éternel et qui gardent son alliance. Amen.